lundi 8 octobre 2012

ETUDE OGM / les empoisonneurs


OGM et étude de Séralini mise en doute : l'EFSA est une agence qui s'auto-protège - Le Nouvel Observateur

La vraie question n’est pas celle de l’étude de Gilles-Eric Séralini, c’est celle de la responsabilité croissante de l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

Un organisme à faible légitimité

D’abord parce qu’un pré-avis, rendu par des non scientifiques fonctionnaires de l’EFSA et deux scientifiques dont on ignore le nom et le parcours, sans aucun débat contradictoire, n’est pas admissible sur le plan déontologique

Ensuite et surtout parce que les critiques sur la méthodologie suivie par l’étude Séralini, à savoir le nombre d’animaux testés, devraient avant tout être adressées à toutes les études que l’EFSA a validé sans exception depuis 10 ans ; qu’en particulier, l’étude de Séralini n’est pas une étude de cancérogénèse mais toxicologique.

Et si elle pose la question de nombreuses tumeurs, où sont les études de cancérogénèse qu’auraient mises en œuvre l’EFSA pour étudier ce point majeur ? Nulle part. On se retrouve comme dans le cas de l’aspartam, où l’EFSA a osé rejeter des études mettant en cause ce produit au motif qu’elles ne remettaient pas en cause l’étude initiale…. qu’ils ont avoué n’avoir pas lue.. à la condition qu’ils l’aient eu un jour…

Enfin parce que, quelles que soient les critiques adressées à l’étude de Séralini, elles illustrent surtout la faiblesse insigne des études validées par l’EFSA et la responsabilité évidente et croissante de cet organisme et de ses experts.

Séralini répond à ses détracteurs



A en croire ses contradicteurs, dont plusieurs sont liés à l’industrie agro-alimentaire, M. Séralini aurait réalisé une étude sans aucune valeur. Il était temps de lui redonner la parole. C’est ce queReporterre a fait, calmement, pour comprendre les arguments scientifiques et revenir à un débat réfléchi.Reporterre - 4 octobre 2012


Le professeur Gilles-Eric Séralini et son équipe scientifique ont publié le 19 septembre dans la revue Food and Chemical Toxicogology une étude concluant à la dangerosité d’un régime alimentaire comprenant un maïs transgénique résistant au pesticide Roundup.
Accompagnée d’une vaste opération de communication (film et livre grand-public lancés au même moment), cette publication a suscité un fort émoi public. Très rapidement se sont déclenchés des contrefeux vigoureux : les critiques se sont multipliées, contestant la valeur scientifique de l’étude. Si certaines émanent de chercheurs honnêtes, avec qui Reporterre est en relation, beaucoup sont mises en scène par le lobby agro-industriel, tandis que des censeurs parmi les plus virulents sont nettement liés à l’industrie chimique.
Dans cette polémique, l’enjeu de la véracité des faits étudiés tend à se perdre. C’est pourquoi il a paru nécessaire à Reporterre de redonner la parole à Gilles-Eric Séralini, calmement, pour connaître ses réponses aux arguments, légitimes mais pas définitifs, que lui opposent ses contradicteurs.
Voici ses réponses :

M. Séralini explique d’abord les grandes lignes de l’étude qu’il a dirigée.
Première question : le contrôle de micotoxines dans la nourriture des animaux étudiés n’est pas détaillé dans l’article publié. A-t-il été bien mené ?
M. Séralini répond que l’expérience a suivi toutes les règles relatives aux"bonnes pratiques de laboratoire" suivies par les établissements d’expérimentation. La composition de la nourriture et la présence des mycotoxines et autres éléments étaient précisément contrôlées. Mais il n’était pas possible d’indiquer tous ces détails dans l’article princeps, c’est-à-dire principal.
Celui-ci devrait être suivi, si l’on comprend bien, d’autres articles détaillant les conditions de l’expérience.
Deuxième question : les groupes témoins de rats mâles et femelles étaient trop restreints dans l’étude, ne comportant que dix animaux. Cela n’enlève-t-il pas la valeur des résultats trouvés ?
M. Séralini répond qu’on peut toujours faire mieux. L’idéal aurait été d’avoir soixante-cinq rats par groupe. Mais c’est impossible [en raison du coût que cela représente, comprenons-nous]. Toutes les études se font habituellement avec des groupes de dix rats. M. Séralini souligne qu’il n’a pas mené une étude de cancérogenèse [c’est-à-dire visant à vérifier si le produit étudié provoque des tumeurs cancéreuses], mais une étude de toxicologie [étudiant des effets toxiques, qu’elle qu’en soit la nature], qui est "la première étape" avant une étude de cancérogenèse. Les normes OCDE pour ces études demandent qu’il y ait dix rats par groupe.
Troisième question : sur dix individus par groupe, la valeur statistique des résultats observés sur les groupes est très faible.
M. Séralini répond que l’on peut dire cela de toutes les études. Il affirme que 98 % des études toxicologiques de recherche portent sur trois à quatre rats par groupe. Et que les études réglementaires sur les OGM, qui ne durent que trois mois [alors que son étude a suivi les animaux pendant deux ans], comprennent dix rats par groupe. C’est d’ailleurs, dit-il, un reproche qu’ont émis les agences réglementaires à l’égard d’un test présenté par la société Monsanto ; mais elles n’ont pas exigé le retrait du maïs transgénique concerné.
Quatrième question : la souche de rats utilisée, Sprague-Dawley, présente des spontanément des tumeurs cancéreuses.
M. Séralini répond que cette souche de rats est utilisée dans presque tous les tests, et c’est en particulier la souche qui a servi pour homologuer tous les OGM. L’étude de M. Séralini a duré plus longtemps, et il est exact que des tumeurs se développent en fin d’expérience. Mais ce qui compte,"c’est le différentiel par rapport au [groupe] contrôle". Et il faut aussi une souche "suffisamment sensible aux tumeurs pour représenter quelque chose de proche de l’humain". Ici, l’étude a montré les perturbations hormonales [induites par l’alimentation comprenant un OGM et le pesticide Roundup].
Par ailleurs, il y a de nombreuses observations sur chaque rat, donc de nombreuses valeurs qui, par des méthodes statistiques complexes, ont permis de mettre en évidence diverses corrélations. Les observations ont été de plusieurs types : anatomo-pathologiques, biochimiques, micro-biologiques, et comportementales.
Cinquième question : d’autres études ont été menées avec des animaux nourris aux OGM sur de longues durées. L’étude dirigée par le professeur Séralini ne serait donc pas exceptionnelle. L’intervieweur produit trois études.
M. Séralini répond que ces trois études ne sont pas toxicologiques. Il précise que l’étude qu’il a dirigé est la plus longue, "vie entière", sur cet OGM, le maïs NK 603. Il souligne qu’il n’existe pas, par ailleurs, d’étude à longue durée sur l’exposition au pesticide Roundup, qui est le plus répandu dans le monde. Des études existent sur son composant principal, le glyphosate, mais pas sur le Roundup en tant que tel.
Sixième question : si les OGM ont des effets aussi néfastes que semble l’indiquer l’étude de M. Séralini, pourquoi ne les observe-t-on sur les animaux et les populations qui consomment des OGM, notamment aux Etats-Unis, depuis plus de dix ans ?
M. Séralini répond qu’il n’y a pas de traçabilité dans ce pays sur les OGM, et que l’on ne peut donc pas y mener une étude épidémiologique sur les aliments transgéniques. Il se trouve qu’on observe énormément de pathologies hépato-rénales. On ne peut pas les attribuer aux OGM et au Roundup, mais les produits mal évalués pour la santé peuvent en être responsables.
Septième question : que se passe-t-il en Argentine et au Brésil qui cultivent à grande échelle les produits transgéniques.
M. Séralini répond qu’il est dommage que seule une petite équipe comme celle qu’il dirige à Caen étudie les effets du pesticide Roundup. Il y a un vrai doute sur la manière dont on évalue les maladies chroniques. Le système hormonal semble perturbé par ces produits. Il est anormal qu’il n’y ait pas d’études à long terme sur ce type de produits.
Propos recueillis par Eduardo Febbro et Hervé Kempf

La mort est dans le pré..il faut que cela change.

samedi 6 octobre 2012

Avant le dernier Rhino ...



1.Forever Wild - Save the Rhino Campaign:

2. Stop Rhino Poaching:

3. Stop Illegal Chinese Trade in Black Rhino Horn:

4. Rights for Rhinos petition:

5. Complete ban on trophy hunting in South Africa & full census carried out:

6. Support Anti-Poaching Efforts For Rhinos:

7. Rhinoceros in South Africa need your help before their extinction

8. Worst rhino poaching in decade:

9. China - stop the killing of elephants and rhinos across Africa!

10. South African Government: Put a stop to the poaching of Rhino's in South Africa:

11. "Say no to C.I.T.E.S lifting the ban on Rhino horn trade"

12. Protection of our Rhino's and sever punishment for poachers and illegal syndicates related to Rh

13. Stop Hunting Endangered White Rhinos:

14. Join the Fight to Save Rhinos from Poaching

15. Increase Rhino anti poaching patrols in South Africa

16. Save Javan Rhinos from Extinction!

17. Crack Down on African Rhino Poaching!

18. Save Rhinos From Slaughter: Stop Vietnamese Traffickers!

19. Say "NO" to Rhino industrial Farming and legalizing the sale of Rhino horns

20. South Africa: Leave the Rhinos Alone!

21.Rhinos Beeing Brutally Killed For Their Horns

AVAAZ PETITIONS: 

►1.Save South Africa's Rhinos:


►2. South African Defence Force (Military) must stop our Rhino from being killed by Poaching syndicates.

►3. Save the Rhinos!


More information

Rhino population statistics
African species
Black Rhino: 4,838 IUCN Red List Classification: Critically Endangered
White Rhino: Approx 20,000, up from fewer than 100 in 1900. IUCN Red List Classification: Near Threatened
South Africa rhino population: 1,916 Black, 18,780 White 

Asian species 
Greater-one Horned: 2,913. IUCN Red List Classification: Vulnerable 
Javan: No more than 50. IUCN Red List Classification: Critically endangered
Sumatran: Fewer than 200. IUCN Red List Classification: Critically endangered

South Africa poaching numbers 
Source: SANParks
2009: 122 rhinos
2010: 333 rhinos 
2011: 448 rhinos, 19 critically endangered Black. 
Arrests in 2010: 165
Arrests in 2011: 232

For additional information or to request an expert interview, please contact:
WWF: Alona Rivord, arivord@wwfint.org, direct +41 22 364 9250, mobile +41 79 959 1963
TRAFFIC: Richard Thomas, richard.thomas@traffic.org, direct +44 1223 279 068, mobile +44 752 6646 216

PLUD de ZOOs, PLUS de CIRQUES !


Pour des cirques sans animaux sauvages : petition

Code Animal : pétition

vendredi 28 septembre 2012

Paul Watson

Extrait du livre "Entretien avec un Pirate" paru en mai 2012 aux Éditions Glénat





jeudi 27 septembre 2012

Marie-Monique ROBIN , journaliste d'investigation



http://www.m2rfilms.com/crbst_0.html

M.M Robin :

« Comment on nourrit les gens ? » Si on fait des produits absolument sans pesticides, c’est 40% de production en moins, 50% de coûts en plus ». C’était dernièrement dans la bouche du représentant de l’industrie agro-alimentaire, confronté aux constats de « Notre poison quotidien » sur un plateau télé.
 
Sous une juste préoccupation, l’argument 1000 fois entendu, dernier retranchement des défenseurs d’un certain modèle agricole… « le pire à l’exception de tous les autres ». C’est à ce soi-disant réalisme, qu’il faut répondre aujourd’hui. Car dans un monde où s’alimenter n’est pas à la portée de tous, l’agriculture paysanne dispose d’alternatives, et si l’on prend en compte les dépenses indirectes, elles ne sont pas plus coûteuses ni moins productives que le modèle industriel.

« Comment on nourrit les gens ? », mais pour de bon : voilà le sujet de mon prochain documentaire.




http://robin.blog.arte.tv/

jeudi 20 septembre 2012

GUIDE DES PRODUITS SANS OGM

LE GUIDE GREENPEACE  avec ou sans OGMs

faites passer le message !

Guide à telecharger : http://guide-ogm.greenpeace.fr/guideogm.pdf


LES OGM SONT DES POISONS

Des chercheurs français ont étudié secrètement, pendant deux ans, 200 rats nourris au maïs transgénique. Tumeurs, pathologies lourdes… une hécatombe. Et une bombe pour l'industrie OGM.



Photo du film "Tous cobayes ?". (Jean-Paul Jaud / ©J+B Séquences)


(Cet article paraît dans le "Nouvel Observateur" daté du 20 septembre 2012) 

C’est une véritable bombe que lance, ce 19 septembre à 15 heures, la très sérieuse revue américaine "Food and Chemical Toxicology" - une référence en matière de toxicologie alimentaire - en publiant les résultats de l’expérimentation menée par l’équipe du français Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen. Une bombe à fragmentation : scientifique, sanitaire, politique et industrielle. Elle pulvérise en effet une vérité officielle : l’innocuité du maïs génétiquement modifié.

Lourdement toxique et souvent mortel

Même à faible dose, l’OGM étudié se révèle lourdement toxique et souvent mortel pour des rats. A tel point que, s’il s’agissait d’un médicament, il devrait être suspendu séance tenante dans l’attente de nouvelles investigations. Car c’est ce même OGM que l’on retrouve dans nos assiettes, à travers la viande, les œufs ou le lait. 
En 2006, c’est comme un véritable thriller que commence cette recherche, dont le maître d’œuvre, Gilles-Eric Séralini, divulgue lui-même les conclusions dans un ouvrage à paraître la semaine prochaine ("Tous cobayes !", Flammarion, en librairie le 26 septembre).

Nom de code In Vivo

Jusqu’en 2011, les chercheurs ont travaillé dans des conditions de quasi-clandestinité. Ils ont crypté leurs courriels comme au Pentagone, se sont interdit toute discussion téléphonique et ont même lancé une étude leurre tant ils craignaient un coup de Jarnac des multinationales de la semence.
Le récit de l’opération – nom de code In Vivo - évoque la très difficile récupération de semences de maïs OGM NK 603, propriété brevetée de Monsanto, par le truchement d’un lycée agricole canadien. Puis la récolte et le rapatriement des "gros sacs de jute" sur le port du Havre fin 2007, avant la fabrication de croquettes dans le secret le plus total et la sélection de deux cents rats de laboratoires dits "Sprague Dawley". Bilan ? Glaçant : "Après moins d’un an de menus différenciés au maïs OGM, confie le professeur Séralini, c’était une hécatombe parmi nos rats, dont je n’avais pas imaginé l’ampleur".

Pathologies lourdes, tumeurs mammaires

Tous les groupes de rats, qu’ils soient nourris avec le maïs OGM traité ou non au Roundup, l'herbicide de Monsanto, ou encore alimentés avec une eau contenant de faibles doses d’herbicide présent dans les champs OGM, sont frappés par une multitude de pathologies lourdes au 13e mois de l’expérience. Chez les femelles, cela se manifeste par des explosions en chaine de tumeurs mammaires qui atteignent parfois jusqu’à 25% de leur poids. Chez les mâles, ce sont les organes dépurateurs, le foie et les reins, qui sont atteints d’anomalies marquées ou sévères. Avec une fréquence deux à cinq fois plus importante que pour les rongeurs nourris au maïs sans OGM. 
Comparaison implacable : les rats nourris au maïs OGM déclenchent donc de deux à trois fois plus de tumeurs que les rats nourris sans OGM quel que soit leur sexe. Au début du 24e mois, c’est-à-dire à la fin de leur vie, de 50% à 80% des femelles nourries aux OGM sont touchées contre seulement 30% chez les sans-OGM.
Surtout, les tumeurs surviennent nettement plus vite chez les rats nourris aux OGM : vingt mois plus tôt chez les mâles, trois mois plus tôt chez les femelles. Pour un animal qui bénéficie de deux ans d’espérance de vie, l’écart est considérable. A titre de comparaison, un an pour un rongeur, c’est à peu près l’équivalent d’une quarantaine d’années pour un homme…
 

Exiger des comptes

C’est forte de ces conclusions que Corinne Lepage, dans un livre qui paraît vendredi 21 septembre ("La vérité sur les OGM, c’est notre affaire", Editions Charles Léopold Mayer), entend bien exiger des comptes auprès des politiques et des experts, français et européens, des agences sanitaires et de la Commission de Bruxelles, qui se sont si longtemps opposés et par tous les moyens au principe d’une étude de longue durée sur l'impact physiologique des OGM.
Cette bataille, l’ex-ministre de l’Ecologie et première vice-présidente de la commission Environnement, Santé publique et Sécurité alimentaire à Strasbourg, la mène depuis quinze ans au sein du Criigen (Comité de Recherche et d’Information indépendantes sur le Génie génétique) avec Joël Spiroux et Gilles-Eric Séralini. Une simple association 1901 qui a pourtant été capable de réunir de bout en bout les fonds de cette recherche (3,2 millions d’euros) que ni l’Inra, ni le CNRS, ni aucun organisme public n’avaient jugé judicieux d’entreprendre.

Une étude financée par Auchan et Carrefour

Comment ? Autre surprise : en sollicitant la Fondation suisse Charles Léopold Mayer. Mais aussi les patrons de la grande distribution (Carrefour, Auchan..), qui se sont réunis pour l'occasion en association. Depuis la vache folle, ces derniers veulent en effet se prémunir de tout nouveau scandale alimentaire. A tel point que c’est Gérard Mulliez, fondateur du groupe Auchan, qui a débloqué les premiers financements.
L’étude du professeur Séralini laisse donc présager une nouvelle guerre meurtrière entre pro et anti-OGM. Les agences sanitaires exigeront-elles de toute urgence des études analogues pour vérifier les conclusions des scientifiques français ? Ce serait bien le moins. Monsanto, la plus grande firme mondiale de semences transgéniques, laissera-t-elle faire ? Peu probable : sa survie serait en jeu. Pour une seule plante OGM, il y a une centaine de variétés. Ce qui impliquerait au moins une dizaine d'études de 100 à 150 millions d’euros chacune !

Le temps de la vérité

Sauf que, dans cette nouvelle confrontation, le débat ne pourra plus s’enliser comme par le passé. Dés le 26 septembre, chacun pourra voir au cinéma le film choc de Jean-Paul Jaud, "Tous Cobayes ?", adapté du livre de Gilles-Eric Séralini, et les terribles images des rats étouffant dans leurs tumeurs. Des images qui vont faire le tour de la planète et d’internet, puisqu'elles seront diffusées sur Canal+ (au "Grand Journal" du 19 septembre) et sur France 5 (le 16 octobre dans un documentaire). Pour les OGM, l’ère du doute s’achève. Le temps de la vérité commence.
Etude publié par la revue américaine "Food and Chemical Toxicology" :


> A lire : l'interview de Gilles-Eric Séralini, ainsi que des extraits de son livre "Tous cobayes!" (Flammarion), dans "Le nouvel Observateur" du 20 septembre.
 


Téléchargez le magazine :  









source

mardi 11 septembre 2012

Les animaux en toute conscience


Les animaux en toute conscience


Par PIERRE JOUVENTIN éthologiste, directeur de recherche au CNRS (1) ET DAVID CHAUVET juriste (2)
Darwin affirmait, il y a cent cinquante ans, qu’il n’y a pas une différence de nature mais de degré entre l’homme et les autres espèces animales. Pourtant, il y a encore quelques décennies, parler chez l’animal de conscience, c’est-à-dire des états supérieurs de l’activité intellectuelle, eût été inconcevable dans les milieux scientifiques. Il y régnait un climat de «mentaphobie» dénoncé par Donald Griffin, fondateur de l’éthologie cognitive. Ce temps semble définitivement révolu. A l’issue d’un congrès à l’université de Cambridge sur le sujet, des scientifiques internationaux renommés, dont Stephen Hawking, ont signé le 7 juillet une Déclaration de conscience des animaux (3), dont la conclusion est que «les humains ne sont pas les seuls à posséder les substrats neurologiques qui produisent la conscience. Les animaux non humains, soit tous les mammifères, les oiseaux, et de nombreuses autres créatures, comme les poulpes, possèdent aussi ces substrats neurologiques».
Le néocortex n’est donc plus considéré comme indispensable pour penser finement. Dès 1920, on a démontré que les abeilles utilisent des concepts mathématiques pour indiquer leur butin aux congénères. Or les insectes ne possèdent pas de cerveau mais des ganglions nerveux, de même que le poulpe, mollusque de génie ! Ces vingt dernières années, une avalanche de découvertes nous a réconciliés avec le règne animal dont nous nous croyions si éloignés. Les éléphants coopèrent pour trouver des solutions. Les rats estiment plus urgent de délivrer leurs congénères enfermés que de déguster des friandises. Les chimpanzés apprennent à leurs jeunes à fabriquer et à utiliser des outils pour casser des noix. Les grands singes, les dauphins, les cochons, les éléphants et même les pies se reconnaissent dans un miroir, test classique de la conscience de soi que les enfants ne réussissent pas avant 18 mois. Mais les implications ne sont pas uniquement scientifiques. Elles sont aussi éthiques, juridiques et politiques. Pourrons-nous continuer de traiter les animaux comme des choses ? Pendant la canicule, les images de ces hangars où s’entassaient les cadavres d’animaux avaient de quoi couper l’appétit de ceux qui ont un cœur en plus d’un estomac.
Notre code civil témoigne de cette chosification de l’animal, qu’il qualifie archaïquement de bien meuble (article 528) quand, en Allemagne ou en Suisse, les animaux sont expressément distingués des choses. Opposés à la reconnaissance juridique de la sensibilité des animaux, les lobbies de la chasse et de l’élevage ont obtenu lors du quinquennat précédent la mise à l’écart de toute réforme en la matière. Bref, en France, les animaux ne pensent pas parce que les chasseurs votent.
(1) Auteur de «Kamala, une louve dans ma famille», Flammarion, 2012. (2) Auteur de «la Personnalité juridique des animaux jugés au Moyen Age», l’Harmattan, 2012. (3) http://io9.com/5937356/prominent-scientists-sign-declaration-that-animals-have-conscious-awareness-just-like-us.
source : http://www.liberation.fr/sciences/2012/08/30/les-animaux-en-toute-conscience_842936

vendredi 24 août 2012

RADIO FELINE FM emission spéciale Mezilles



"Tout est passible" : une émission radio sur Feline FM pour Eeux.
Spéciale Mezilles avec Marco représentant le C.C.E.A

Horaire de diffusion :
SAMEDI : 13 H / 22H
Dimanche : 10H
Lundi : 01h / 9H et 20 H
Mardi 13 et 22 H
Mercredi : 05 H/16 H
Jeudi : 18 H

- Pour écouter : http://www.felinefm.com/
- Pour rejoindre la page sur FaceBook :https://www.facebook.com/tout.est.passible



samedi 4 août 2012

VIVISECTION ABOLITION !!


Les victoires se cumulent, et l'empire contre attaque :-) http://www.maxisciences.com/exp%e9rimentation-animale/royaume-uni-le-blocus-sur-l-039-import-des-animaux-de-laboratoire-freine-la-recherche_art22767.html Merci à Zoran d'avoir recentré le débat car au royaume des aveugles... les borgnes sont les rois :-)
extrait : 
Phil Willis, président du groupement des associations sur la recherche médicale, a expliqué "les patients, les politiques et l'opinion doivent se demander si nous allons accepter une situation où la recherche pour le développement de traitements efficaces est entravée en raison de l'opposition d'une minorité". Une position partagée par l'ancien ministre des Sciences Paul Drayson qui a indiqué dans le Times que même si "une petite proportion" des animaux de laboratoire provient de l'étranger, ils "contribuent de manière significative au développement de nouveaux médicaments pour combattre les maladies". Si cette situation perdure, "la recherche dans nos universités va diminuer et plus de gens vont souffrir et mourir", a t-il également ajouté.

Traduire : moins d'argent va rentrer dans les poches de l'industrie pharmaceutique, qui refusent de mettre en oeuvre des methodes substitutives

Après une campagne vigoureuse de la part de PETA et de ses filiales, Air China a maintenant confirmé de rejoindre les autres compagnies aériennes qui refusent de transporter des primates pour les laboratoires pour les soumettre à des expériences terrifiantes.
Cette victoire a été obtenue grâce aux efforts de milliers de personnes concernées à travers le monde qui ont contacté Air China à travers PETA. C’est près de 30.000 e-mails qui ont été deposes sur les bureaux d'Air China à travers le monde.
Par ce fait, Air China ne participe plus désormais à ce commerce sanglant, les expérimentateurs auront plus de mal à mettre la main sur plus de victimes.
Merci beaucoup à vous et à tous vos sympatisants pour vos efforts. Nous n'aurions jamais pu gagner cette victoire pour la défense de ses animaux sans vous!

Continuons sur cette lancé. S'il vous plaît exhortons les rares compagnies aériennes qui profitent encore de cette activité cruelle pour arrêter le transport des singes qui sont torturés et tués dans les laboratoires.

sincèrement,

PETA
PETITION EN LIGNE
http://action.peta.org.uk/ea-action/action?ea.client.id=5&ea.campaign.id=13644


LISTE COMPLETE DES PRODUITS NON TEST2S SUR LES ANIMAUX  : http://www.international-campaigns.org/supports-militants/Triptyque_IC.pdf

vendredi 3 août 2012

LYDIA ET CLAUDE BOURGUIGNON : L’ALERTE!


Triste constat sur les sols notre planète. Dégradation biologique, chimique et physique, la terre exsangue… Et si on commençait par là.


  • 28/05/12
  •  
  • Par Jean-Marcel Bouguereau,
    éditorialiste




Pionniers du genre, leur réflexion intelligente sur l’état des sols apporte des solutions révolutionnaires pour calmer les ardeurs de notre suprématie dévorante.
Lydia et Claude Bourguignon sont, à leur manière, des prophètes modernes. Des prophètes de bonheur. Vous les avez peut-être vus dans l’excellent film de Coline Serreau, Solutions locales pour un désordre global. Avec Pierre Rabhi, Dominique Guillet, de Kokopelli, qui milite pour la biodiversité des semences, ils nous laissaient entrevoir, au-delà de la simple dénonciation d’un système agricole productiviste, de nouveaux systèmes agricoles alternatifs plus respectueux de la nature. Lydia et Claude Bourguignon ne mâchent pas leurs mots :
Le dernier refuge du Stalinisme, c’est l’agriculture : on nous affirme que sans engrais, ça ne poussera pas, que sans Monsanto et les OGM, on va tous mourir de faim. Alors que les OGM sont une catastrophe écologique, leur arrivée en Argentine a fait multiplier par quatre les doses de pesticides, les sols sont complétement morts... “.
Leur constat s’appuie sur trente ans d’expérience commune, d’abord au sein de l’INRA puis, lorsqu’ils se rendent compte que toute recherche agronomique indépendante est bridée, dans le laboratoire d’analyse des sols qu’ils ont créé, le LAMS. Leur modestie les empêche de se définir comme “médecins des sols“ mais c’est la définition qui leur convient le mieux. N’est-ce pas Anselme Selosse (des Champagne Jacques Selosse) qui disait : "Sans eux, je ne serais pas là où je suis, nous sommes nombreux à leur devoir une fière chandelle"? La liste des domaines viticoles pour lesquels ils ont travaillé parle pour eux : Romanée Conti, Chaves, Beaucastel, Estoublon, Daumas-Gassac !
Mais avant d’en arriver là, ce fut une longue traversée du désert. Car il n’est jamais facile d’être à contre-courant. De prôner le bio, alors que c’est l’agriculture intensive qui est encouragée avec les soutiens des lobbies agro-alimentaires. Mais depuis la fondation de leur laboratoire, en 1990, ils ont multiplié les analyses de sol, plus de 10 000. Il faut les voir dans les tranchées qu’ils creusent au milieu des champs, entourés d’une grappe de paysans curieux de voir des scientifiques leur rendre visite et se crotter les bottes avec eux. “Nous, disent-ils, on s’abaisse à faire de la vulgarisation“. Et ils savent faire.
Leur argumentation est rodée par des centaines de conférences avec des agriculteurs dubitatifs devant ces défenseurs du bio. On les voit avec leur microscope présenter à ces paysans une coupe de leur sous-sol. Un sol souvent mort par une utilisation intensive des pesticides, du round up de Monsanto. Et mort également par l’usage frénétique des tracteurs et des charrues, ces “ armes de destruction massive“ qui, en tassant les sols, finissent par le rendre compact, imperméable aux eaux de pluies et évidemment dépourvue de toute ces insectes et de ces vers de terre qui permettent les échanges entre la surface du sol et les couches plus profondes. C’est la différence entre un sol mort et un sol vivant. Entre un sol soumis aux rendements intensifs et un sol qui respire. La terre est vidée de toutes ses matières nutritives.
Pionniers du genre, leur réflexion intelligente sur l’état des sols apporte des solutions révolutionnaires pour calmer les ardeurs de notre suprématie dévorante.
Lydia et Claude Bourguignon sont, à leur manière, des prophètes modernes. Des prophètes de bonheur. Vous les avez peut-être vus dans l’excellent film de Coline Serreau, Solutions locales pour un désordre global. Avec Pierre Rabhi, Dominique Guillet, de Kokopelli, qui milite pour la biodiversité des semences, ils nous laissaient entrevoir, au-delà de la simple dénonciation d’un système agricole productiviste, de nouveaux systèmes agricoles alternatifs plus respectueux de la nature. Lydia et Claude Bourguignon ne mâchent pas leurs mots :
Le dernier refuge du Stalinisme, c’est l’agriculture : on nous affirme que sans engrais, ça ne poussera pas, que sans Monsanto et les OGM, on va tous mourir de faim. Alors que les OGM sont une catastrophe écologique, leur arrivée en Argentine a fait multiplier par quatre les doses de pesticides, les sols sont complétement morts... “.
Leur constat s’appuie sur trente ans d’expérience commune, d’abord au sein de l’INRA puis, lorsqu’ils se rendent compte que toute recherche agronomique indépendante est bridée, dans le laboratoire d’analyse des sols qu’ils ont créé, le LAMS. Leur modestie les empêche de se définir comme “médecins des sols“ mais c’est la définition qui leur convient le mieux. N’est-ce pas Anselme Selosse (des Champagne Jacques Selosse) qui disait : "Sans eux, je ne serais pas là où je suis, nous sommes nombreux à leur devoir une fière chandelle"? La liste des domaines viticoles pour lesquels ils ont travaillé parle pour eux : Romanée Conti, Chaves, Beaucastel, Estoublon, Daumas-Gassac !
Mais avant d’en arriver là, ce fut une longue traversée du désert. Car il n’est jamais facile d’être à contre-courant. De prôner le bio, alors que c’est l’agriculture intensive qui est encouragée avec les soutiens des lobbies agro-alimentaires. Mais depuis la fondation de leur laboratoire, en 1990, ils ont multiplié les analyses de sol, plus de 10 000. Il faut les voir dans les tranchées qu’ils creusent au milieu des champs, entourés d’une grappe de paysans curieux de voir des scientifiques leur rendre visite et se crotter les bottes avec eux. “Nous, disent-ils, on s’abaisse à faire de la vulgarisation“. Et ils savent faire.
Leur argumentation est rodée par des centaines de conférences avec des agriculteurs dubitatifs devant ces défenseurs du bio. On les voit avec leur microscope présenter à ces paysans une coupe de leur sous-sol. Un sol souvent mort par une utilisation intensive des pesticides, du round up de Monsanto. Et mort également par l’usage frénétique des tracteurs et des charrues, ces “ armes de destruction massive“ qui, en tassant les sols, finissent par le rendre compact, imperméable aux eaux de pluies et évidemment dépourvue de toute ces insectes et de ces vers de terre qui permettent les échanges entre la surface du sol et les couches plus profondes. C’est la différence entre un sol mort et un sol vivant. Entre un sol soumis aux rendements intensifs et un sol qui respire. La terre est vidée de toutes ses matières nutritives.


Or, des solutions existent que Lydia et Claude expérimentent dans les campagnes, avec l’utilisation d’engrais naturels et des techniques de semis direct sous couvert qui ne sont révélées aussi efficaces que le labour. Pour les Bourguignon, nous ne faisons plus de l’agriculture mais de la pathologie végétale, en essayant de “maintenir vivantes des plantes qui ne demandent qu’à mourir tellement elles sont malades“. C’est que Lydia et Claude sont depuis longtemps convaincu des avantages du bio. En 1983 ils s’expatrient pour une année sabbatique aux USA. Ils découvrent les méfaits de la surconsommation : “Nous avons pris sept kilos chacun, et sommes rentrés en vitesse avant que les enfants ne deviennent complétement bouffis“, s’amuse Lydia.


Mais quarante ans plus tard, le diagnostic est alarmant : Pour Claude Bourguignon, 25 % des terres cultivables ont été stérilisées par l’agrochimie : “les sols lâchent. Partout. Il faut s’en occuper ! Sinon nous risquons de voir resurgir des famines à une échelle jamais vue auparavant dans l’histoire de l’humanité. Tous ce que les écologistes sérieux ont avancé depuis trente ans se vérifie. Nous jouons à l’heure actuelle l’avenir de notre civilisation.“