vendredi 20 juillet 2012

BON SANG DE BON SANG !

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mais-bon-sang-de-bon-sang-120231

par Michel Tarrier :

Apanage des pays riches, la consommation de viande ne cesse d'augmenter dans le monde. L'élévation du niveau de vie dans les pays émergents amplifie les effets déjà catastrophiques d'une surconsommation de viande non soutenable et inutile.



La consommation de la viande et du lait est partout en hausse. Elle s’accroit considérablement dans des pays comme la Chine. Depuis un demi-siècle, la production mondiale de viande est passée de 44 millions à plus de 220 millions de tonnes. La société humaine consomme annuellement plus de 53 milliards d'animaux par an ; dans l'ordre : poulets, canards, porcs, lapins, dindes, moutons, chèvres, bovins et chevaux. Dans le premier monde, 98 % de la totalité des animaux avec lesquels nous sommes en interaction servent à l’alimentation. Les abattoirs nord-américains tuent quotidiennement 25 millions d’animaux par jour. Selon les estimations de la FAO, la production planétaire de viande et de lait doublera d’ici 2050. À cette occasion, les éthiciens agitent de plus en plus la question de notre responsabilité morale à l'égard des animaux. Les États-Unis transforment chaque jour 1000 tonnes de viande de bœuf en hamburgers, et chaque citoyen nord-américain dévore durant sa vie 9 bœufs de 500 kg. Un Français mange 100 kg de viande par an, trois fois plus qu’il y a un demi-siècle.

La plupart de ceux qui se prétendent écologistes sont tout autant zoophages et les partis verts et ONG environnementales se refusent d'aborder le sujet, y compris dans le cadre de la fameuse cantine scolaire Bio du WWF où la barbaque trône en maître.

Aux États-Unis, 70 % des céréales sont destinés aux animaux d'élevage, contre seulement 2 % en Inde. Dans un parc d'engraissement américain de 37.000 bovins, 25 tonnes de maïs sont distribuées chaque heure. 90 % des cultures de soja, dévoreuses d’écosystèmes majeurs, vont aux animaux d'élevage pour la grande bouffe occidentale. Pour satisfaire à la demande, entre 1977 et 1980, le Brésil a augmenté de 400 % ses exportations de soja. Simultanément, 38 millions d’habitants étaient sous-alimentés et 10.000 petits Brésiliens mouraient de faim, Il faut 7 kg de céréales et 10.000 litres d’eau douce pour produire un seul kilogramme de bœuf.

Un consommateur humain qui passe au tout végétal, ne serait-ce qu’une fois par semaine, fait montre d’une solidarité planétaire de l’ordre de 5.000 litres d’eau par an.

Le choix du mode alimentaire est donc déterminant dans la valeur de l’empreinte écologique de chacun. Si toutes les céréales utilisées pour le bétail américain étaient consommées directement, elles nourriraient 800 millions d'humains.

La production carnée est au premier rang des causes du détournement calorique planétaire : 500 calories d'énergie alimentaire issues d’un steak d’un demi-kilogramme demandent 20.000 calories de carburant fossile à produire. Les voilà les chiffres de la gabegie !

Dans le système nord-américain qui nous obnubile, la moitié de l’eau dont la majeure partie est non-renouvelable, est dilapidée au profit de l’arrosage d’une agriculture servant à la nourriture des animaux d’élevage. La pollution des eaux, dont celle de nature pesticidaire, est en grande partie le fait des rejets de l’élevage productif.

C’est aux méfaits de l’élevage qu’il faut attribuer 85 % de l’érosion de la fertilité des sols (déboisement, création de déserts agraires, désertification), et 20 % de l’augmentation de l’effet de serre causé par le méthane, gaz largement produit par les vaches que nous mangeons. On saccage 17 mètres carrés de forêt tropicale, abritant une phytomasse de 75 kg de plantes vasculaires et de vie animale, pour produire un steak haché de bœuf, chiffre évalué pour l’Amérique centrale. 200 millions d’hectares de forêts tropicales ont été rasés depuis 50 ans pour faire place à des pâturages d’engraissement ou à des fermes « modèles » de bovidés. En attendant d’amputer ce qui reste au profit des agrocarburants de première génération, nous transformons déjà des forêts en hamburgers tout en participant au réchauffement du globe.

Dans les pays traditionnellement voués au pastoralisme, notamment ceux musulmans, le surpâturage de rente a succédé aux modestes troupeaux familiaux. Cette charge outrancière des troupeau, qui se superpose à des paysages très sensibles parce que semi-arides, induit l'anéantissement irréversible des écosystèmes. C'est une tragédie sans remède et qui sera bientôt source de famine par tarissement des ressources naturelles, perte d'absorption des sols et assèchement des nappes phréatiques.

Outre le fait qu’une alimentation végétarienne réduit le risque de mort par attaque cardiaque de 50 à 4 %, et divise par trois le risque de cancer du sein et des ovaires, on voit bien que l’exploitation des animaux par la boucherie est aussi l’une des grandes causes de la faim dans le monde. Il est donc pour le moins stupide de la part des carnivores bien-pensants d’argumenter la famine du tiers-monde pour relativiser le souci d’un meilleur respect dû aux animaux.

L’élevage en batterie entre dans les pratiques les plus ignominieuses de notre humanité. Poules, dindes, cochons, bovidés sont industriellement torturés au nom de la recherche d’un profit maximal. Mais la morale est que ce mauvais traitement retombe sur la santé de ceux qui consomment cette chair pétrie de souffrances et de poisons.
À la production de la viande s’ajoute celle laitière, intensive : l’exploitation du cheptel bovin est éthiquement inqualifiable. L'image de la vache - reine des près - paissant paisiblement dans la verte prairie et se laissant traire avec allégresse par l’aimable fermière toute rougeaude est un pur produit d’agence qui cache une bien affligeante réalité. Comme tout mammifère, notre brave vache a besoin de mettre bas une fois l’an. Il n’en est plus question sous le motif de l’esclavage laitier auquel elle est soumise. Et si on laisse le veau téter, la vache va freiner la descente de son lait et nuire à la productivité imposée par le Crédit Agricole de son fermier-proxénète. La fin justifie les moyens. Le veau lui est donc retiré quelques jours après sa naissance. Les vaches sont très maternelles et le stress qui en résulte est incommensurable. Si le veau est une future génisse, elle ira rejoindre le bataillon d'autres vaches laitières. Sa première grossesse aura lieu à deux ans, puis elle sera à nouveau fécondée trois mois après chaque vêlage, par insémination artificielle dans 70 % des cas. Elle sera maintenue en lactation sept mois au minimum par an et l'éleveur continuera à la traire même pendant sa grossesse. Ce productivisme outrancier est si exténuant qu’il réduit le potentiel de longévité de l’animal, de vingt années à seulement cinq. C’est ainsi que les trois quarts de la viande bovine proviennent de vaches laitières sacrifiées pour causes de stérilité ou de rendements médiocres. Séquestrés dans des caissettes à claire-voie, les veaux à viande sont dans l'incapacité de se retourner, car tout exercice augmenterait leur développement musculaire, durcirait leur chair, et ralentirait leur prise de poids. La diarrhée, due à un régime inadapté mais savamment calculé pour leur causer une anémie donnant une chair blanche, rend les lattes glissantes, et les veaux tombent souvent, se blessant les pattes. C’est pourquoi à leur arrivée à l'abattoir, beaucoup d'entre eux peuvent à peine marcher. 50 % de la production d’antibiotiques vont aux animaux d'élevage, sont administrés par ingestion subthérapeutique et se retrouvent dans nos corps et dans les sols. Pour « faire » un veau de boucherie, il faut donc : le priver de sa quantité suffisante de lait maternel, le transporter à l’encan par camion dès son plus jeune âge, le faire vivre au voisinage d'animaux malades et mourants, le vendre à des usines où, enchaîné à vie dans un cageot individuel de quelques 60 centimètres de large, on lui ôtera toute faculté de marcher, de s’allonger, de s'ébrouer et de jouer, le maintenir à l'obscurité pour diminuer son agitation, le priver de litière, le nourrir par des surplus de lait écrémé gouvernemental, lui supprimer toute nourriture solide, le rendre anémique, l’infester de maladies respiratoires et intestinales.
La vie faite à nos frères mammifères les cochons et les bovidés est invivable, mais l’immense majorité du milliard et demi d’animaux mangés en France sont des volailles. La vie de 90 % de ces oiseaux qui se déroule en batterie sous lumière permanente est un supplice. Les gentils végétaliens ne doivent pas se tromper d’adresse car la poule de ferme, aux œufs d’or bio, ne court plus les poulaillers.
6 milliards de poulets sont abattus chaque année au sein de l’Union européenne. Plus de 90 % des poules pondeuses sont soumises à un élevage intensif, dont le sadisme extrême est le recours à un suréclairage incessant, visant à accélérer la croissance en exploitant la photophase. Les volailles sont entassées dans des hangars sans fenêtre, pouvant contenir de 10.000 à 70.000 individus. Les poules sont incarcérées dans des séries de cages superposées dont chacune contient 4 à 5 sujets. Chaque poule ne dispose pas plus de 550 centimètres carrés, c'est-à-dire l'équivalent d'une feuille de papier A4. Le gallinacé n’est finalement heureux que lorsqu’il arrive dans le four où il dispose enfin de quatre fois plus d’espace « vital »… Dans une indifférence totale, c’est l’animal qui paie le plus lourd tribut à notre perversion carnivore.
En renonçant au régime carné, ou en reléguant la viande à une consommation subsidiaire, il s’agit tant de mettre un terme aux affres environnementaux du pâturage intensif, que de soulager considérablement la faim dans les pays exploités, d’assurer aux pays exploiteurs une alimentation moins pathogène et dégénérative, d’établir un rapport moins barbare entre les animaux éleveurs que nous sommes et les animaux élevés, lesquels le sont très généralement dans des conditions abominables. L’effet dissuasif que l’on pouvait espérer de la vache folle, véritable effet boomerang de nos viles exactions, n’a duré qu’un temps. Attendons donc la prochaine et méritée volée de bois vert pour nous lamenter sur des méfaits qui ne sont que bel et bien mérités.
Salmonellose dans les œufs de batteries, vache folle au prion, poulets à la dioxine, viande de porc aux nitrates et aux nitrites se transformant dans notre corps en nitrosamines hautement cancérogènes, charcuteries à la listériose, cancer du pancréas par les viandes grillées, cancer du colon proximal et distal dus aux viandes rouges et transformées, cancer du sein (dit à récepteurs hormonaux positifs), les carnivores sont prêts à affronter les pires maux pour continuer à mettre de la souffrance animale et du cadavre dans leur assiette, et à permettre le plein emploi à la filière bouchère.
Une dernière réflexion sur le sujet : à quel délire paranoïde correspond le fait de « déguster » de l’agneau et de caresser son chien ? Inversons pour comprendre la gratuite relativité de cette attitude. Si nous mangeons du mouton, alors acceptons que les Chinois bouffent du chien, parce que nous ne valons guère mieux. Catégoriser en valeurs comestible ou sentimentale notre rapport à l’animal, et notamment aux mammifères monophylétiques (ancêtre commun), auxquels nous appartenons, est une démarche psychopathe. Sommes-nous complètement dingues ?
La viande rend malade, mais nous continuons à en manger de plus en plus...
La viande est source d'infernales cruautés, mais nous continuons à en manger de plus en plus...
La viande est objet de disparités entre les peuples, mais nous continuons à en manger de plus en plus...
La viande induit déforestation, désertification, pollution, mais nous continuons à en manger de plus en plus...

Même pas honte de vivre avec une mauvaise conscience !


Pour des tickets de rationnement de viande : http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/pour-des-tickets-de-rationnement-107341
La ferme, antichambre des abattoirs :
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2771_ferme_abattoir.php
Vient de paraître : L’agroterrorisme dans nos assiettes
J’ai été scandalisé de l’écrire, vous serez scandalisé de le lire...
http://www.amazon.fr/Agroterrorisme-dans-assiettes-Michel-Tarrier/dp/2360260391

jeudi 19 juillet 2012

HUILE DE PALME : PITIE !



http://www.sciencepresse.qc.ca/node/15992
« L’an passé, quand des scientifiques examinèrent les plantations de palmiers en Indonésie et en Malaisie, ils devinrent inquiets. La demande croissante pour l’huile de palme en Europe, ... a entraîné le déboisement (par le feu) de grandes étendues de forêt équatoriale en Asie du sud-est. ... Des quantités importantes d’émissions de dioxyde de carbone furent rejetées dans l’atmosphère.
L’INDONÉSIE EST AINSI DEVENU EN PEU DE TEMPS, LE TROISIÈME PLUS IMPORTANT PRODUCTEUR D’ÉMISSIONS DE CARBONE APRÈS LES ÉTATS-UNIS ET LA CHINE. »



http://www.amisdelaterre.org/article...d_article=1680

« Une étude récente révèle que la demande agro-alimentaire et cosmétique pour de l’huile de palme, une huile végétale que l’on peut trouver dans un produit sur dix sur les étagères de nos supermarchés, va entraîner l’extinction des orangs-outans. « Le Scandale des singes pour de l’huile », publié par les Amis de la Terre, conclut que, sans une intervention urgente, le commerce de l’huile de palme pourrait causer l’extinction des seuls grands singes d’Asie d’ici 12 ans »

mercredi 11 juillet 2012

Un effondrement irréversible

Le pire est désormais certain : les scientifiques sont « terrifiés » !






Nos civilisations se dirigent vers un effondrement irréversible des écosystèmes terrestres.



« En se basant sur des théories scientifiques, des modélisations d'écosystèmes et des preuves paléontologiques, une équipe de 18 chercheurs, incluant un professeur de la Simon Fraser University (SFU, Vancouver), prédit que les écosystèmes de la Terre vont faire face à un effondrement imminent et irréversible.
Ces projections contredisent une croyance populaire répandue selon laquelle la pression de l'Homme sur le changement climatique qui détruit notre planète est encore contestable, et qu'un effondrement serait alors graduel et étalé sur plusieurs siècles. L'étude conclut que nous serions avisés de ne pas transformer la surface de la Terre de plus de 50%, ou nous ne serions plus capables d'inverser ce processus.
Nous avons aujourd'hui atteint 43% de ces changements, en convertissant les paysages en zones agricoles et urbaines. "En un mot, les hommes n'ont rien fait réellement de significatif pour éviter le pire car les structures sociales existantes ne sont juste pas les bonnes", dit Mooers. "Mes collègues qui étudient les changements climatiques induits à travers l'histoire de la Terre sont plus qu'inquiets. En fait, ils sont terrifiés"...»

Lire cet article sur notre-planète.info :
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3422_point_non_retour_Terre.php

Pour en savoir plus sur nos agissements écologiquement coupables, vous pouvez lire : LES ORPHELINS DE GAÏA, Michel Tarrier, 227 pages, aux Presses du Midi, achat conseillé chez Amazon :
http://www.amazon.fr/Les-orphelins-Ga%C3%AFa-Tarrier-Michel/dp/281270313X

Marques qui testent sur les animaux

voir la liste ici : http://www.protection-des-animaux.org/produits/testes.php

mardi 10 juillet 2012

MYCOTOXINES dans l'alimentation

Un dossier complet et hyper instructif!  à lire absolument !
Alimentation sur Collie online

"Le terme mycotoxine vient du grec "mycos" qui signifie champignon et du latin "toxicum" qui signifie poison.
Les mycotoxines sont des substances chimiques produites par des moisissures (champignons microscopiques) qui se développent sur certains aliments, et tout particulièrement sur les céréales. Si plus de 300 ont été identifiées, toutes ne sont pas toxiques pour autant. Certaines sont utilisées par l'industrie pharmaceutique ou alimentaire et nous les consommons couramment.
Il reste toutefois une trentaine d'entre-elles qui possèdent des propriétés toxiques de nature à avoir une incidence sur la santé humaine, tout autant qu'animale.
La FAO (Food and Agriculture Organization) reconnait que "les mycotoxines ont été un fléau pour l’humanité depuis les premiers temps de la culture sédentaire".
L'Organisation allant jusqu'à estimer que 25% de la production céréalière mondiale est contaminée...."

lundi 2 juillet 2012

L'hiver sera "très fourrure" selon les magazines de mode

Bouchez-vous bien les yeux ... où rejoignez le combat anti-fourrure !

http://www.petalatino.com/feat/furisdead/cc-photoranch.html


On vient de lui arracher sa peau et il est encore vivant.
encore envie de porter de la fourrure ?

mardi 26 juin 2012

BILAN RIO+20



BILAN DE RIO+20

« On ne créera pas d’emplois sur une planète morte »

PAR SOPHIE CHAPELLE (25 JUIN 2012)

La conférence sur le développement durable à Rio n’aura servi à rien. Les États ne sont pas allés au-delà des habituelles déclarations d’intention. C’est loin d’être anecdotique. Les échecs successifs des conférences internationales sur les grands enjeux écologiques, du dérèglement climatique à l’épuisement des ressources, marquent la fin d’un monde où les tensions pouvaient se résoudre collectivement et pacifiquement.


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Les forces de l’ordre quittent l’enceinte des négociations officielles, laissant derrière elles pointer les pavillons des entreprises. A plusieurs kilomètres de là, les tentes du Sommet des peuples – la conférence alternative à Rio+20 – sont peu à peu démontées. Malgré la fatigue qui marque les visages, il faut dresser un premier bilan. Anabella Rosemberg s’occupe des questions environnementales pour la Confédération syndicale internationale (CSI) : soit 308 organisations syndicales, dont les deux principales confédérations françaises (CGT et CFDT).
Elle est déçue et en colère. Déçue face à l’incapacité des mouvements sociaux et des ONG de changer le cours des choses. « Nous n’avons pas été assez forts pour imposer nos alternatives, soupire-t-elle. Si nous ne prenons pas conscience de nos faiblesses, nous n’arriverons pas à faire bouger l’échiquier international, non seulement sur les questions environnementales, mais aussi sur les droits de l’homme, la démocratie, le développement, les libertés. » En colère face à la capitulation et à l’irresponsabilité des États. Arrivés le 20 juin à Rio, les chefs d’État et de gouvernement ont trouvé sur leur table un texte adopté la veille par l’ensemble des négociateurs. « Ils n’ont pas eu le courage de rouvrir ce texte pour lui donner plus d’ambition. On élit des gouvernements pour qu’ils prennent leurs responsabilités et non pas pour qu’ils arrivent à un sommet de l’ONU pour une photo », dénonce la responsable syndicale. Sa colère est largement partagée.
Capitulation des États
« Il n’y a pas eu d’arbitrage politique, confirme Laurence Tubiana, de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). Les Brésiliens, qui ont porté ce texte, ont réussi à donner des gages aux différents groupes et ont vraiment mené d’une main de maître cette opération diplomatique. » En proposant un texte « à prendre ou à laisser », qui supprimait tous les passages suscitant des oppositions, le Brésil savait que l’Union européenne ne le refuserait pas. Personne ne voulait prendre le risque de rouvrir les débats qui fâchent. Résultat : la déclaration finale [1] énonce une succession de principes,« sans engagement prescriptif, encore moins contraignant, ni date de mise en œuvre », souligne l’association Attac.
L’accord table par exemple sur une limitation de la hausse de la température mondiale moyenne à 1,5 °C, de quoi rassurer les petits Etats insulaires (« Alliance of Small Island States »), directement menacés par les dérèglements climatiques [2]. Mais à côté, aucun objectif collectif pour restreindre les subventions aux énergies fossiles ou davantage taxer les carburants – ce qui aurait mécontenté les Etats-Unis – n’a été fixé. Quant à une taxe sur les transactions financières qui pourrait permettre de financer la transition écologique, elle n’y figure tout simplement pas. Comme le relève Le Guardian, le verbe « devoir » n’apparaît que trois fois tandis que le verbe « encourager » est cité près de 50 fois. Une illustration du manque d’audace politique.
« Un texte mou »
François Hollande, l’un des rares chefs d’Etat présents, a salué « l’appel à travailler à un accord sur la préservation des océans ». Mais de ce côté-là aussi,« nous avons un texte mou », rétorque Lucien Chabason, de l’Iddri. Il déplore« une grande faiblesse sur les pollutions, rien sur les pollutions telluriques (les pollutions charriées dans la mer par les rivières et les océans, ndlr) et, surtout, pas un mot sur l’offshore profond ». Alors que les grands groupes pétroliers forent de plus en plus profond pour extraire du pétrole, multipliant les risques d’accidents et de marées noires.
Seule référence aux menaces environnementales qui planent sur les océans : les débris plastiques, allusion au « septième continent » de déchets flottants qui s’est formé dans le nord-est du Pacifique. Pour résorber cette pollution, les Nations Unies ont créé un groupe de travail pour savoir s’il faut… un nouvel instrument juridique sur la protection en haute mer. La conférence se donne deux ans pour répondre à la question…
Quid de l’économie verte ?
Le texte adopté à Rio+20 prévoit la mise en place d’objectifs du développement durable (ODD), à l’image des Objectifs du Millénaire fixés par l’Onu pour, entre autres, réduire l’extrême pauvreté et la faim ou scolariser l’ensemble des enfants du monde d’ici 2015. Les ODD devraient prendre le relais des Objectifs du Millénaire et s’imposer à l’ensemble des pays. Sécurité alimentaire, énergie, villes, emplois verts, océans, changement climatique sont quelques-uns des thèmes discutés. « Les ODD sont le seul grand acquis de Rio+20, il faut s’ y accrocher », estime Pierre Radanne, président de l’association 4D.
Ces ODD constituent « la seule ouverture vers la continuation d’un processus multilatéral, relève l’association Attac. Mais « ils seront toutefois plombés par l’absence de limites données à la prédation des ressources naturelles ». Le texte de Rio+20 fait ainsi de l’extraction minière l’un des moteurs de croissance et de prospérité économique. Une politique bien loin de prendre en compte la multitude de témoignages des populations locales, au Chili ou au Brésil, qui dénoncent les conséquences de cette extraction à outrance. Ces nouveaux objectifs devraient être précisés en 2013 pour une échéance en 2030. Précisons que les précédents « objectifs du millénaire » n’ont, eux, pas été atteints…
Business partout, progrès sociaux nulle part
L’organisation mondiale de l’environnement, voulue par l’Union européenne, ne verra pas le jour. Seul le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), déjà existant, verra ses compétences « renforcées ». L’Union européenne défendait également le concept « d’économie verte » en lieu et place du développement durable. La Chine et les pays du Sud (G77) ne l’ont pas acceptée. Les associations et mouvements qui se mobilisaient contre une vision très néo-libérale de l’économie verte, la considérant comme une extension des logiques financières à la gestion de la nature, devraient donc se réjouir. Problème : la déclaration finale mentionne bien l’économie verte comme l’une des voies pour promouvoir le développement durable, précisant qu’elle constitue tout ce qui ne doit pas enrayer le commerce. En clair : le business continue de passer avant la protection de l’environnement.
La conférence de Rio+20 n’est en rien sortie des logiques qui rythment le monde actuel, et en aggravent les crises : le temps de la croissance et de l’immédiat pour la dimension économique, le moyen terme pour le progrès social et la redistribution des richesses, et le temps long pour l’environnement.« Ces trois dimensions-là sont traitées séparément dans la déclaration finale, pointe Anabella Rosemberg. Or, on ne créera pas d’emplois dans une planète morte. Et on ne sera pas capable de venir à bout de la pauvreté si on ne règle pas la question environnementale. »
La fin du multilatéralisme ?
Mais le véritable, et inquiétant, enseignement de cette conférence, c’est qu’elle signe sans doute la fin du multilatéralisme : la capacité des Etats de discuter et de répondre ensemble et pacifiquement aux problèmes du monde. Ce multilatéralisme qui avait émergé avec la fin de la Guerre froide, porté entre autres par une Europe qui, elle-même, n’arrive plus à faire passer l’intérêt général du continent avant les intérêts nationaux.« Ce qui frappe, c’est que personne, autour de la table, n’a envie de progression collective , observe Laurence Tubiana. Et cela reflète l’état du monde. » C’est désormais la course au plus petit dénominateur commun.
« Nous sommes arrivés à la fin de la volonté des États de se réguler internationalement », ajoute Anabella Rosemberg. « Il n’y a pas de solution pour le monde qui ne soit pas une solution multilatérale. Ce qui a poussé les États à aller vers le multilatéralisme et vers davantage de régulations mondiales, c’était la peur que le conflit revienne. Aujourd’hui, ce péril existe. Les réfugiés climatiques et les guerres pour les ressources naturelles sont une réalité. » Les échecs successifs des grandes conférences sur l’environnement, de Copenhague à Rio+20, marquent-elles le basculement vers le retour au chacun pour soi ?
Sophie Chapelle
Photos : © Jean de Pena / Collectif à vif(s)







http://www.bastamag.net/article2507.html

mercredi 20 juin 2012

SYLVIE SIMON : la coupe est pleine

Sylvie Simon écrit dans plusieurs journaux et a publié divers essais dans lesquels elle prend position sur des sujets de société, en particulier la controverse sur la vaccination, prônant les valeurs de la médecine alternative qu'elle oppose aux intérêts de l'industrie pharmaceutique et à ce qu'elle appelle "l'engrenage mortel de la société de consommation2". Selon Sylvie Simon, il est nécessaire "d'ouvrir notre esprit à la quête de la nature ultime de la réalité [...] pour parvenir à la Vérité




Sylvie Simon est une essayiste, écrivaine et journaliste française née à Narbonne le 26 octobre 1927, connue pour travaux sur l'ésotérisme et ses publications en faveur de la médecine non conventionnelle


vendredi 15 juin 2012

LES DESSOUS DE BRUXELLES

Une vidéo des indignés espagnols qui explique le principe de la règle d'or au coeur du Pacte budgétaire
extrait  6/8

Réforme constitutionnelle : Un coup d'Etat... par Dessousdebruxelles

( http://www.dailymotion.com/video/xkuzb9_reforme-constitutionnelle-un-coup-d-etat-neoliberal-6-8_news )

VEGETALISER SON ALIMENTATION

Les éco-gestes commencent dans les assiettes

Nous avons pris l'habitude de composer nos repas avec force viande, poisson, œufs et produits laitiers. La France compte ainsi parmi les pays au monde où l'on consomme le plus de produits d'origine animale, et ce au détriment de l'environnement, des animaux, de notre santé et d'un partage équitable des ressources.
Parmi les éco-gestes, végétaliser son alimentation devrait figurer en tête de liste.
Végétaliser son alimentation,
c’est (entre autres) bon pour :

  • économiser l’eau
  • réduire les émissions de gaz à effet de serre
  • partager des ressources alimentaires équitablement
  • préserver sa santé
  • diminuer la souffrance animale
  • stopper la prolifération des algues vertes
  • réduire la pollution des eaux
  • réduire l'antibiorésistance
  • réduire les risques d'émergence de nouveaux pathogènes




L'alimentation végétalisée : elle a tout bon !

Végétaliser son alimentation c’est découvrir ou redécouvrir une palette de goûts délicieux, car la gamme des fruits, légumes, céréales et légumes secs est d’une richesse que peu de gourmands soupçonnent ! Ajouter à cela les épices et condiments des quatre coins du monde, et ce sont des repas inventifs et savoureux qui s’offrent aux 5 sens.
Une journée végétarienne par semaine permet en outre de prendre d'autres repères nutritionnels : redécouvrir qu’on peut manger équilibré sans recourir aux produits d’origine animale.
Lundi, c'est végé
En décembre 2009, l'ancien membre des Beatles, Paul Mc Cartney intervenait au parlement européen pour inciter au Lundi sans viande pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. En Belgique, à Gand, les Jeudis Veggie sont instaurés depuis plus de 3 ans et toute la ville s'y est mise, aussi bien les restaurants privés que les services de restauration collective. En France, la mairie du 2e arrondissement de Paris vit au rythme du mardi végétarien avec succès.

En France, verrouillage des alternatives

Comment se fait-il que ces initiatives ne soient pas généralisées ? Comment se fait-il qu'en France, les communications des ministères de l'Ecologie, de l'Agriculture et de la Santé font l’impasse sur la nécessité de réduire la consommation de produits d'origine animale ?
En France, on suit la tendance inverse : la surconsommation de viande et autres produits de l’élevage et de la pêche est niée et leur consommation fortement encouragée.
Pire, la présence de produits animaux est même rendue obligatoire dans la restauration scolaire depuis un décret et un arrêté publiés début octobre. Rien d'étonnant quand on sait que les professionnels de l'agro-industrie et des filières de production animale ont été mis à contribution pour rédiger les recommandations dont découlent les textes de l'arrêté et du décret.
Y'a-t-il un espoir de changement à l’issue des prochaines échéances électorales? Assez peu à vrai dire. Seuls quelques candidats (Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou) ont pris position en faveur de l’alternative végétarienne en restauration collective ou, de façon générale, pour une alimentation moins carnée. Le président sortant a quant à lui rendu les produits animaux obligatoires (deux fois par repas) dans la restauration scolaire tandis que François Hollande n'évoque pas la question dans son programme.



Action de sensibilisation à Paris le samedi 7 avril

À l’occasion de la Semaine du développement durable, L214 et l'Association Végétarienne de France organisent une opération d’information auprès du public sur laplace de l’Hôtel de Ville de Paris, le samedi 7 avril prochain de 12h à 17h.
  • Une pyramide alimentaire sera érigée, afin de matérialiser aux yeux des consommateurs l’univers riche, savoureux et équilibré d’une alimentation végétale.
  • Des marmitons officieront, allant à la rencontre des passants pour leur expliquer les bases d’une bonne alimentation végétalisée et leur proposer des recettes gourmandes à cuisiner au quotidien afin de leur permettre d’aborder un changement de leurs habitudes de consommation de façon sereine et pérenne.
Lorsqu'il est question des évolutions nécessaires pour protéger la planète et ses habitants, nous sommes incités à modérer notre consommation d'énergie, à utiliser les transports en commun, à préférer les douches aux bains...
Pourtant, végétaliser son alimentation est meilleur pour l'environnement, meilleur pour la santé, meilleur pour les animaux et plus juste pour le partage des ressources.
Ce geste simple et efficace est systématiquement oublié dans les communications du gouvernement. Simple oubli ou volonté publique délibérée ?
La semaine du Développement Durable est l'occasion de casser les clichés sur l'alimentation végétale et d'inciter à une consommation responsable. Elle sera aussi l'occasion de dénoncer la connivence entre le gouvernement et les filières de productions animales.
Plus de renseignements : www.un-jour-vegetarien.fr et www.viande.info
Date : samedi 7 avril 2012
Horaire : 12h-17h
Lieu : 9 place de l'Hôtel de Ville à Paris (métro Hôtel de Ville).



Cette action à l'occasion de la semaine du Développement durable est destinée à faire savoir que l'alternative végétarienne fait partie des éco-gestes simples et efficaces. Elle est aussi l'occasion de revendiquer une politique publique qui favorise l'intérêt général au lieu d'intérêts économiques particuliers.



LE PRIX DU LAIT

Extrait du film de Béatrice Limare
Des "usines à viande" mettent en œuvre toutes les techniques les plus efficaces et les plus rentables pour produire les animaux nécessaires à notre immense appétit de viande. Mais à quel prix ?

Un documentaire de Béatrice Limare
Une production Cinétévé, avec la participation de France Télévisions, de la RTS et du CNC

"Il n’y a pas si longtemps, la viande était un aliment rare et exceptionnel. Comme le sont encore aujourd’hui le caviar et la langouste, comme ne le sont déjà plus le saumon fumé ou les fraises en hiver !
Aujourd’hui, la viande s’est banalisée. Plus accessible, pré-conditionnée, surgelée, sur tous les étals, elle s’est transformée en quelques dizaines d’années en un produit omniprésent, un produit de grande consommation.
Pour être produite en quantités suffisantes la viande a nécessité une révolution profonde de l’élevage. De traditionnel, il est devenu intensif et industriel. Avec des contraintes de rendement telles que beaucoup d’élevages sont devenus de simples usines. Des éleveurs aveuglés par la productivité qui en arrivent à oublier les animaux et ne voient plus que des protéines sur pattes. Des usines qui confinent les animaux dans des chaînes de production de composants nécessaires à l’industrie agroalimentaire. Mais ces usines, soumises à un système industriel lié aux impératifs du marché, sont devenues pour beaucoup d’animaux une immense fabrique de souffrance. Ces usines à viande mettent en œuvre toutes les techniques, tous les moyens les plus efficaces, les plus rentables pour produire les animaux nécessaires à notre immense appétit de viande. Mais à quel prix ?"


d'autres vidéos sur le sujet de la viande : http://www.youtube.com/watch?v=gUnwj6T3I0A&feature=player_embedded

jeudi 31 mai 2012

AIDER NOS COUSINS !


l'ignominie de l'homme n'a pas de limite ...



L'association Borneo Orangutan Survival Foundation s'est battu pour sauver une femelle victime de sévices sexuels !
Il aura fallu 1 an et l'aide de 35 policiers armés pour extraire l'animal de cet enfer. En effet, le villageois comptaient bien garder cette femelle pour que le commerce puisse continuer.
Michelle Desilets, directrice de l'association parle des clients, "Est ce qu'ils savaient qu'ils s'agissait d'orang outans ?" : "Bien sûr, ils venaient même exprès pour ça !
Ils auraient pu avoir une vraie fille s’ils voulaient, mais beaucoup voulaient savoir ce que ça faisait de baiser avec un singe. Comme elle était rasée tous les deux jours,
sa peau était très irritée et couverte de boutons. Elle se faisait dévorer par les moustiques, et les piqûres s’infectaient parce qu’elle se grattait tout le temps.
Les clients la couvraient de bijoux, elle était vraiment hideuse."


Pendant que certains s'empiffrent de nutella ou tout autre produit industriel contenant de l'huile de plame, certains se battent pour sauver des orang-outangs






On peut adopter un orang-outang pour les aider ou juste faire un don : j'ai adopté Dodo ^^

Dodo a été apporté à la BOSF alors qu'il n'avait qu'un an, sa mère a été tuée lorsque une compagnie qui commercialise l'huile de palme a rasé sa forêt pour la transformer en plantation.


infos +  :
Greenpeace a attribué une mauvaise note à Ferrero car l'entreprise refuse d'indiquer si Nutella contient des produits issus d'animaux ayant consommé des organismes génétiquement modifiés. 
L'organisation critique aussi Ferrero pour utiliser essentiellement de l'huile de palme sans garantir qu'elle ne provient pas de cultures issues de la déforestation qui est la cause de la menace de disparitions 
de nombreuses espèces, incluant l'orang-outan.
La pâte à tartiner Nutella contenait aussi un plastifiant dangereux pour la santé hormonale : le phtalate DEHP qui est considéré comme le phtalate le plus dangereux, mais en quantité inoffensive selon Ferrero. 
Le DEHP est interdit sur le marché européen depuis 2011.
En février 2011, une mère de famille américaine a porté plainte contre le géant Ferrero pour publicité mensongère. Celle-ci a demandé à la justice fédérale américaine d'interdire notamment à Ferrero d'étiqueter 
le Nutella comme « bon pour la santé », « équilibré », « aidant les mamans à nourrir leurs enfants de céréales complètes », ou encore comme « un exemple de petit-déjeuner équilibré et savoureux ». 
La présence dans la recette de 20 à 30 % d'huile de palme, riche en acide palmitique (acide gras saturé), fait de la Nutella un produit favorisant les risques cardio-vasculaires.

jeudi 17 mai 2012

Un Film qu'on ne verra pas à Cannes

à Cannes "la braguette" comme disait Léo

mercredi 16 mai 2012

KOMBUCHA, champignon de vie ... à boire.


La Kombucha est une boisson d'origine mongole.
kombucha : un ensemble symbiotique

C'est une colonie de levures (Saccharomyces), de bactéries acétiques bienfaisantes (Une bactérie prédomine : un Acetobacter) et de fausses levures (Mycoderma vini). 
Cette symbiose prend place à l’intérieur d’une "galette" en cellulose pure créée par certaines bactéries, qu'on appellera aussi "champignon", "ferment" ou "disque". 
Ce "champignon" va faire l'objet d'une lacto-fermentation sur une base de sucre et de thé lui procurant une source de sels minéraux, dont il va se "nourrir".

<< Dans les pays asiatiques et en Russie, le champignon de longue vie est utilisé depuis des siècles comme moyen thérapeutique naturel avec grand succès. Outre l'utilisation comme boisson rafraîchissante (acidulée), l'on peut lire dans presque tous les rapports qu'il est également utilisé comme remède thérapeutique. L'on cite un grand nombre de maladies combattues avec succès par le thé à la comboucha, qui fit l'objet de grands éloges.
Il existe de nombreux travaux scientifiques sur la Kombucha. Ils parlent d'une efficacité thérapeutique due aux composants acide glucidique et gluconique, acide lactique, acide acétique ainsi qu'aux vitamines vitales. Comme les recherches russes avant tout le prouvent, beaucoup de ces substances possèdent des propriétés antibiotiques et de désintoxication et jouent des rôles décisifs dans les processus biochimiques dans le corps humain. Contrairement à beaucoup de produits pharmaceutiques avec leurs effets secondaires désagréables, les substances de la comboucha agissent sur tout le système du corps et peuvent rétablir l'état normal dans les membranes cellulaires sans effets secondaires grâce à leurs propriétés positives sur le métabolisme, permettant ainsi l'amélioration du bien-être. Ceci est justement très important à notre époque, dans laquelle nous sommes exposés à tant d'influences controversées, que ce soit dans la nourriture (il existe entre temps environ 3000 additifs alimentaires autorisés), dans l'eau potable ou l'environnement. Nous ne pouvons pas nous défendre contre ces influences souvent nocives. Nous pouvons toutefois aider notre corps à conserver ou rétablir son état normal - bien-être et santé - en lui donnant des substances ayant un effet positif sur la santé. Même si les préjugés contre de telles idées sont encore souvent très grands, et si tout n'a pas encore été vérifié scientifiquement, i1 existe beaucoup de médecins actifs qui se tournent, soucieux d'une médecine préventive ciblée, vers les nouveaux jugements sur l'alimentation et la physiologie concernant les substances dont nous alimentons notre organisme.
 D'autres mécanismes d'effets sont prouvés par des analyses scientifiques et par des   expériences, par exemple la régulation de la flore intestinale, la fortification des cellules, la désintoxication et l'épuration, l'harmonisation du métabolisme, l'effet antibiotique, l'effet positif sur l'équilibre acides-bases. Certains effets mis au compte du champignon de longue vie doivent encore être analysés.
La Kombucha est un produit naturel précieux, une boisson biologique vivante. C'est pour toute personne soucieuse de sa santé un aliment supplémentaire actif, qui contribue, en activant lentement le système de défense du corps, à préserver la santé, la bonne forme, l'activité et le bien- être.>> (cf : La fascination du Kombucha)

Cette boissson est conseillée pour renforcer les défenses naturelles, équilibrer la flore intestinale, stimuler les fonctions digestives, éliminer les toxines, améliorer la physiologie de la peau, mais aussi lutter contre les œdèmes, l'artériosclérose et de la surpression artérielle, la goutte, les rhumatismes, la paresse intestinale, la constipation, la diarrhée, la migraine, les hémorroïdes, les calculs, le stress, le surmenage, l'asthme, etc.
La kombucha n'a aucun effet secondaire néfaste.
Elle ne fait jamais mal au ventre, seul bémol pour moi, il contient un peu d'alcool. (1 à 2%)
Consommée tous les jours, cette préparation serait efficace pour prévenir certaines maladies, les guérir ou en atténuer les symptômes. On lui attribue des propriétés fortifiantes et des vertus curatives : diurétiques, dépuratives, détoxifiantes, régénératrices et anti-microbiennes.
Mon pot en grès vernissé, récupéré sur une brocante est parfait, assez haut, ouverture assez large, parois neutres.
La RECETTE :
Tout d'abord EVITER : ustensile métallique, sucre roux et les thés préparés.

J'utilise aujourd'hui un grand pot en grès, mais j'ai commencé dans un saladier. (2 litres)

Méthode de JP Mutin : dans un bac en plastique, je déconseille car je ne suis pas adepte du plastique pour contenir des aliments.

- Faire bouillir 7 litres d'eau (filtrée pour moi) auquels j'ajoute 700grammes de sucre cristal (bio pour moi)
- Au premier bouillonnement, j'ajoute 50/60 gr de thé que je laisse infuser et refroidir.

- Je filtre le thé froid (sauf si j'ai mis en sachet à thé) et verse dans mon recipient avec le kombucha.

- Je mets une toile fine pour le préserver des mouches attirées par l'acidité.

- Au bout d'une semaine à 10 jours (selon la teméerature et la saison) je recolte la boisson que je mets en bouteille et au frais.

- Je lave à l'eau claire mon kombucha qui a presque doublé et occupe normalement la totalité de la surface du recipient.      Je peux le séparer en deux et recommencer.

- Ajouter 1/2 verre de vinaigre de cidre pour la première préparation, puis  garder 10% pour ajouter à la suivante.

Au début mon kombucha n'avait pas très bon goût , il faut un peu de patience pour parfaire la méthode et surtout juger du moment de la récolte.

- Si des moisissures apparaissent rien n'est perdu ! il faut laver et rincer le kombucha dans du vinaigre, et recommencer.

Je peux vous fournir un champignon si vous voulez tenter l'aventure !


Voir

 C'est fait maison 

Crudescence
http://www.crudessence.com/fr/services/kombucha/

dimanche 22 avril 2012

La CITI, la verrue du capitalisme


La City… Cet Etat dans l’Etat, où l’argent a toujours prospéré, a donné au Royaume-Uni les moyens de financer son expansion coloniale, ses guerres contre Napoléon, sa révolution industrielle. 

En retour, ce statut de grand argentier du royaume a permis à la place financière d’asseoir son pouvoir et de s’imposer comme l'un des piliers majeurs de l’establishment britannique. 

Aujourd’hui, le vénérable Square Mile n’a rien perdu de son influence. Le lord-maire de la City siège de droit au Parlement britannique et se charge de rappeler à ses interlocuteurs où réside le vrai pouvoir. La place londonienne est devenue le premier centre financier de la planète. Plus de la moitié des fonds internationaux y transitent et près de 80 % des actifs des hedge funds européens y sont brassés. 

Ce leadership, la City le tient de son savoir-faire… et de sa réputation. Les détenteurs de capitaux savent qu’ici ils trouveront les meilleures garanties pour optimiser la gestion de leurs dépôts. 

Avec la bénédiction de Westminster, la place financière a essaimé ses ramifications à travers le monde en créant des satellites offshore qui pratiquent souverainement le secret bancaire et la soustraction d’impôts.

Un film de

Mathieu Verboud




Flux opaques

Gibraltar, les îles Vierges, les îles Caïmans, les Bermudes, les îles Anglo-Normandes… près de la moitié des paradis fiscaux du monde battent pavillon britannique.

A Londres, un bataillon de banquiers, fiscalistes, juristes s’affairent pour construire des montages via ces territoires plus avantageux fiscalement et moins contraignants juridiquement. Le système fait basculer en toute légalité le profit, du pays où il a été créé vers ces juridictions où il échappe à l’impôt. Par nature opaques, les flux qui transitent par les paradis fiscaux suivent des circuits extraordinairement complexes qui, au terme d’une valse de transferts bancaires, sauront déjouer toute traçabilité.

Des volumes financiers considérables disparaissent ainsi des radars, principalement au profit des banques, des entreprises et des élites les plus puissantes. On évoque le chiffre de 20 000 milliards de dollars !

Mais les délinquants en col blanc ne sont pas les uniques bénéficiaires du phénomène offshore. Dans ce système aux rouages bien huilés - qui concentre tout de même la moitié du stock mondial d’argent -, les milieux mafieux du monde entier sont aussi conviés au banquet.

Avec la "cécité complaisante" de la place financière, ils recyclent indifféremment l’argent du crime et de la drogue, du terrorisme international et de la corruption…

Autant de flux clandestins dont il sera, là encore, difficile de découvrir l’existence… Sauf accident. John Christensen, directeur du Tax Justice Network (réseau pour la justice fiscale basé à Londres), résume à sa manière la situation : "Si vous voulez cacher une aiguille, vous la mettez dans une botte de foin… Pour les circuits de blanchiment qui veulent recycler l’argent sale, la City est la botte de foin idéale."

Au bout du cycle, l’argent réapparaîtra au grand jour, puis sera réinjecté dans l’économie légale, via les patrimoines fonciers, immobiliers et financiers. Lavé de tout soupçon.


Jean-François Parouty

vendredi 20 avril 2012

mardi 10 avril 2012

Il est temps de se reveiller ^__^



Joyeuses pâques ... pas pour tout le monde.

200.000 enfants, dont la plupart de moins de 15 ans, travaillent à la récolte du cacao vendu massivement en Europe. 10% d'entre eux sont même victimes d'esclavage. Mais pas d'inquiétude, ils seront bientôt adultes, et leur situation deviendra acceptable...

Les droits de l'homme sont réservés aux consommateurs détenteurs du pouvoir d'achat. Gardez le à l'esprit, quand vous serez dans votre hypermarché.

Reportage : http://www.youtube.com/watch?v=RncBhAqcrBA&feature=related