jeudi 20 mars 2014

JOURNEE SANS VIANDE !! toutes les raisons de ne pas manger de viande


Journée sans viande : 8 raisons pour ne plus manger de produits animaux

Par Association L214

Ce jeudi 20 mars, c'est la journée mondiale du bonheur, adoptée à l'unanimité par les membres de l'ONU en 2012. Coïncidence ? Depuis 30 ans, le 20 mars célèbre chaque année la journée mondiale sans viande. Pas de viande dans l'assiette et le sourire aux lèvres : si c'était la recette du bonheur ?

Les raisons de profiter de cette journée pour végétaliser son alimentation ne manquent pas : on vous en a sélectionné huit.

1. Vous faites encore mieux que la circulation alternée...

...en matière d'émissions de gaz à effet de serre (GES). Chaque fois que vous préférez les falafels au kebab ou le steak végétal au tournedos, vous vous épargnez (et vous épargnez à la planète) les GES d'un aller-retour Paris-Bucarest en voiture.


2. La viande heureuse : fin d'un mythe

Vous êtes opposé(e) à la cruauté exercée sur les animaux, mais vous ne voyez pas d'inconvénient à ce que des animaux bien traités et tués sans souffrance puissent être élevés et abattus pour la consommation ? Diagnostic : vous êtes atteint par le mythe de la viande heureuse.

En vérité, il n'y a pas de vache soulagée d'être séparée de son veau, pas de cochon castré à vif sans douleur, pas de poussin volontaire pour passer à la broyeuse dans les couvoirs, pas de mort douce dans les abattoirs.

L'agriculture biologique, ultra-minoritaire, n'exempte pas les animaux de ces pratiques brutales.

Et dans votre quotidien, au snack, au restaurant, au supermarché, l'immense majorité des produits animaux sont le reflet du modèle agricole français : de l'élevage intensif pour 80% des poules et des poulets, pour 95% des cochons, ou encore 99% des lapins.

3. Plus rien ne vous empêche de craquer pour Esther et Samuel

Il est adorable, elle est malicieuse : Samuel et Esther sont deux rescapés de l'industrie de l'élevage.

Petit veau de la production laitière, Samuel cumulait les "défauts" : mâle – donc ne présentant pas d'intérêt pour la laiterie – et chétif – donc pas bon à produire de la viande.

Fluet porcelet rose bonbon, Esther était aussi trop fragile pour être rentable. Tous deux ont été recueillis in extremis dans un refuge et dans une famille.

Depuis leurs sanctuaires, Samuel et Esther enseignent au monde entier que les animaux sont, comme eux, des êtres doués d'émotions, intelligents et attachants. Que l'on préfère heureux et vivants que démembrés et tranchés sous cellophane.


"Maintenant je peux te regarder en paix, désormais je ne te mange plus." Franz Kafka (Esther The Wonder Pig/DR)

4. Les antibiotiques, très peu pour vous

Plus de la moitié des antibiotiques distribués dans le monde sont consommés... par les animaux, notamment dans les élevages. Dans les élevages intensifs, les antibiotiques leur sont administrés de façon quasi-systématique, incorporés à l'aliment ou à l'eau de boisson, même en l'absence de pathologie avérée. Cette situation aggrave le phénomène d'antibiorésistance des bactéries transmissibles à l'homme. 

En mars 2014, l'UFC-Que Choisir a révélé que 26 échantillons de poulets et de dindes sur 100 vendus dans le commerce sont porteurs de bactéries E-coli majoritairement résistantes aux antibiotiques.

De par sa production intensive, l'élevage crée les conditions idéales pour l’émergence et la propagation de nouveaux pathogènes. En revanche, il n’y a jamais eu de "grippe légumière" ni de "maladie du petit pois fou" !

5. Végétariens en pleine forme

"Les alimentations végétariennes (y compris le végétalisme) menés de façon appropriée sont bonnes pour la santé, adéquates sur le plan nutritionnel et bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies" : c’est la position officielle de la plus grande association de nutritionnistes au monde, l'Association américaine de diététique (ADA), qui compte 72.000 membres.

Détendez-vous, tout va bien se passer !

6. La gastronomie végétalienne va vous surprendre

À cet instant, si vous imaginez trois feuilles de salade se battant misérablement en duel au bord d'une assiette, chassez de votre esprit cette vilaine image et visitez tout de suite les nombreux blogs culinairesdédiés à la cuisine végétale.

De la cuisine la plus traditionnelle aux créations et saveurs les plus originales, la gastronomie éthique et végétale va vous étonner. Et c'est tendance ! Le chef le plus étoilé au monde Joël Robuchon estime que "la cuisine végétarienne sera celle des dix prochaines années". 

D'ailleurs, pourquoi ne pas célébrer ce soir la journée sans viande dans l'un des nombreux restaurants végétariens à Paris ou ailleurs ?

7. Ils s'y sont mis... Et vous ?

Joaquin Phoenix, Nathalie Baye, Mike Tyson, Natalie Portman, Moby, Pink, James Cameron... et même Al Gore et Bill Clinton. Tous ont un point commun : ne plus manger de viande ou de produits animaux.


Ils l'ont fait pour les animaux, pour l'environnement ou pour préserver leur santé. Et leur nombre va croissant : des personnalités aussi influentes qu'Oprah Winfrey proposent même un "Guide du vegan débutant" sur leur site internet.

8. Prenez de l'avance sur 2050...

L'Institut international de l'eau de Stockholm, le prédit :

"Il n’y aura pas suffisamment d’eau disponible sur nos terres agricoles pour produire de la nourriture pour une population qui devrait atteindre neuf milliards d'habitants en 2050, si nous suivons les tendances alimentaires actuelles dans les pays occidentaux." 

D'après les scientifiques, une alimentation riche en viande utiliserait dix fois plus d'eau qu'un régime végétarien, du fait des quantités d'aliments mobilisées pour nourrir les animaux des élevages.

En 2050, volontaires ou pas, nous n'aurons pas d'autre choix que d'abandonner les produits carnés. Prenez de l'avance ! Le sort des humains, des animaux et de la planète n'attend pas.


Les produits du "Boucher végétarien" attirent de plus en plus

désolée pour la pub inevitable!


Source :
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1161058-journee-sans-viande-huit-raisons-pour-ne-plus-manger-de-produits-animaux.html

mardi 18 mars 2014

ORYLAG : histoire d'un mensonge et encore de la barbarie !


ORYLAG : l’histoire d’une hypocrisie…en fourrure !
Un lapin créé pour remplacer les visons et chinchilla...soit disant...




Peu de personnes savent que le lapin ORYLAG est une race “spéciale fourrure” qui avait été imaginée dans les années 80 pour mettre un termes aux élevages d’autres animaux à fourrure comme le vison ou le chinchilla. Ces animaux inconsommables par l’homme et dont l’exploitation pour leur fourrure “seulement” était considérée, alors, comme inacceptable.

Qu’en est il aujourd’hui ?
Force est de constater que le but initial de ce programme couteux financé par le département de génétique animale de l’INRA (cad : sauver des visons et des chinchillas en les remplaçant par des lapins) n’a pas du tout été respecté.

Aujourd’hui les fermes d’élevages de visons perdurent en France et se développent de manière exponentielle au niveau mondial (20 millions de visons tués en 2000 / 66 millions de visons tués en 2013). Idem pour les autres animaux…
D’ailleurs c’est un autre son de cloche que l’on retrouve aujourd’hui sur le site de la coopérative des éleveurs d'ORYLAG puisque les éleveurs admettent vouloir surfer « sur la tendance du retour de la fourrure » (dans la mode ndlr).
Toujours sur ce site, il est particulièrement choquant de voir à quel point les fourreurs instrumentalisent l’écologie pour servir leurs intérêts. Nous pouvons y lire cette phrase mystérieuse : «  l’ORYLAG s’inscrit dans une démarche qualitative, qui tend vers un nouvel équilibre écologique » …
Mais quelle est la valeur de cette écologie qui encage des êtres sensibles, avant de les écorcher ? Zéro.
L’écologie est une valeur noble, puissante, qui doit servir les intérêts de tous : humains et animaux.

Soyez créatifs !
Nous avons à plusieurs reprises tenté de questionner l’INRA sur la pertinence de la création de cette race car nous savons que la recherche en génétique est extrêmement coûteuse (à coup de millions d’euros) et il n’y avait finalement aucune réelle nécessité. 
Aucune réponse n’a jamais été reçue.
La journaliste de Sud Ouest de son côté ne donnera surement pas suite à notre questionnement sur ce gaspillage…
La pression des activités humaines sur le monde animal est déjà colossale. Nous avons le devoir de réduire cet impact autant que possible, c’est une question d’humanisme. Pour un sujet aussi futile que des articles de mode, il n’est plus tolérable que des millions d’animaux soient maintenus en captivité et sacrifié sur l’autel de la futilité alors que d’autres créateurs se creusent la tête et font preuve de créativité pour ne plus détruire de vies animales.
Quelques exemples : Hannah Weiland, jeune styliste Britannique, vient de créer le labelshrimps qui remet au gout du jour les fausses fourrures : des modèles funs, décalés et éthiques.
Joshua katcher créateur américains créé ses propres matières qu’il appelle « cuir du futur» ou « laine du futur » : des matériaux nouveaux ou recyclés, durables et sans matières animales. Stella Mc cartney fabrique également son propre cuir à base d’huiles végétales.
Même la célèbre marque the northface a réussi à remplacer le duvet d’oie par des microbilles High-tech dont le rendu chaleur est meilleur que la plume d’oie (les allergies en moins) …Et d’autres initiatives allant dans le sens d’une mode plus respectueuse existent…
C’est à cela que les millions d’euros de l’INRA devraient servir en priorité.




(fausse fourrure Shrimps)

Le coup du lapin.
Pour en revenir à nos lapins :
On ne peut pas remplacer l’exploitation animale d’un animal par l’exploitation d’une autre race. C’est un non-sens.
Cette marchandisation du vivant est un drame éthique car même si la chair du lapin est probablement utilisée par les grands chefs, cela ne rend pas pour autant leur condition de vie en cage de batterie acceptable. Les grands chefs ont déjà de nombreux produits à se mettre sous la dent et le lapin reste de toute façon un animal relativement peu consommé en France.

Le lapin est surtout un animal de compagnie apprécié de 500 000 français (selon une estimation faible de l’exposant animalier SCOExpo en 2008) pour sa discrétion, sa douceur et sa gentillesse. Nous n’avons pas le droit de lui faire subir cela.
Contre les élevages à fourrure en France, une pétition à été créée : signez là ! 


Source :
[url=http://www.come4news.com/orylag-l-histoire-d-une-hypocrisie-en-fourrure-974985]http://www.come4news.com/orylag-l-histoire-d-une-hypocrisie-en-fourrure-974985[/url]

 PETITION

BOYCOTT DE CE SITE SVP : on craque pour des caresses soit disant, NON ! on ne caresse pas les cadavres!

mercredi 26 février 2014

4 arguments en faveur du meurtre des animaux



Quatre arguments en faveur du meurtre des animaux

L’article « The Moral Significance of Animal Pain and Animal Death » d’Elizabeth Harman provenant du recueil The Oxford Handbook of Animal Ethics présente (et réfute) quatre arguments soutenant l’idée que tuer des animaux non humains sans douleur ne représente pas un tort moral (à supposer qu’une chose telle que la mort indolore soit techniquement et économiquement réaliste, surtout à grande échelle — ce dont je doute). J’ai résumé ses quatre arguments en deux points et j’ai aussi ajouté deux autres arguments qui sont parfois évoqués sur cette question:
  1. Priver d’un bien ne signifie pas nécessairement faire du mal.
  2. Les animaux n’ont pas de plans pour le futur ni (suffisamment) de continuité psychologique.
  3. Les animaux s’entretuent déjà.
  4. Notre raison de les tuer est la cause de leur existence, donc les tuer n’est pas contraire à leurs intérêts.
Question parallèle: comment peut-on considérer qu’il est moralement condamnable de causer de la souffrance aux animaux non humains, mais non de mettre fin prématurément à leurs jours (même sans souffrance)? Tout comme moi, Harman estime pourtant que si on endosse la première partie de cette thèse, alors on est logiquement portés à considérer qu’il ne faut pas non plus tuer des animaux non humains (toute chose égale par ailleurs), même sans souffrance. Grâce à ce texte, j’espère pouvoir démontrer pourquoi.

Premier argument: priver d’un bien ne signifie pas nécessairement faire du mal

Défense: Il est possible de reconnaître que rester en vie est bien pour l’animal non humain en question, sans soutenir que le fait de le tuer soit une injustice envers lui ou elle. En d’autres mots, le fait de les garder en vie serait en quelque sorte surérogatoire, car la mort sans douleur ne représenterait pas une expérience mauvaise pour eux ou elles. On les prive peut-être de belles occasions futures, mais on n’est pas tenus de leur causer du bien; notre seul devoir se limite à ne pas leur causer de tort, notamment à ne pas les faire souffrir. De la même manière qu’on n’est pas tenus de satisfaire tous les désirs des autres, on n’est pas obligés de laisser les animaux non humains poursuivre leur vie, à condition que la mise à mort ne leur cause pas de souffrance.
Mais la mort en elle-même n’est-elle pas un tort? Être en vie est plus qu’une « belle occasion » parmi d’autres, c’est surtout et avant tout la condition de possibilité de vivre des expériences agréables tout court. Lorsqu’on tue un animal non humain, on le prive alors de ce qu’il y a de plus important pour lui ou elle; on le prive de vivre toute belle expérience, ce qui n’est donc pas comparable au fait de priver quelqu’un de vivre une belle expérience en particulier. Autrement dit, on lui cause surtout un tort permanent, car la mort est irréversible.
De plus, même si nous ne sommes pas tenus d’offrir de belles occasions futures ou d’offrir des cadeaux à autrui, nous sommes tout de même obligés de ne pas enlever ce qui leur appartient déjà. Par exemple, si je vous rends sourd, je ne fais pas que vous priver de cette expérience qu’est l’ouïe, je vous cause directement le tort de vous empêcher d’entendre alors que vous en étiez capable. Enlever la vie d’un animal non humain le prive alors de jouir d’un bien qu’il ou elle possédait déjà.

Deuxième argument: les animaux n’ont pas de plans pour le futur ni de continuité psychologique

Défense: Certains philosophes, dont Peter Singer, estiment que l’intérêt à rester en vie est basé sur la capacité à se projeter dans le futur. En ce sens, tuer un individu qui entretient des plans de vie lui enlève la possibilité de réaliser ces plans en question. Les animaux non humains, peut-on penser, ne possèdent généralement pas les capacités mentales pour anticiper le futur et pour bâtir des projets de vie.
Dans le même ordre d’idées, on peut aussi soutenir que les animaux non humains n’ont pas de désir conscient de rester en vie, ou du moins, n’ont pas une peur existentielle de la mort (ou une conception de leur mort), de sorte que les tuer ne constitue pas un mal. En ce sens, ce serait parce qu’un individu a une conception de sa mort et qu’il a peur de celle-ci que le tuer lui cause un tort moral.
Enfin, des auteurs comme Jeff McMahan avancent la thèse que l’intérêt à rester en vie est proportionnel à la continuité psychologique des individus: en effet, nous ne tuons pas le même individu si l’identité psychologique de cet individu a changé dans le temps. Par exemple, l’individu X à un temps t1 n’a pas les mêmes intérêts s’il devient Y à un temps t2; empêcher Y d’exister ne ferait pas de tort à X lui-même.
Tout d’abord, il n’est pas tout à fait vrai que les animaux non humains ne possèdent aucune capacité à se projeter dans le futur. Le mouvement intentionnel présuppose généralement une anticipation minimale du futur, car bouger implique d’avoir une certaine fin en tête, même si celle-ci est très imminente. Par exemple un chien qui court après une balle peut anticiper qu’en allant dans telle direction, il pourra attrapper la balle; son mouvement n’aurait aucun sens s’il n’y avait pas cette anticipation, même inconsciente.
Quelle serait la limite pour considérer que certains projets pour le futur valent la peine d’être respectés et non d’autres? Si l’on estime que les projets pour que nous entretenons pour les cinq prochaines années valent plus que les projets que nous entretenons pour le lendemain, alors cela mène à l’étrange conclusion que ceux qui forment le plus de projets ont un intérêt plus grand à rester en vie, et ce, même si leurs projets ne se concrétisent jamais.
Même si les animaux non humains sont incapables de se projeter dans le futur, d’autres problèmes persistent. Il est facile de penser qu’il est mal de tuer quelqu’un qui n’a aucun plan pour le futur ou qui a pris la résolution de vivre le moment présent. Même si on ne l’empêche pas de vivre ses projets particuliers, on l’empêche néanmoins de vivre ses expériences quotidiennes qui comptent à ses yeux.
On peut également penser au contre-exemple des personnes qui sont tellement déprimées qu’elles ont perdu le goût de vivre. Les tuer constitue quand même un tort dans la mesure où, en recevant l’aide appropriée, ces personnes peuvent retrouver le goût à la vie et recommencer à jouir de belles opportunités futures, même si actuellement elles n’en ont pas conscience. Ne va-t-il pas dans leur intérêt de retrouver goût à la vie? Tuer une personne suicidaire demeure un meurtre, ou à tout le moins, ce n’est pas un problème à prendre à la légère.
Enfin, avoir une peur existentielle de la mort ne semble pas un critère pertinent pour fonder le droit à la vie. Dans certaines cultures, par exemple chez les anciens soldats spartiates ou chez les anciens samouraïs, cette peur de la mort était réformée par une éducation qui renforçait le désir de sacrifice envers la patrie. Il existait donc des humains qui avaient maîtrisé leur peur de la mort et qui étaient prêts à mourir pour une cause juste. Or, même si leur attitude peut en quelque sorte être louable, cela ne signifie pas pour autant que leur mort ne signifie rien pour eux, ou que mourir ne soit pas contraire à leurs intérêts.
Quant à l’idée de continuité psychologique, il suffit de penser aux exemples de personnes qui, après un grave accident ou un terrible choc traumatique, ont changé de personnalité ou ont perdu la mémoire de qui elles étaient. Or, nous ne considérons pas pour autant que ces personnes ont perdu leur intérêt à rester en vie, ou qu’il était juste de les tuer au moment de l’accident. Même si la personne « n’est plus la même », cette « nouvelle » personne possède encore un intérêt à rester envie, et sa vie n’est pas remplaçable par celle d’un autre. Parallèlement, on peut répondre que même si la transformation de l’identité psychologique évolue progressivement, cela n’empêche pas que ces identités se recoupent. Même si l’enfant que j’étais à cinq ans a peu de liens psychologiques avec l’adulte que je suis à 25 ans ou que je serai à 50 ans, je demeure le même individu avec le même intérêt à rester en vie. Me tuer à l’âge de 5 ans, avant d’empêcher que j’existe à 25 et 50 ans, me cause un tort dans la mesure où j’avais une continuité psychologique plus solide avec celui que j’aurais été à l’âge de 6, 7, 8 ans, et ainsi de suite jusqu’à 25 et 50 ans.

Troisième argument: les animaux s’entretuent déjà

Défense: Certains pourraient soutenir que le fait que les animaux non humains s’entretuent dans la nature implique qu’il n’est pas grave que nous en fassions autant.
Ou sinon, puisque la vie en élevage serait moins pire que celle qu’ils ou elles auraient vécu dans la nature (ce qui n’est évidemment pas vrai en ce qui concerne l’élevage industriel), les animaux d’élevage sont même chanceux de se faire tuer par nous plutôt que de vivre dans la nature.
Par contre, ces arguments ne sont pas pris très au sérieux dans la littérature académique. Il existe de nombreuses violences dans la nature comme des cas de torture et de viol, mais nous n’estimons pas que cela nous autorise à en faire autant. Les comportements naturels ne constituent généralement pas un modèle moral pour notre propre conduite. Pareillement, ce n’est pas parce que des êtres humains commettent des violences entre eux que nous sommes justifiés à en faire autant! Nos gestes doivent se justifier en eux-mêmes, selon la nécessité d’une situation donnée, et non en comparant avec ce que les autres font.
Considérer que le sort des animaux d’élevage est moins pire que s’ils vivaient dans la nature n’est pas davantage pertinent. Premièrement, cet argument de comparaison n’est pas accepté lorsqu’il est appliqué dans l’éthique humaine. Par exemple, ce n’est pas parce qu’un immigrant ou un réfugié vivrait une situation moins pire en se faisant exploiter dans notre pays que s’il était resté dans son pays d’origine que nous sommes autorisés à l’exploiter ici ou à lui imposer des standards moins élevés que nous nous accordons nous-mêmes. Nous considérons plutôt que si nous acceptons l’immigrant ou le réfugié parmi nous, il ou elle doit jouir des mêmes opportunités que les autres. Deuxièmement, le sort des animaux d’élevage est complètement indépendant des sorts des animaux dans la nature puisqu’il ne s’agit pas des mêmes individus. On ne peut pas dire, envers tel animal, qu’il est juste de le tuer car il aurait vécu une vie plus difficile dans la nature, car cet animal ne serait pas venu au monde si on ne l’avait pas élevé en premier lieu. On ne peut donc aucunement soutenir que nous avons amélioré son sort.

Quatrième argument: notre raison de les tuer est la cause de leur existence

Défense: Cet argument a été évoqué par l’utilitariste Jeremy Bentham, pourtant reconnu pour avoir endossé des thèses antispécistes, et a aussi été repris par Richard Hare, professeur de Peter Singer, dans son article « Why I Am Only a Demi-Vegetarian ». Il va comme suit: le fait que nous élevions des animaux pour les manger est la raison pour laquelle ces animaux viennent au monde en premier lieu (en effet, dans l’état actuel, toute la reproduction animale dans l’élevage est contrôllée, et souvent forcée, par les êtres humains). Sous condition que ces animaux vivent une vie réellement heureuse (ce qui est donc à mille-lieux de la réalité), alors le fait qu’ils aient existé est une bonne chose pour eux. En d’autres mots, cet argument suppose qu’il vaut mieux avoir vécu une vie courte mais heureuse que de ne pas avoir vécu du tout. Même si les animaux domestiqués se font tuer de façon prématurée, ce serait une relation mutuellement bénéfique!
Ce qui cloche avec cet argument est qu’il pourrait tout autant s’appliquer aux enfants que des êtres humains décident d’avoir. Est-ce que des parents peuvent d’un commun accord décider de tuer leur enfant à l’âge de dix ans (sous prétexte de prendre ses organes ou de le manger, par exemple) en faisant appel au fait que s’ils n’avaient pas décidé d’avoir cet enfant, celui-ci ne serait jamais venu au monde? Est-ce que l’enfant doit être reconnaissant d’avoir vécu dix années de bonheur même s’il se fait tuer prématurément? Nous considérons avec raison que ce raisonnement est très tordu et que le désir des parents de tuer leur enfant n’est pas justifié. Lorsqu’on donne la vie à quelqu’un, sa vie lui appartient. Il ne semble pas y avoir d’arguments non spécistes pour ne pas appliquer ce même raisonnement aux animaux non humains.

Sur quoi repose le droit à la vie?

Pour bien comprendre en quoi tuer un animal même sans souffrance représente un problème moral, il convient de se demander pourquoi tuer un humain sans souffrance est immoral. Au cours de ce texte, j’ai évoqué des contre-exemples faisant appel à des humains vivant le moment présent, n’ayant plus peur de la mort, ayant perdu leur continuité psychologique ou dont l’existence dépend de la volonté des parents de les instrumentaliser. Ce qui est commun à tous ces cas est qu’ils ont un intérêt à jouir des opportunités futures, qu’ils soient subjectivement conscients ou non de ces opportunités. Cela explique aussi pourquoi les bébés, les enfants, les personnes ayant une sévère déficience intellectuelle, les personnes âgées séniles et les comateux qui peuvent être ramenés à un état conscient, peu importe leur sophistication mentale, possèdent aussi un intérêt aussi fort à rester en vie. Si on a un intérêt à vivre de belles expériences, alors on a un intérêt à vivre ces belles expériences dans le temps. Cette conception a aussi l’avantage de déterminer dans quels cas l’euthanasie peut être moralement acceptable, c’est-à-dire lorsque l’individu en question n’a plus la capacité de jouir de belles opportunités futures étant donné qu’il est atteint d’une maladie irréversible qui lui cause et qui continuera de lui causer des souffrances insoutenables.
Faire souffrir un animal non humain est moralement condamnable dans la mesure où cela va à l’encontre de ses intérêts. Pour cette raison, tuer un animal non humain même sans souffrance représente également une grande violence à son endroit, car cela va à l’encontre de ses intérêts. Cela le prive du bien le plus précieux qui soit: celui de profiter de belles expériences — même s’il n’est pas conscient de celles-ci. Et comme le tableau suivant l’indique, la mort de l’élevage prive les animaux d’élevage d’importantes opportunités étant donné qu’ils sont tués à un âge très précoce, souvent lorsqu’ils sont encore enfants. (Et même s’ils étaient tués plus vieux, cette mise à mort ne serait pas autant justifiée, car nous ne considérons pas que tuer des personnes âgées soit moralement acceptable. À noter aussi que la thèse que je défends s’applique à tous les animaux, et pas seulement aux animaux d’élevage.)
espérance de vie

vendredi 7 février 2014

LA LAINE MERINOS


Dossier Laine :

(de groupe eco-resistance)

Pensez-vous que la laine était issue de moutons heureux ?
Pensez-vous que la "récolte" de laine ne fait pas souffrir les moutons ?
Vous portez de la laine de mouton en toute confiance.
Car vous le savez bien, les moutons sont d'autant plus "libre" plus "à l'aise" une fois tondus.
Et bien, vous vous trompez, tout ceci est faux.

L'Association PETA lance une campagne pour défendre les moutons. En effet, les agneaux mérinos sont soumis au "mulesing".



Le mulesing est une mutilation cruelle employée par l'industrie lainière australienne pour empêcher les infestations de larves de mouches.
Au cours de cette mutilation, les éleveurs coincent l'agneau sur le dos, dans des barres de métal pour ensuite découper des morceaux de peau et de chair sur la croupe de l'animal à l'aide d'instruments ressemblant à des cisailles de jardinage, sans aucun anti-douleur. Ensuite les agneaux sont laissés au loin avec la douleur des blessures brutes et sanglantes.
Les moutons mérinos sont élevés pour avoir des plis de peau supplémentaires, ainsi ils produisent plus de laine que de manière naturelle. La laine supplémentaire peut faire souffrir, et parfois tuer les moutons à cause de la chaleur et l'excès de peau peut causer des "myases".
Ces "myases" sont un état où les mouches pondent leurs œufs dans l'humidité des plis de la peau. Une fois éclos, les larves attaquent le mouton.
Il existe des solutions humaines pour remédier à ce problème, comme tondre la laine sous la queue, contrôler les mouches avec des pièges et des sprays répulsifs. Introduire des races résistant aux myases, tout comme l'on fait les élevages de la Nouvelle Zélande. Mais les éleveurs australiens continuent malgré tout, la mutilation des agneaux.
La raison?
l'argent, bien sûr, encore et toujours.........
Il est moins coûteux de tailler des morceaux de peau et de chair de la croupe des animaux afin de produire des tissus cicatriciels et ainsi empêcher les mouches de pondre leurs œufs.

C'est pour cela que nous devons faire attention à notre consommation.
Je l'ai dit dans mes précédents articles, regarder l'étiquette ne prend que quelques secondes. Qu'est ce que représente quelques secondes de perdu pour aider au bien-être animal? Rien ce n'est rien.
Puisque les industriels ne sont pas près de changer, puisque les politiques restent sourds et aveugles face à la souffrance animale. C'est notre consommation qui doit changer avant tout!!! Nous devons nous mobiliser !!!
Le travail de PETA et de ses organisations internationales affiliées pour mettre fin au mulesing est en train de se renforcer. De plus en plus de revendeurs importants (voir la liste ci-dessous) s'éloignent de la laine provenant d'agneaux ayant subi le mulesing ou l'on complètement banni.

> Voici la liste des grands revendeurs :
Etam, Gap, H&M, Next, Abercrombie & Fitch, Hugo Boss, Adidas et Timberland.
Bannisser la laine des moutons mérinos d'Australie!!!! Et dans le doute bannissez tout produits animal!!



samedi 25 janvier 2014

ESTHER LE BUZZ ... si seulement ça faisait réfléchir tout le monde !


Dans le pré près de mon jardin, lorsque j'etais enfant, il y avait une dizaine de cochons roses et noirs, je me souviens que je leur cueillais des feuilles de bardanne, ils adoraient ça ! mon préféré avait un oeil marron et un oeil bleu et je rêvais d'en avoir un lorsque je voyais les petits tout rose courir derrière leur mère...
Au moins ceux-là avaient une vie avant la mort !

Truies : machines à reproduire des porcelets (L214)

camp de concentration 



Tous n'ont pas la vie d'Esther



Pour des raisons pratiques, il est évident qu'il n'est pas facile d'adopter un cochon. 

Mais rien ne nous empêche d'en sauver tout simplement en arrêtant de les consommer.