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jeudi 30 avril 2015

Les lois amerloques à l'assault de notre pays pour la plus grande joie des voleurs et empoisonneurs...

Déjà bien installés :

Marges et prix : les goinfreries de la grande distribution

                                               Photo : Philippe Huguen / AFP

Le travail réalisé par l’Observatoire permet de voir comment s’effectue le pillage du travail des paysans et d’une bonne partie de l’industrie alimentaire par les grandes enseignes de la distribution.
Avec une marge brute de 3,39€ sur un kilo de longe de porc, Carrefour, Leclerc et des autres distributeurs tirent plus d’agent de la simple vente d’un bout de viande que les 3,13€ revenant à l’éleveur pour avoir nourri le cochon et à l’abattoir pour l’avoir tué et débité. C’est ce que révèle le dernier rapport de l’Observatoire des marges et des prix.
Le troisième rapport de « l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires » a été remis le 21 avril au ministre de l’Agriculture par Philippe Chalmin, le président de l’Observatoire. Cet organisme a été mis en place par la droite au pouvoir en 2010,  pour mesurer les conséquences de la Loi de modernisation économique (LME) votée par la majorité de l’époque en 2008. La LME a donné plus de moyens aux enseignes de la grande distribution pour piller les paysans et mettre une pression permanente sur les petites et moyennes entreprises de l’industrie agroalimentaire. Depuis 2010, l’Observatoire tente de mesurer ses différents effets, le but affiché étant toutefois de tendre à démontrer que le gagnant final serait le consommateur bénéficiant des effets de la concurrence entre les grandes enseignes.
L’Observatoire produit des chiffres sur la marge brute prise par chaque intervenant de la filière. Ce qui conduit à ne prendre en compte que des denrées produites et transformées en France. Du coup, ses études occultent l’influence sur les prix des importations spéculatives qui servent à mettre une pression permanente sur les paysans français à commencer par les producteurs de viandes, de lait, de fruits et légumes. Or, il faut avoir cette donnée en tête pour comprendre pourquoi les prix agricoles ont baissé en moyenne de 5%  en 2014 par rapport à 2013, cette baisse étant de 6% pour les bovins de boucherie et de 8% pour les porcs charcutiers. Dans le même temps, les prix moyens des produits transformés à partir  des productions agricoles issues du territoire national ont baissé de 2% tandis que les prix de ces mêmes produits auraient baissé de 0,7% en moyenne dans les sept grandes chaînes de la distribution en excluant les magasins de hard discount.
En dépit de ses limites, le travail réalisé par l’Observatoire permet de voir comment s’effectue le pillage du travail des paysans et d’une bonne partie de l’industrie alimentaire par les grandes enseignes de la distribution. Ainsi, quand vous achetez de la longe de porc à 6,88€ le kilo dans votre grande surface, vous devez savoir que la part du prix de cette viande revenant à l’éleveur qui a nourri le cochon est  de 2,50€. La marge brute de l’abattoir qui l’a tué et découpé n’est que de 63 centimes d’euro sur ce kilo de viande, soit à peine plus que les 58 centimes de TVA qui reviennent à l’Etat. Mais, la différence entre le prix d’achat et le prix de vente en grande surface est de  3,39€, soit près de 50% du prix de la barquette de viande payée par le consommateur. Le seul acte de vente permet aux grandes surfaces de percevoir sur un kilo de viande 26 centimes de plus que la somme totale encaissée par l’éleveur et l’abatteur !
Sur un poulet standard entier vendu 4,26€ le kilo dans sa barquette en 2014, l’éleveur perçoit 1,34€. L’abattoir qui est allé le chercher à la ferme et a payé du personnel pour l’abattre, le plumer et le conditionner, a perçu 0,92€ pour ce travail tandis que l’Etat a récolté 22 centimes de TVA. La grande surface s’et contentée de le mettre en rayon pour l’achat en libre service, ce qui lui a rapporté 1,78€ de marge brute pour chaque kilo de poulet vendu. Pratiquement sans rien faire, la grande surface a touché 44 centimes de plus par kilo de poulet vendu que l’éleveur qui a investi dans un bâtiment d’élevage coûteux, acheté des aliments composés, brûlé de l’énergie et assuré les soins quotidiens de plusieurs milliers de têtes de volailles.
En 2011, première année de travaux de l’Observatoire des marges et des prix, le kilo de poulet standard était vendu 3,87€ en moyenne dans les grandes enseignes de la distribution. L’éleveur avait perçu 1,33€ et l’abattoir 87 centimes tandis que l’Etat empochait 20 centimes de TVA. La grande surface percevait 1,47 € pour la seule mise en rayon du poulet standard. Quatre exercices plus tard, la part de l’éleveur a augmenté  de 1 centime, celle de l’abattoir de 5 centimes, celle de l’Etat de 2 centimes via la TVA. Celle de la grande surface a augmenté de 34 centimes en chiffres bruts, soit 34 fois plus que celle de l’éleveur et 5 fois plus que celle de l’abattoir.

Le pouvoir donné aux distributeurs est utilisée par la grande distribution pour piller les paysans et les PME de l’agroalimentaire

Concluant la présentation des travaux de l’Observatoire dont il assure la présidence, Philippe Chalmin a usé de propos ambigus et contradictoires en soulignant l’absence d’inflation sur les prix alimentaires. « Le consommateur est incontestablement le grand gagnant. Le drame est qu’il ne s’en rend pas compte. D’autant que dans la filière agroalimentaire tous les maillons sont fragilisés», a-t-il ajouté.
Prétendre que le consommateur est gagnant dans cette affaire est contestable car l’évolution de son pouvoir d’achat se calcule en comparant l’évolution moyenne de tous les prix à celle des revenus dont certains fluctuent souvent à la baisse du fait de la précarité de l’emploi ou sont carrément bloqués comme c’est le cas pour des millions de retraités. Mais il est vrai que le pouvoir donné aux distributeurs par la LME votée en 2008 est utilisée depuis 2009 par la grande distribution pour piller les paysans et les PME de l’agroalimentaire. Cette loi avait été préparée par le « Rapport Attali pour libérer la croissance ». Il avait été  remis au début de l’année  2008 à Nicolas Sarkozy qui l’avait commandé à l’ancien conseiller de François Mitterrand quelques mois plutôt. Peu de gens savent que  les préconisations de  rapport avaient été « pompées» de manière éhontée  dans un rapport de l’OCDE consacré à la France en 2008(1) . Il faut aussi se souvenir  que  le rédacteur final du rapport Attali, rédigé après discussion au sein de la commission du même nom, était Emmanuel Macron, l’actuel ministre de l’Economie. Lequel a entrepris de faire une nouvelle loi pour mettre en musique certaines idées inspirées du  libéralisme débridé que Nicolas Sarkozy n’avait pas osé  reprendre dans les propositions du rapport Attali.
(1) Dans mon livre L’écologie peut encore sauver l’économie » qui paraîtra en librairie le 20 mai (coédition de Pascal Galodé et de l’Humanité ) je vous explique plus en détail comment le rapport Attali a servi à accentuer le pillage du travail des paysans par la grande distribution.
source : http://www.humanite.fr/marges-et-prix-les-goinfreries-de-la-grande-distribution-572103

A vous de choisir !!!

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

à lire ...

jeudi 20 mars 2014

PETA's Top 10 Reasons to Give Up Meat This World Vegetarian Day, 1 October

by Mimi Beckechi 

PETA UK's Associate Director



Gone are the days when vegetarians were served up lumpy lentil stews and dull-as-dishwater veggie dahls. Veggie faux meats such as bacon and sausages - along with an ever-expanding variety of fresh fruit and veggies - mean the vegetarian diet has taken the world by storm.
With World Vegetarian Day coming up on 1 October, here without further ado are PETA's Top 10 Reasons Not to Eat Meat:
1. Helping Animals Also Helps the Global Poor
The world's cattle alone consume a quantity of food equal to the caloric needs of 8.7 billion people - more than the entire human population on Earth. Meanwhile, more than 1 billion people worldwide are undernourished. By feeding grain currently funnelled to farmed animals to starving people instead, everyone would have enough to eat. Care about global poverty? Time to ditch animal products.
2. Eating Meat Supports Cruelty to Animals 
Green pastures and idyllic barnyard scenes are not the reality for more than 95% of animals raised for food. On today's factory farms, animals are crammed into filthy wire cages, gestation crates and other confinement systems. These animals will never raise families, forage for food or do anything else that is natural and important to them. They won't even get to feel the warmth of the sun on their backs or breathe fresh air until the day they are loaded onto trucks bound for slaughter.
3. Eating Meat Is Bad for the Environment
A recent United Nations (UN) report titled Livestock's Long Shadow: Environmental Issues and Options concludes that eating meat is "one of the ... most significant contributors to the most serious environmental problems, at every scale from local to global". Raising animals for food requires massive amounts of land, food, energy and water. Earlier this year, scientists warned that we will have to cut meat consumption in half in order to avoid the worst consequences of climate change.
4. Avoid SARS and Other Deadly Pathogens
Keeping thousands of animals crowded together in sheds, living amid mountains of accumulated waste, while feeding them enormous quantities of drugs creates a breeding ground for new, ever-mutating strains of potentially lethal viruses. Hans-Gerhard Wagner, a senior officer with the UN's Food and Agriculture Organisation, calls industrial livestock farming an "opportunity for emerging disease". It shouldn't have to take a pandemic to stop us from eating meat.
5. If You Wouldn't Eat a Dog, You Shouldn't Eat a Chicken 
Several recent studies have shown that chickens are bright animals who are able to solve complex problems, demonstrate self-control and worry about the future. Chickens are smarter than cats and dogs and even do some things that have not yet been seen in mammals other than primates. Dr Chris Evans, who studies animal behaviour and communication at Macquarie University in Australia, says, "As a trick at conferences, I sometimes list these attributes, without mentioning chickens, and people think I'm talking about monkeys".
6. Heart Disease: The UK's Number-One Killer
Healthy vegetarian diets support a lifetime of good health and offer protection against numerous diseases, including the UK's three biggest killers: heart disease, cancer and strokes. Drs Dean Ornish and Caldwell Esselstyn have used a vegan diet to achieve 100 per cent success in preventing and reversing heart disease, as chronicled most recently in Dr Esslesytn's Prevent and Reverse Heart Disease, which documents his success in unclogging people's arteries.
7. Cancer: The UK's Number-Two Killer
Dr T Colin Campbell is one of the world's foremost epidemiological scientists. His bestselling book, The China Study, is a must-read for anyone who is concerned about cancer. The book, based on a study that The New York Times called "the most comprehensive large study ever undertaken of the relationship between diet and the risk of developing disease", states, "[N]o chemical carcinogen is nearly so important in causing human cancer as animal protein".
8. Fitting Into That Little Black Dress
A vegetarian diet is also the ultimate weight-loss diet, and vegetarians are one-third as likely to be obese as meat-eaters are, and vegans are about one-tenth as likely to be obese. Of course, there are overweight vegans, just as there are skinny meat-eaters. But on average, vegans are 10 to 20 per cent lighter than meat-eaters. A vegetarian diet is the only diet that has passed peer review and taken weight off and kept it off.
9. Global Peace
Leo Tolstoy claimed that "vegetarianism is the taproot of humanitarianism". His point? People who wish to sow the seeds of peace should be eating as peaceful a diet as possible. Eating meat supports killing animals, for no reason other than humans' acquired taste for animals' flesh. Great humanitarians, from Leo Tolstoy and Mahatma Gandhi to Thich Nhat Hanh, have argued that a vegetarian diet is the only diet for people who want to make the world a kinder place.
10. The Joy of Veggies
People report that when they adopt a vegetarian diet, their range of foods explodes from a centre-of-the-plate meat item to a range of grains, legumes, fruits and vegetables that they didn't even know existed.
Paul McCartney sums it all up: "If anyone wants to save the planet, all they have to do is just stop eating meat. That's the single most important thing you could do. It's staggering when you think about it. Vegetarianism takes care of so many things in one shot: ecology, famine, cruelty".
So are you ready to give it a try?
Check out PETA.org.uk for recipes and meal plans and to order your free vegetarian/vegan starter kit.
 
Follow Mimi Bekhechi on Twitter: www.twitter.com/@Mimi_Bekhechi

JOURNEE SANS VIANDE !! toutes les raisons de ne pas manger de viande


Journée sans viande : 8 raisons pour ne plus manger de produits animaux

Par Association L214

Ce jeudi 20 mars, c'est la journée mondiale du bonheur, adoptée à l'unanimité par les membres de l'ONU en 2012. Coïncidence ? Depuis 30 ans, le 20 mars célèbre chaque année la journée mondiale sans viande. Pas de viande dans l'assiette et le sourire aux lèvres : si c'était la recette du bonheur ?

Les raisons de profiter de cette journée pour végétaliser son alimentation ne manquent pas : on vous en a sélectionné huit.

1. Vous faites encore mieux que la circulation alternée...

...en matière d'émissions de gaz à effet de serre (GES). Chaque fois que vous préférez les falafels au kebab ou le steak végétal au tournedos, vous vous épargnez (et vous épargnez à la planète) les GES d'un aller-retour Paris-Bucarest en voiture.


2. La viande heureuse : fin d'un mythe

Vous êtes opposé(e) à la cruauté exercée sur les animaux, mais vous ne voyez pas d'inconvénient à ce que des animaux bien traités et tués sans souffrance puissent être élevés et abattus pour la consommation ? Diagnostic : vous êtes atteint par le mythe de la viande heureuse.

En vérité, il n'y a pas de vache soulagée d'être séparée de son veau, pas de cochon castré à vif sans douleur, pas de poussin volontaire pour passer à la broyeuse dans les couvoirs, pas de mort douce dans les abattoirs.

L'agriculture biologique, ultra-minoritaire, n'exempte pas les animaux de ces pratiques brutales.

Et dans votre quotidien, au snack, au restaurant, au supermarché, l'immense majorité des produits animaux sont le reflet du modèle agricole français : de l'élevage intensif pour 80% des poules et des poulets, pour 95% des cochons, ou encore 99% des lapins.

3. Plus rien ne vous empêche de craquer pour Esther et Samuel

Il est adorable, elle est malicieuse : Samuel et Esther sont deux rescapés de l'industrie de l'élevage.

Petit veau de la production laitière, Samuel cumulait les "défauts" : mâle – donc ne présentant pas d'intérêt pour la laiterie – et chétif – donc pas bon à produire de la viande.

Fluet porcelet rose bonbon, Esther était aussi trop fragile pour être rentable. Tous deux ont été recueillis in extremis dans un refuge et dans une famille.

Depuis leurs sanctuaires, Samuel et Esther enseignent au monde entier que les animaux sont, comme eux, des êtres doués d'émotions, intelligents et attachants. Que l'on préfère heureux et vivants que démembrés et tranchés sous cellophane.


"Maintenant je peux te regarder en paix, désormais je ne te mange plus." Franz Kafka (Esther The Wonder Pig/DR)

4. Les antibiotiques, très peu pour vous

Plus de la moitié des antibiotiques distribués dans le monde sont consommés... par les animaux, notamment dans les élevages. Dans les élevages intensifs, les antibiotiques leur sont administrés de façon quasi-systématique, incorporés à l'aliment ou à l'eau de boisson, même en l'absence de pathologie avérée. Cette situation aggrave le phénomène d'antibiorésistance des bactéries transmissibles à l'homme. 

En mars 2014, l'UFC-Que Choisir a révélé que 26 échantillons de poulets et de dindes sur 100 vendus dans le commerce sont porteurs de bactéries E-coli majoritairement résistantes aux antibiotiques.

De par sa production intensive, l'élevage crée les conditions idéales pour l’émergence et la propagation de nouveaux pathogènes. En revanche, il n’y a jamais eu de "grippe légumière" ni de "maladie du petit pois fou" !

5. Végétariens en pleine forme

"Les alimentations végétariennes (y compris le végétalisme) menés de façon appropriée sont bonnes pour la santé, adéquates sur le plan nutritionnel et bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies" : c’est la position officielle de la plus grande association de nutritionnistes au monde, l'Association américaine de diététique (ADA), qui compte 72.000 membres.

Détendez-vous, tout va bien se passer !

6. La gastronomie végétalienne va vous surprendre

À cet instant, si vous imaginez trois feuilles de salade se battant misérablement en duel au bord d'une assiette, chassez de votre esprit cette vilaine image et visitez tout de suite les nombreux blogs culinairesdédiés à la cuisine végétale.

De la cuisine la plus traditionnelle aux créations et saveurs les plus originales, la gastronomie éthique et végétale va vous étonner. Et c'est tendance ! Le chef le plus étoilé au monde Joël Robuchon estime que "la cuisine végétarienne sera celle des dix prochaines années". 

D'ailleurs, pourquoi ne pas célébrer ce soir la journée sans viande dans l'un des nombreux restaurants végétariens à Paris ou ailleurs ?

7. Ils s'y sont mis... Et vous ?

Joaquin Phoenix, Nathalie Baye, Mike Tyson, Natalie Portman, Moby, Pink, James Cameron... et même Al Gore et Bill Clinton. Tous ont un point commun : ne plus manger de viande ou de produits animaux.


Ils l'ont fait pour les animaux, pour l'environnement ou pour préserver leur santé. Et leur nombre va croissant : des personnalités aussi influentes qu'Oprah Winfrey proposent même un "Guide du vegan débutant" sur leur site internet.

8. Prenez de l'avance sur 2050...

L'Institut international de l'eau de Stockholm, le prédit :

"Il n’y aura pas suffisamment d’eau disponible sur nos terres agricoles pour produire de la nourriture pour une population qui devrait atteindre neuf milliards d'habitants en 2050, si nous suivons les tendances alimentaires actuelles dans les pays occidentaux." 

D'après les scientifiques, une alimentation riche en viande utiliserait dix fois plus d'eau qu'un régime végétarien, du fait des quantités d'aliments mobilisées pour nourrir les animaux des élevages.

En 2050, volontaires ou pas, nous n'aurons pas d'autre choix que d'abandonner les produits carnés. Prenez de l'avance ! Le sort des humains, des animaux et de la planète n'attend pas.


Les produits du "Boucher végétarien" attirent de plus en plus

désolée pour la pub inevitable!


Source :
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1161058-journee-sans-viande-huit-raisons-pour-ne-plus-manger-de-produits-animaux.html

dimanche 17 mars 2013

L'Europe tue notre agriculture


Comment le dogme du libre marché à tout prix va tuer notre agriculture

Alors que les statistiques font état de deux agriculteurs qui se suicident par jour en France, l'Union Européenne ne trouve rien de mieux que de signer des accords de libre échange qui risquent de livrer nos agriculteurs à un concurrence toujours plus féroce.
L’Europe veut signer un accord de libre échange et c'est maintenant avec le Mercosur qui regroupe aujourd’hui le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay et le Venezuela, plus de 240 millions d’habitants, soit 70 % de la population de l’Amérique du Sud, pour un PIB équivalent à celui de L’Allemagne (3 000 Milliards d’euros) qui a une population de 81 Millions d’habitants…

Une concurrence déjà en vigueur avec de nombreux autres pays :

Je ne comprends pas ce qui pousse l’Europe à vouloir signer des accords de libre-échanges avec le monde entier ! L’accord avec le Maroc concernant les produits agricoles vient d’être signé malgré le fait qu’on sache pertinemment que cela n’aidera ni les agriculteurs Marocains, ni les agriculteurs Français.

(Voir précédent article : https://www.facebook.com/photo.php ?fbid=500108040051819&set=a.493212604074696.116946.493158890746734&type=1&theater)

Alors que nos agriculteurs étaient déjà mis en concurrence avec ceux de l’Union Européenne, avec ceux du Maroc, avec ceux du Pérou et de Colombie (qui rentrent en vigueur au 1er mars 2013)…

Jusqu’où l’Europe va-t-elle aller dans sa frénésie du libre marché sur les produits agricole et autres, alors que je rappelle les statistiques font état d’une moyenne de deux agriculteurs par jours qui se suicident en France… Quoi qu’il en soit, l’accord risque de voir le jour très vite.

(Lien : http://www.romandie.com/news/n/_Les_presidents_du_Bresil_et_de_l_Europe_appellent_a_conclure_l_accord_UE_Mercosur85240120132208.asp ?)

Des rapports accablants pour l'avenir de notre agriculture :

Comme avec le Maroc, la Commission a demandé un rapport pour évaluer les risques d’une tel accord, et comme avec le Maroc le rapport est alarmant, je vous livre ici quelques phrases relevées :

« Il a montré que jusqu'à 33.000 emplois pourraient être perdus agricoles en Europe si le projet UE-Mercosur opération était approuvée. »

« L'impact global d'un possible accord UE-Mercosur de libre-échange dans le secteur agricole de l'UE est négatif, mais l'intensité des effets varie considérablement selon les produits agricoles [et] les régions »,

En 2020, la production bovine de l'UE diminuerait de plus de 150.000 tonnes par an, avec des prix à la production pour la viande en baisse de près de 8%, selon l'étude.
L'Irlande verrait ses revenus agricoles annuels chuter de plus de 4% en 2020, en raison de la part importante de la production de viande bovine dans la production agricole globale, tandis que le revenu agricole en Grande-Bretagne et en France baisserait de 3% et 2% respectivement, selon l'étude.

(Lien des commentaires sur l’étude : http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/ue-un-accord-avec-le-mercosur-aurait-un-impact-negatif-sur-l-agriculture-europeenne-etude-42158.html)

Un problème de concurrence, mais également sanitaire :

Je rappelle que du point de vue sanitaire ces pays produisent des OGM, de la Viande clonée pour la consommation des ménages et que l’Union Européenne a autorisé ces pratiques, mais elles restent marginales sur notre continent contrairement à l’Amérique Latine. 


Un accord de libre-échange voudra donc dire plus d’OGM et plus de viande clonée dans nos assiettes, moins de travail pour nos agriculteurs, et l’exploitation des travailleurs latino-américains soumis à une pression de l’industrie agro-alimentaire afin d’espérer s’ouvrir au marché européen.

Donc voici (encore une fois un accord) qui va dans le sens contraire d’une logique visant à protéger les citoyens européens et à aider les citoyens latino-américains dans un processus d’accords raisonnés qui aiderait au développement commun des deux régions.

L'industrie agro-alimentaire, grande gagnante de l'éventuel accord :

L’Europe n’a pas fait ce choix, elle a préféré comme bien souvent un accord de libre échange qui ne contentera que les gros industriels pour vous donner un idée avant de me faire traiter par l'insulte à la mode "popouliste" une citation de Ed Loyd, un porte-parole de Chiquita avait déclaré au Wall Street Journal :

« à chaque baisse de 10 euros des droits de douanes européens (par tonne de banane) la multinationale pourrait empocher pas moins de 12 millions de dollars par an…. ». Je ne suis pas sure que cet argent reviendra aux producteurs locaux, ou bénéficiera aux consommateurs européens…

(Lien : http://online.wsj.com/article/SB126089161812692163.html ?KEYWORDS=Chiquita+EUROPEAN)

L'Union Européenne ou le dogme du libre marché à tout prix :

Pour conclure, nous avons encore un accord de libre échange en préparation qui ne tient pas compte des différentes mises en garde des syndicats d’agriculteurs,ni de l'avis des consommateurs européens (79% refusaient de manger de la viande clonée.)

(Voir mon article : https://www.facebook.com/photo.php ?fbid=494946917234598&set=a.493212604074696.116946.493158890746734&type=1&theater).

Je ne le répéterais jamais assez, comment peut-on avoir foi dans une institution :

-Qui s’est construite sur un vol démocratique (référendum de 2005),
-Qui ne respecte pas l’avis de ses citoyens (voir les différents sondages sur les OGM, la viande clonée, l’ouverture au libre échange..)
-Qui ne tient pas compte des rapports alarmistes qu’elle-même a demandés.

Une explication réside peut-être dans cette citation de Monsieur Pascal Lamy, ancien commissaire européen de 1999-2004 et directeur de l’OMC actuellement : « Il n’y a pas de raison de financer actuellement l’agriculture. Les Européens doivent apprendre à acheter leur vin en Australie ou en Californie, leur viande en Argentine ou au Mexique leur blé en Ukraine ou aux Etats Unis » et c’était en Aout 2003…

Voila qui en dit long quand au pouvoir que le peuple pourrait avoir sur des orientations préparées de très longues date…

(Lien : https://www.facebook.com/photo.php ?fbid=579638595381433&set=a.579638495381443.1073741825.500114793333814&type=1&theater)

J’espère qu’un jour le peuple aura le droit de poser ces questions à nos représentants politiques, en attendant, si vous pensez que ça en vaut la peine, merci de partager cet article !