jeudi 20 décembre 2012
mardi 11 décembre 2012
dimanche 9 décembre 2012
TELETHON (suite) ....
par Nathalie Boulfani, jeudi 29 avril 2010, 02:55 ·
Témoignage d'un animalier dans un grand laboratoire
Voici un témoignage de Samir Mejri qui a travaillé pendant deux ans comme animalier dans un grand laboratoire pharmaceutique. Par acquis de conscience, il a démissionné et porté à travers un livre, le témoignage de la vie au quotidien d'un laboratoire parmi tant d'autres laboratoires.
En voici un extrait :
On vous trompe
"Non, l'expérimentation animale ne garantit pas votre sécurité, elle garantit seulement le profit des marchands d'animaux et des laboratoires cotés en bourse."
J'ai devant moi la preuve flagrante que la tentative d'anesthésie selon les règles n'est pas possible. En pratique, on sautera cette étape...c'est du temps perdu pour rien...
" Elle écarte avec une pince la chair déjà entaillée permettant à la lame de s'enfoncer plus profondément, jusqu'à la dénudation des artères carotides. L'animal (non anesthésié) souffre de plus en plus le martyr. Malgré l'expression de ses tout petits yeux larmoyants, des mouvements violents de ses petites pattes et des tentations de morsures désespérées sur la main de la technicienne, celle-ci continue... Une centaine d'autres subissent le même calvaire."
En passant devant la porte ouverte, j'entends les gémissements d'un chien. Mais des gémissements faibles et très lents, une plainte langoureuse dont l'intensité sonore est basse, mais dont l'intensité émotionnelle est telle qu'elle s'infiltre en moi et me bouleverse. Il y a dans cette complainte ce quelque chose d'universel, qui, malgré la barrière de la langue ou de l'espèce, vous fait ressentir avec acuité la souffrance d'autrui...Le chien est là, sur une grosse table en aluminium, allongé sur le dos. Les pattes attachées en croix, essaient dans des mouvements de torsions, arrachant la peau et les chairs, de se libérer de ces lanières...Des tas de tuyaux sortent de son ventre ouvert, je vois les intestins à nu, monter et descendre au rythme des gémissements respiratoires, ...sa gueule est maintenue grande ouverte par un grossier appareillage en fer.
Des images me martèlent le cerveau. Farid l'expérimenteur qui fracasse la tête des lapins contre le mur, les petits cris des rats à qui on enfonce la pipette de prélèvement dans l'oeil, les cris des gerbilles à qui on dégage les carotides, ces chiens qui refusent désespérément de rentrer dans la salle de cardio-vasculaire. Le scalpel doit faire son oeuvre car j'entends un gémissement en fermant la porte. Je me souviens d'une phrase qu'un directeur m'avait glissée, l'air important et grave: "Avant de faire ses preuves, un produit se doit d'être évalué seul, sans autre perturbation chimique, donc sans anesthésie". Mais il faudra peut-être dix, vingt, trente protocoles pour une seule substance, consommant chacun une dizaine voire une vintaine de chiens et des centaines de petits rongeurs avant d'obtenir un résultat satisfaisant. Il vous suffit d'imaginer le nombre de domaines dans lesquels on cherche pour vous rendre compte de la consommation d'animaux ? Cela coûte des fortunes pour chaque protocole mais...le jeu en vaut la chandelle - Combien croyez-vous que rapporte la vente d'un nouveau médicament?
Puis il y a la livraison des lapins, des souris, des singes, des chiens, des chats, des cobayes, tous ces animaux étant la source d'un commerce lucratif avec démarches commerciales et luttes entre les élevages pour se maintenir sur le gourmand marché de la vivisection. D'ailleurs, il ne s'agit pas de la vente d'animaux, mais bien d'un commerce de matériel de laboratoire - selon les termes consacrés.
L'argent des consommateurs
"C'est l'argent des consommateurs, de vos impôts et très souvent vos dons à la recherche médicale qui permettent ces sévices qui, en dehors de ce contexte pseudo-scientifique, véritable état d'exception, condamneraient leurs auteurs à des peines relevant du Code Pénal.
Des méthodes de remplacement n'utilisant pas les animaux (méthodes substitutives) existent pourtant, mais pour ne pas les rendre obligatoires, les Gouvernements refusent de les valider. Ces méthodes ont pourtant fait leurs preuves dans de nombreux secteurs de la recherche et des laboratoires de pointe dans le monde entier les reconnaissent comme plus fiables, plus pratiques et moins coûteuses. De plus, elles fournissent une sécurité dont on peut mesurer le degré sur les effets à long terme, ce que ne permet pas l'expérimentation sur l'animal, comme le prouvent les nombreux médicaments retirés discrètement du marché après avoir entraîné des accidents graves, voire mortels (Thalidomide, Distilbène, Rangasil, Dupéran, Diflurex, Tigason, Glifanan et bien d'autres...).
De même les firmes multi-nationales chimico-pharmaceutiques, cotées en bourse, auxquelles chaque année sur le marché une multitude de produits, engrais, pesticides, produits d'entretien, testés eux aussi sur les animaux et responsables de pollutions dangereuses pour la Santé et l'Environnement et qui n'obtiendraient plus les autorisations de mises sur le marché s'ils étaient testés par des méthodes "in vitro" basées sur des paramètres humains.
Aujourd'hui, ce que l'on appelle le "génie" génétique a aussi son effet pervers en permettant la création d'animaux transgéniques, porteurs de gènes modifiés, de gènes d'une autre espèce ou même de gènes humains. Ces animaux fabriqués en laboratoires ou chez des éleveurs sont destinés à l'élevage - poulets porteurs de gènes bovins, porcs avec des gènes humains, etc... ou à la recherche scientifique, souris cancéreuses déjà brevetées, un encouragement à la création de chats, de chiens, de singes cancéreux ou porteurs d'autres maladies.
L'élevage des porcs porteurs de gênes humains en vue de transplantations d'organes est en plein essor ! On refuse de voir le danger que représente pour la santé humaine et l'environnement de telles pratiques et la création de nouveaux virus issus de ces mélanges de gènes d'espèces différentes qui peuvent se révéler aussi dangereux que celui du Sida.
Mais ce n'est pas la sécurité que l'expérimentation animale garantit mais la facilité et l'argent..., car la souffrance animale crée aussi des emplois : pseudo-chercheurs, techniciens de laboratoires, animaliers, fabricants de cages, d'appareils de contention, d'aliments, trafiquants, éleveurs, importateurs, voleurs de chiens, etc... Pourtant, les méthodes "in vitro" créent aussi des emplois, mais pas les mêmes!"
L'un de ces tortionnaires ou de ces mercenaires qui vit grassement de l'argent sale du sang des bêtes est peut-être votre voisin. Il mérite votre plus profond mépris car il est l'un des maillons d'un système, qui sans sa participation serait condamné à mourir.
Evidemment, on peut exprimer son désarroi de manière toute simple, comme ce jeune garçon anglais qui écrivit aux scientifiques qui voulaient construire le "Centre de Défense Chimique et Biologique de Porton Down : " Bonjour. Bien qu'ayant 14 ans, je ne comprends pas pourquoi vous êtes si cruels envers ces sympathiques animaux que sont les singes. Ils étaient bien dans leur forêt, ils ne vous ont rien fait ! Laissez-les donc tranquilles, je vous en prie ! Si au moins, c'était pour les étudier et les relâcher après... mais là, c'est pour les faire souffrir sur des tables d'opération. Loin de leur famille, loin de leur maison... Vous aimeriez qu'on vous fasse ça à vous ? Ne construisez pas ce centre qui ne sera qu'un abattoir ! ". C'est si simple et plein de bon sens! Pourtant, cela ne les a pas empêchés de créer leur centre et de faire leur sale boulot sur des marmousets (sorte de ouistitis) pour tester des gaz de combat neuro-toxiques. Face aux attaques des Défenseurs britaniques des Animaux, les labos répondent que leurs travaux sont vitaux, pour fournir la meilleure protection aux forces armées, contre la guerre chimique et biologique.
Il est clair qu'on pourrait écrire des pages entières pour dénoncer le scandale de la vivisection, mais il est surtout difficile de comprendre l'acharnement des vivisecteurs à persister dans ce type de recherches qui, de toute façon, n'apportent pas de solutions. De plus en plus, des sommités scientifiques mondiales, d'associations antivivisectionnistes et même d'industriels réclament la généralisation des méthodes in vitro, en espérant que l'opinion et les usagers de la santé et de l'environnement évolueront dans ce sens.
A chaque instant...un cri hallucinant
La lecture de ce document vous a demandé 3 minutes, Pendant cette période, 3 600 animaux sont morts torturés dans des laboratoires du Monde ( 20 à 30 par seconde, de nuit comme de jour ).
Ou acheter son livre : Victimes Silencieuses 2 années dans un laboratoire
http://www.priceminister.com/offer/buy/49668097/Mejri-Samir-Victimes-Silencieuses-2-Annees-Dans-Unlaboratoire-D-experimentation-Animale-Livre.html

Voici un témoignage de Samir Mejri qui a travaillé pendant deux ans comme animalier dans un grand laboratoire pharmaceutique. Par acquis de conscience, il a démissionné et porté à travers un livre, le témoignage de la vie au quotidien d'un laboratoire parmi tant d'autres laboratoires.
En voici un extrait :
On vous trompe
"Non, l'expérimentation animale ne garantit pas votre sécurité, elle garantit seulement le profit des marchands d'animaux et des laboratoires cotés en bourse."
J'ai devant moi la preuve flagrante que la tentative d'anesthésie selon les règles n'est pas possible. En pratique, on sautera cette étape...c'est du temps perdu pour rien...
" Elle écarte avec une pince la chair déjà entaillée permettant à la lame de s'enfoncer plus profondément, jusqu'à la dénudation des artères carotides. L'animal (non anesthésié) souffre de plus en plus le martyr. Malgré l'expression de ses tout petits yeux larmoyants, des mouvements violents de ses petites pattes et des tentations de morsures désespérées sur la main de la technicienne, celle-ci continue... Une centaine d'autres subissent le même calvaire."
En passant devant la porte ouverte, j'entends les gémissements d'un chien. Mais des gémissements faibles et très lents, une plainte langoureuse dont l'intensité sonore est basse, mais dont l'intensité émotionnelle est telle qu'elle s'infiltre en moi et me bouleverse. Il y a dans cette complainte ce quelque chose d'universel, qui, malgré la barrière de la langue ou de l'espèce, vous fait ressentir avec acuité la souffrance d'autrui...Le chien est là, sur une grosse table en aluminium, allongé sur le dos. Les pattes attachées en croix, essaient dans des mouvements de torsions, arrachant la peau et les chairs, de se libérer de ces lanières...Des tas de tuyaux sortent de son ventre ouvert, je vois les intestins à nu, monter et descendre au rythme des gémissements respiratoires, ...sa gueule est maintenue grande ouverte par un grossier appareillage en fer.
Des images me martèlent le cerveau. Farid l'expérimenteur qui fracasse la tête des lapins contre le mur, les petits cris des rats à qui on enfonce la pipette de prélèvement dans l'oeil, les cris des gerbilles à qui on dégage les carotides, ces chiens qui refusent désespérément de rentrer dans la salle de cardio-vasculaire. Le scalpel doit faire son oeuvre car j'entends un gémissement en fermant la porte. Je me souviens d'une phrase qu'un directeur m'avait glissée, l'air important et grave: "Avant de faire ses preuves, un produit se doit d'être évalué seul, sans autre perturbation chimique, donc sans anesthésie". Mais il faudra peut-être dix, vingt, trente protocoles pour une seule substance, consommant chacun une dizaine voire une vintaine de chiens et des centaines de petits rongeurs avant d'obtenir un résultat satisfaisant. Il vous suffit d'imaginer le nombre de domaines dans lesquels on cherche pour vous rendre compte de la consommation d'animaux ? Cela coûte des fortunes pour chaque protocole mais...le jeu en vaut la chandelle - Combien croyez-vous que rapporte la vente d'un nouveau médicament?
Puis il y a la livraison des lapins, des souris, des singes, des chiens, des chats, des cobayes, tous ces animaux étant la source d'un commerce lucratif avec démarches commerciales et luttes entre les élevages pour se maintenir sur le gourmand marché de la vivisection. D'ailleurs, il ne s'agit pas de la vente d'animaux, mais bien d'un commerce de matériel de laboratoire - selon les termes consacrés.
L'argent des consommateurs
"C'est l'argent des consommateurs, de vos impôts et très souvent vos dons à la recherche médicale qui permettent ces sévices qui, en dehors de ce contexte pseudo-scientifique, véritable état d'exception, condamneraient leurs auteurs à des peines relevant du Code Pénal.
Des méthodes de remplacement n'utilisant pas les animaux (méthodes substitutives) existent pourtant, mais pour ne pas les rendre obligatoires, les Gouvernements refusent de les valider. Ces méthodes ont pourtant fait leurs preuves dans de nombreux secteurs de la recherche et des laboratoires de pointe dans le monde entier les reconnaissent comme plus fiables, plus pratiques et moins coûteuses. De plus, elles fournissent une sécurité dont on peut mesurer le degré sur les effets à long terme, ce que ne permet pas l'expérimentation sur l'animal, comme le prouvent les nombreux médicaments retirés discrètement du marché après avoir entraîné des accidents graves, voire mortels (Thalidomide, Distilbène, Rangasil, Dupéran, Diflurex, Tigason, Glifanan et bien d'autres...).
De même les firmes multi-nationales chimico-pharmaceutiques, cotées en bourse, auxquelles chaque année sur le marché une multitude de produits, engrais, pesticides, produits d'entretien, testés eux aussi sur les animaux et responsables de pollutions dangereuses pour la Santé et l'Environnement et qui n'obtiendraient plus les autorisations de mises sur le marché s'ils étaient testés par des méthodes "in vitro" basées sur des paramètres humains.
Aujourd'hui, ce que l'on appelle le "génie" génétique a aussi son effet pervers en permettant la création d'animaux transgéniques, porteurs de gènes modifiés, de gènes d'une autre espèce ou même de gènes humains. Ces animaux fabriqués en laboratoires ou chez des éleveurs sont destinés à l'élevage - poulets porteurs de gènes bovins, porcs avec des gènes humains, etc... ou à la recherche scientifique, souris cancéreuses déjà brevetées, un encouragement à la création de chats, de chiens, de singes cancéreux ou porteurs d'autres maladies.
L'élevage des porcs porteurs de gênes humains en vue de transplantations d'organes est en plein essor ! On refuse de voir le danger que représente pour la santé humaine et l'environnement de telles pratiques et la création de nouveaux virus issus de ces mélanges de gènes d'espèces différentes qui peuvent se révéler aussi dangereux que celui du Sida.
Mais ce n'est pas la sécurité que l'expérimentation animale garantit mais la facilité et l'argent..., car la souffrance animale crée aussi des emplois : pseudo-chercheurs, techniciens de laboratoires, animaliers, fabricants de cages, d'appareils de contention, d'aliments, trafiquants, éleveurs, importateurs, voleurs de chiens, etc... Pourtant, les méthodes "in vitro" créent aussi des emplois, mais pas les mêmes!"
L'un de ces tortionnaires ou de ces mercenaires qui vit grassement de l'argent sale du sang des bêtes est peut-être votre voisin. Il mérite votre plus profond mépris car il est l'un des maillons d'un système, qui sans sa participation serait condamné à mourir.
Evidemment, on peut exprimer son désarroi de manière toute simple, comme ce jeune garçon anglais qui écrivit aux scientifiques qui voulaient construire le "Centre de Défense Chimique et Biologique de Porton Down : " Bonjour. Bien qu'ayant 14 ans, je ne comprends pas pourquoi vous êtes si cruels envers ces sympathiques animaux que sont les singes. Ils étaient bien dans leur forêt, ils ne vous ont rien fait ! Laissez-les donc tranquilles, je vous en prie ! Si au moins, c'était pour les étudier et les relâcher après... mais là, c'est pour les faire souffrir sur des tables d'opération. Loin de leur famille, loin de leur maison... Vous aimeriez qu'on vous fasse ça à vous ? Ne construisez pas ce centre qui ne sera qu'un abattoir ! ". C'est si simple et plein de bon sens! Pourtant, cela ne les a pas empêchés de créer leur centre et de faire leur sale boulot sur des marmousets (sorte de ouistitis) pour tester des gaz de combat neuro-toxiques. Face aux attaques des Défenseurs britaniques des Animaux, les labos répondent que leurs travaux sont vitaux, pour fournir la meilleure protection aux forces armées, contre la guerre chimique et biologique.
Il est clair qu'on pourrait écrire des pages entières pour dénoncer le scandale de la vivisection, mais il est surtout difficile de comprendre l'acharnement des vivisecteurs à persister dans ce type de recherches qui, de toute façon, n'apportent pas de solutions. De plus en plus, des sommités scientifiques mondiales, d'associations antivivisectionnistes et même d'industriels réclament la généralisation des méthodes in vitro, en espérant que l'opinion et les usagers de la santé et de l'environnement évolueront dans ce sens.
A chaque instant...un cri hallucinant
La lecture de ce document vous a demandé 3 minutes, Pendant cette période, 3 600 animaux sont morts torturés dans des laboratoires du Monde ( 20 à 30 par seconde, de nuit comme de jour ).
Ou acheter son livre : Victimes Silencieuses 2 années dans un laboratoire
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Libellés :
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mercredi 28 novembre 2012
EXEMPLES à SUIVRE !
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mardi 27 novembre 2012
Moi, petit singe de laboratoire...
Bonjour,
On ne se connaît pas, on ne s’est jamais vu, je sais que tu es très occupé(e) et que tu as énormément de choses à faire, mais j’aimerais que tu m’accordes quelques instants, j’ai des choses à te raconter.
On m’a enlevé à ma mère peu de temps après ma naissance.
Des «psychologues» m’ont enfermé dans «un puits du désespoir»; un haut et étroit cylindre de métal dans lequel ils m’ont laissé pendant 45 jours, je suis resté pris là, recroquevillé, les bras autour de mon petit corps.
Les psychologues voulaient en arriver à certaines conclusions sur l’impuissance et le désespoir qui caractérisent la dépression humaine.
On m’a enfermé dans une boîte avec une fausse maman (mère de substitution) que je prenais quand même dans mes bras, pour me sentir moins seul.
Mais de temps en temps, sans prévenir, ma fausse maman me lançait des piquants électriques (électrochocs)
Alors, je m’éloignais en pleurant pour me protéger. Et j’attendais dans mon coin que les pics disparaissent avant de revenir me blottir dans ses bras. Les psychologues ont voulu tirer des conclusions sur le comportement d’un enfant en situation de rejet maternel.
Bien sûr, je sais que plein de gens sur la Terre vivent de grandes souffrances, par exemple, des enfants sont séparés de leur maman, des femmes sont battues, des grands-parents sont abandonnés, des enfants sont victimes de la guerre!
Et ce que je veux te dire n’enlève rien à leur terrible souffrance.
Mais ça me fait du bien de te parler de moi, on m’a fait courir longtemps dans une roue, pareille à celle des petits hamsters, tu sais, je devais apprendre à courir à une certaine vitesse et pas moins ou plus vite.
Si jamais je ne courais pas à la vitesse voulue, on m’envoyait des électrochocs.
n plus, on m’a administré des produits toxiques et des doses de rayonnement radioactif, j’ai eu très mal au coeur. J’ai fini par vomir. Alors j’ai arrêté de courir. Ils me renvoyaient des électrochocs plus forts. Alors, je recommençais à courir dans mon vomi tant et aussi longtemps que j’ai pu.
Tout ça pour que les scientifiques puissent tirer des conclusions sur les effets des radiations sur la capacité au travail.
On m’a coincé une boîte de métal sur la tête, on a frappé dessus à coup de marteau pour me causer des traumatismes crâniens et examiner l’état de mes réflexes.
Les «chercheurs» voulaient ainsi savoir dans quel état savoir dans quel état seraient les réflexes humains après avoir subi un traumatisme crânien.
Chaque année 10 000 membres de notre famille sont ainsi massacres inutilement et avec cruauté.
Tout cela, dans l’indifférence la plus totale.
Voilà, je voulais juste te le dire pour que tu saches pour que ces martyres cessent un jour un peu grâce à toi!
Ça m’a fait du bien de te raconter mon histoire, la misère de tant d’autres petits singes.
Je pourrais continuer à te raconter les tortures qui nous sont infligées. La liste est longue. Heureusement certains d’entre nous ont la chance de vivre en paix dans la Nature, avec leur famille.
Il paraît que c’est très beau la Nature, je suis si content pour eux.
Je garde quand même un bon moral pour l’avenir, parce qu’il paraît que des humains comme toi se battent pour nous délivrer et qu’ainsi un certain nombre d’entre nous retrouve une maman et une famille, je suis si content de savoir cela.
Si seulement tu pouvais venir me chercher mais, je sais bien que cela n’arrivera peut-être jamais. Si tu savais combien de fois j’en ai rêvé.
Ces mots sont au creux de tes mains, au creux de ton coeur et il n’y a pas de place meilleure pour ma petite âme, moi petit singe de laboratoire qui rêve encore de pouvoir un jour contempler la Nature.
Merci de m’avoir lu jusqu’au bout! Si tu aimes les petits singes comme moi et tous les autres animaux, s’il te plaît, raconte mon histoire à tes proches, raconte leur combien je suis si seul et perdu…
MFP (Mission Française de Protection pour Singes en Danger)
8, avenue Louis Pasteur 10160 Aix-en-Othe. France.
Tèl: 03 25 43 93 49 Ligne d’appel d’urgence: 06 44 22 58 30
em@il: mfpfrance2@gmail.com
Site Web: www.mfpfrance.blogspot.fr
Page Facebook Joachim Younès: http://www.facebook.com/joachim.younes
Page Faceboock le Refuge de la Ferme: http://www.facebook.com/joachim540?ref=ts
Une bonne nouvelle a suivi cet article :
Joachim relaye une information de premier ordre transmise par Adrienne Francoise Miller http://www.facebook.com/AdrienneFrancoiseMiller
Le petit singe qui illustré notre post "Moi petit singe de laboratoire j'ai des choses à te dire" à été sauvé grâce à vous ! grâce à votre soutien à l'Institut Janne Goodall qui est intervenue sur le théâtre des opérations.
Source : Jane Godall Institue - APE action Africa - PASA : http://www.janegoodall.co.za/images/JGISA_AAA_PASA_Rescue_Release_20120808.pdf
C'est une petite fille Chimpanzé!
Cependant, et malgré le sauvetage inextrémiste de cette petite bouille, cette figure de proue de la cause animale, il faut savoir qu'aujourd'hui un bon nombre de ses soeurs et frères restent toujours pris dans les griffes de la bêtise humaine...
RESTONS VIGILANTS, RESTONS MOBILISÉS POUR EUX !
Votre frère d'armes Joachim.
COMMUNIQUÉ 2012.
L'Institut Jane Goodall en Afrique du Sud a le plaisir d'annoncer qu'un bébé chimpanzé en Guinée équatoriale (orphelins par le commerce de viande de brousse illégale) a été secouru grâce à vous, grâce au travail d'équipe, le conseil, la coordination et l'assistance de notre antenne en Sud-Africain
stationnée en Guinée équatoriale (Anton Smit), Ape action pour l'Afrique et le Pan African Sanctuary Alliance (PASA).
Merci à action rapide et l'assistance de Julie Sherman (directeur exécutif PASA), Anton Smit et le singe action pour l'Afrique l'équipe permis CITES ont été modifiées avec l'aide de JGI SA (Phillip Cronje et David Oosthuizen Devo) et le chimpanzé bébé a été sauvé par
Ape action pour l'Afrique et mis en sécurité à son sanctuaire dans la forêt Mefou (Cameroun), géré par Rachel Hogan et Bibila Tafon (Babs).
Ce cas illustre à quel point la coopération a été puissante, efficace et rapide avec l'intervention du Pan African Sanctuary Alliance.
En Afrique, il ya 22 sanctuaires PASA dédiés au secours, la réhabilitation et la conservation des primates pour les sauver
du commerce criminel d'Animaux sauvages.
À PROPOS de L'Institut Jane Goodall en Afrique du Sud (Chimpanzee Sanctuary Eden)
L'Institut Jane Goodall en Afrique du Sud Chimpanzee Eden est un sanctuaire pour chimpanzés sauvés des transactions illégales animal-et-viande de brousse et l'industrie du divertissement.
Le sanctuaire est lien de L'Institut Jane Goodall en Afrique du Sud (une ONG à but non lucratif qui oeuvre pour la sauvegarde et le bien-être des chimpanzés) et Umhloti Primat Park (Pty) Ltd (Un mécénat d'entreprise de la famille Cussons qui gère le site des opérations).
À PROPOS DE APE ACTION POUR L'AFRIQUE
Ape est une action pour l'Afrique, elle est une ONG à but non lucratif fondée en 1996 dédiée à la conservation des
gorilles et des chimpanzés en voie de disparition, menacées par le trafic criminel d'Animaux sauvages et le commerce de viande de brousse en Europe centrale et de l'Ouest Afrique.
Ape action est une action pour l'Afrique, qui gère le sauvetage et la réhabilitation des grands singes dans la majeure partie des pays Africains , notamment au Cameroun, avec le grand sanctuaire de la forêt Mefou.
Avec plus de 300 primates qui lui sont confiés, Ape action pour l'Afrique est aujourd'hui l'un des plus importants projets de conservation de ce type en Afrique.
Beaucoup d'animaux sont sauvés et recueillis dans le sanctuaire comme des orphelins, principalement en raison du commerce de viande de brousse illégale, ce qui a augmenté ces dernières années en raison de la déforestation de la jungle camerounaise.
COMMENT NOUS AIDEZ ?
S'il vous plaît aider l'Institut Jane Goodall en Afrique du Sud avec des dons en argent ou en nature.
Institut Jane Goodall en Afrique du Sud • Banque: Hyde Park • Code guichet : 19 72 05 • Numéro de compte : 1972082264 • Clé : NEDSZAJJ 2 •
Pour plus d'informations vrejoignez-nous sur notre site : www.nxt.co.za
INFORMATIONS & CONTACTS
Jane Goodall Institute South Africa David Devo Oosthuizen Executive Director devo@janegoodall.co.za +27 (0) 83 230 5247 www.janegoodall.co.za
Ape Action Africa Rachel Hogan Director cwafcameroon@yahoo.co.uk +237 99513073 www.apeactionafrica.org
Pan African Sanctuaries Alliance Julie Sherman Executive Director julie@pasaprimates.org +1 503-893-8530 www.pasaprimates.org
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VIVISECTION, MENSONGE, DANGER
Un film sur la vivisection, les mensonges qui l'entourent, le danger qu'elle représente pour tous.
http://www.auboutdelabas.fr/h_c/engine/swf/player.swf?url=..%2F..%2Fdata%2Fvideo%2Fhidden_crimes.flv
http://www.auboutdelabas.fr/h_c/engine/swf/player.swf?url=..%2F..%2Fdata%2Fvideo%2Fhidden_crimes.flv
« Chaque jour, en France, plus de 7000 animaux sont utilisés, suppliciés et tués dans les laboratoires d’expérimentation publics et privés. Rien qu’en France, plus de 3 millions d’animaux sont chaque jour reproduits, élevés, brutalisés et sacrifiés pour la consommation de produits d’origine animale. Ainsi, chaque semaine, dans le monde, plus d’un MILLIARD d’animaux sont exploités, maltraités et tués pour devenir de la viande, dont ceux en fin de « parcours de production » qui ont servi à produire du lait, des œufs et autres produits d’origine animale. Chaque seconde, à travers la planète, plus d’un animal meurt pour l’industrie de la fourrure. Réduits à l’état de marchandise, ils n’ont strictement aucun droit fondamental »
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vendredi 2 novembre 2012
En Indonésie, les orangs-outans contre-attaquent
BOYCOTTONS l'huile de palme, presente dans l'alimentation industrielle.
Un groupe d’orangs-outans, cible récurrente de la violence des hommes, a monté une embuscade et attaqué un ouvrier d’une plantation de palmiers à huile.
L’ouvrier a été frappé par les grands singes roux jusqu’à ce qu’il s’évanouisse et mordu sauvagement, écrit le Daily Mail du 31 octobre. La vengeance des orangs-outans n’a pas surpris les défenseurs de la nature du Kalimantan, la partie de l’île de Bornéo appartenant à l’Indonésie, pour qui les humains payent leur violence gratuite à l’égard des primates arboricoles. Il y a quelques jours, un orang-outan avait été découvert mourant, criblé de 104 plombs, dans une plantation de palmiers à huile du Kalimantan central. Les hommes détruisent l’habitat naturel des singes avec la déforestation et le remplacement des forêts primaire par les plantations industrielles.
Personne n’a été témoin de l’agression de cet ouvrier, dénommé Kurnadi, mais il a été retrouvé, par un autre ouvrier, couvert de morsures et de bleus causés par un groupe de singes. « Nous ne savons pas combien d’orang-outans étaient impliqués dans l’attaque, mais il est clair qu’il n’y en avait pas qu’un seul », a déclaré Hartono, porte-parole de l’agence locale de protection du gouvernement. «L’homme a été grièvement blessé. Certains de ses doigts ont été presque arrachés à coups de dents. Il s’est évanoui après avoir perdu beaucoup de sang. Il semble qu’il s’est retrouvé entouré par un groupe d’orangs-outans, mais on ne sait pas s’il essayait de les chasser de la plantation ».
D’après l’agence de protection, les compagnies de palmiers à huile utilisent des méthodes extrêmement violentes pour chasser les primates, prétendant qu’ils abîment les plantations. Certains ont été tués à coups de machettes, de massues ou par balles. En début d’année, des protecteurs de l’environnement étaient intervenus pour empêcher une femelle et son petit d’être tués par des ouvriers d’une plantation. Quant à l’orang-outan retrouvé criblé de plombs, il a survécu et retrouve la santé, bien que devenu borgne, mais ses sauveteurs ne savent pas encore s’il sera relâché dans la nature ou s’il finira ses jours en captivité.
L’Indonésie est le premier producteur au monde d’huile de palme, et les plantations s’agrandissent proportionnellement à la destruction de l’environnement naturel de l’orang-outan. Le singe roux est à présent en danger critique d’extinction à Sumatra, et en danger d’extinction à Bornéo. À ce rythme, il pourrait disparaître d’ici 10 à 20 ans. « Cette agression d’un ouvrier est peut-être une indication que l’orang-outan réalise qu’il doit riposter pour sauver son habitat », explique un environnementaliste à Jakarta. « Ce n’est pas quelque chose dont on entend souvent parler ».
source : http://asie-info.fr/2012/11/01/en-indonesie-les-orangs-outans-contre-attaquent-512606.html
VRAI / FAUX huile de palme : http://vivresanshuiledepalme.blogspot.fr/p/vraifaux-de-la-palme.html
le petit guide vert de l'huile de palme : http://petitguidevert.pagesperso-orange.fr/petitguidevert.html
Liste sur SOS terre sacree : http://terresacree.org/palme.html
VIVRE sans huile de palme : http://vivresanshuiledepalme.blogspot.fr
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lundi 8 octobre 2012
L' EFSA expliquée...
CEO publie un nouvel outil de vulgarisation expliquant quelques-uns des principaux problèmes de l'EFSA ( Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire ), l'agence chargée de délivrer des recommandations scientifiques en matière de sécurité alimentaire aux autorités européennes.
Ce film d'animation de trois minutes vous permet d'en apprendre davantage sur l'EFSA et dans quelle mesure son fonctionnement bénéficie à l'industrie agro-alimentaire et aux multinationales des pesticides et des biotech telles que Monsanto, Syngenta, Unilever, Nestlé.......!
Les experts et les responsables de l'EFSA sont-ils indépendants de l'industrie?
Quel rôle l'industrie joue-t-elle dans les tests sanitaires effectués par l'EFSA?
L'EFSA n'utilise-t-elle pas d'autres recherches indépendantes sur ces produits?
Le film est publié en anglais et en français. N'hésitez pas à le faire circuler et à l'utiliser dans vos réseaux!
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LES OMGs AUGMENTENT L'UTILISATION DES PESTICIDES
Contrairement aux doires des producteurs d'OGM partout dans le monde, le constat est là, impossible de nier.
http://www.lesmotsontunsens.com/les-ogm-augmentent-l-utilisation-de-pesticides-13340
http://www.scoop.it/t/abeilles-intoxications-et-informations
AGRICULTURE DERAISONNEE...
Un bug (résistant)...
Mais l'important est ailleurs : durant les premières années qui ont suivi l'introduction des OGM, la consommation de pesticides a effectivement été réduite.
Puis, des mauvaises herbes résistantes ont fait leur apparition, et la tendance s'est inversée... On assiste actuellement à une véritable explosion, affirme le chercheur : la plus grosse partie de l'augmentation est survenue depuis 2007, et entre 2009 et 2010 seulement, la quantité d'herbicides épandue a bondi de 24%. Défoliant Décoiffant !
Non seulement les agriculteurs utilisent d'avantage d'herbicides classiques (du Roundup principalement), mais en plus, ils doivent appliquer d'autres herbicides, plus violents d'un point de vue environnemental et sanitaire, comme le "2,4-D" (un des constituants de l'agent orange qui a fait fureur au Vietnam)... dont les premières traces de résistance ont d'ailleurs déjà été constatées.
Et l'histoire se répète du côté des insectes : la chrysomèle du maïs est en train de s'adapter aux toxines produites par les plantes, et les agriculteurs du Midwest sont désormais contraints d'épandre de nouveaux insecticides.
La baisse constatée des quantités d'insecticides pourrait bien être rapidement effacée.
L'EFSA L'AGENCE TOUS RISQUES!!!!
Pour rédiger son préavis sur l’étude de Gilles-Eric Séralini sur le maïs NK 603, l’Agence européenne de sécurité alimentaire (Efsa), avait montré patte blanche : elle assurait que les rédacteurs n’étaient pas membres du "panel" (le groupe scientifique) qui avait autorisé la mise sur le marché de ce même NK 603.
Logique : être juge et partie rendait ipso facto l’avis suspect. Comment en effet se déjuger sur ce qu’on a déjà jugé ? Sauf qu’une fois de plus, l’Efsa se prend les pieds dans la déontologie.Explication :L’un des deux scientifiques consultés ("peer reviewers" (1)) pour rédiger le préavis assassin de l’Efsa sur la recherche de Gilles-Eric Séralini le 3 octobre dernier est le britannique Andrew Chesson.Or c’est le même Andrew Chesson qui, avec Gijs Kleter, avait préparé le brouillon d’avis sur lequel le panel de l’Efsa avait voté positivement le 25 novembre 2003. Et qui concluait à l’autorisation de mise sur le marché du maïs NK 603.
Andrew Chesson était en effet chaleureusement remercié en toute fin de l'avis favorable de novembre 2003 en ces termes : "Le groupe scientifique sur les organismes génétiquement modifiés tient à remercier Andrew Chesson et Kleter Gijs pour leur contribution au projet d'avis."
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ETUDE OGM / les empoisonneurs
La vraie question n’est pas celle de l’étude de Gilles-Eric Séralini, c’est celle de la responsabilité croissante de l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).
Un organisme à faible légitimité
D’abord parce qu’un pré-avis, rendu par des non scientifiques fonctionnaires de l’EFSA et deux scientifiques dont on ignore le nom et le parcours, sans aucun débat contradictoire, n’est pas admissible sur le plan déontologique
Ensuite et surtout parce que les critiques sur la méthodologie suivie par l’étude Séralini, à savoir le nombre d’animaux testés, devraient avant tout être adressées à toutes les études que l’EFSA a validé sans exception depuis 10 ans ; qu’en particulier, l’étude de Séralini n’est pas une étude de cancérogénèse mais toxicologique.
Et si elle pose la question de nombreuses tumeurs, où sont les études de cancérogénèse qu’auraient mises en œuvre l’EFSA pour étudier ce point majeur ? Nulle part. On se retrouve comme dans le cas de l’aspartam, où l’EFSA a osé rejeter des études mettant en cause ce produit au motif qu’elles ne remettaient pas en cause l’étude initiale…. qu’ils ont avoué n’avoir pas lue.. à la condition qu’ils l’aient eu un jour…
Enfin parce que, quelles que soient les critiques adressées à l’étude de Séralini, elles illustrent surtout la faiblesse insigne des études validées par l’EFSA et la responsabilité évidente et croissante de cet organisme et de ses experts.
Séralini répond à ses détracteurs | ||
A en croire ses contradicteurs, dont plusieurs sont liés à l’industrie agro-alimentaire, M. Séralini aurait réalisé une étude sans aucune valeur. Il était temps de lui redonner la parole. C’est ce queReporterre a fait, calmement, pour comprendre les arguments scientifiques et revenir à un débat réfléchi.Reporterre - 4 octobre 2012 Le professeur Gilles-Eric Séralini et son équipe scientifique ont publié le 19 septembre dans la revue Food and Chemical Toxicogology une étude concluant à la dangerosité d’un régime alimentaire comprenant un maïs transgénique résistant au pesticide Roundup. Accompagnée d’une vaste opération de communication (film et livre grand-public lancés au même moment), cette publication a suscité un fort émoi public. Très rapidement se sont déclenchés des contrefeux vigoureux : les critiques se sont multipliées, contestant la valeur scientifique de l’étude. Si certaines émanent de chercheurs honnêtes, avec qui Reporterre est en relation, beaucoup sont mises en scène par le lobby agro-industriel, tandis que des censeurs parmi les plus virulents sont nettement liés à l’industrie chimique. Dans cette polémique, l’enjeu de la véracité des faits étudiés tend à se perdre. C’est pourquoi il a paru nécessaire à Reporterre de redonner la parole à Gilles-Eric Séralini, calmement, pour connaître ses réponses aux arguments, légitimes mais pas définitifs, que lui opposent ses contradicteurs. Voici ses réponses : | ||
Première question : le contrôle de micotoxines dans la nourriture des animaux étudiés n’est pas détaillé dans l’article publié. A-t-il été bien mené ?
M. Séralini répond que l’expérience a suivi toutes les règles relatives aux"bonnes pratiques de laboratoire" suivies par les établissements d’expérimentation. La composition de la nourriture et la présence des mycotoxines et autres éléments étaient précisément contrôlées. Mais il n’était pas possible d’indiquer tous ces détails dans l’article princeps, c’est-à-dire principal.
Celui-ci devrait être suivi, si l’on comprend bien, d’autres articles détaillant les conditions de l’expérience.
Deuxième question : les groupes témoins de rats mâles et femelles étaient trop restreints dans l’étude, ne comportant que dix animaux. Cela n’enlève-t-il pas la valeur des résultats trouvés ?
M. Séralini répond qu’on peut toujours faire mieux. L’idéal aurait été d’avoir soixante-cinq rats par groupe. Mais c’est impossible [en raison du coût que cela représente, comprenons-nous]. Toutes les études se font habituellement avec des groupes de dix rats. M. Séralini souligne qu’il n’a pas mené une étude de cancérogenèse [c’est-à-dire visant à vérifier si le produit étudié provoque des tumeurs cancéreuses], mais une étude de toxicologie [étudiant des effets toxiques, qu’elle qu’en soit la nature], qui est "la première étape" avant une étude de cancérogenèse. Les normes OCDE pour ces études demandent qu’il y ait dix rats par groupe.
Troisième question : sur dix individus par groupe, la valeur statistique des résultats observés sur les groupes est très faible.
M. Séralini répond que l’on peut dire cela de toutes les études. Il affirme que 98 % des études toxicologiques de recherche portent sur trois à quatre rats par groupe. Et que les études réglementaires sur les OGM, qui ne durent que trois mois [alors que son étude a suivi les animaux pendant deux ans], comprennent dix rats par groupe. C’est d’ailleurs, dit-il, un reproche qu’ont émis les agences réglementaires à l’égard d’un test présenté par la société Monsanto ; mais elles n’ont pas exigé le retrait du maïs transgénique concerné.
Quatrième question : la souche de rats utilisée, Sprague-Dawley, présente des spontanément des tumeurs cancéreuses.
M. Séralini répond que cette souche de rats est utilisée dans presque tous les tests, et c’est en particulier la souche qui a servi pour homologuer tous les OGM. L’étude de M. Séralini a duré plus longtemps, et il est exact que des tumeurs se développent en fin d’expérience. Mais ce qui compte,"c’est le différentiel par rapport au [groupe] contrôle". Et il faut aussi une souche "suffisamment sensible aux tumeurs pour représenter quelque chose de proche de l’humain". Ici, l’étude a montré les perturbations hormonales [induites par l’alimentation comprenant un OGM et le pesticide Roundup].
Par ailleurs, il y a de nombreuses observations sur chaque rat, donc de nombreuses valeurs qui, par des méthodes statistiques complexes, ont permis de mettre en évidence diverses corrélations. Les observations ont été de plusieurs types : anatomo-pathologiques, biochimiques, micro-biologiques, et comportementales.
Cinquième question : d’autres études ont été menées avec des animaux nourris aux OGM sur de longues durées. L’étude dirigée par le professeur Séralini ne serait donc pas exceptionnelle. L’intervieweur produit trois études.
M. Séralini répond que ces trois études ne sont pas toxicologiques. Il précise que l’étude qu’il a dirigé est la plus longue, "vie entière", sur cet OGM, le maïs NK 603. Il souligne qu’il n’existe pas, par ailleurs, d’étude à longue durée sur l’exposition au pesticide Roundup, qui est le plus répandu dans le monde. Des études existent sur son composant principal, le glyphosate, mais pas sur le Roundup en tant que tel.
Sixième question : si les OGM ont des effets aussi néfastes que semble l’indiquer l’étude de M. Séralini, pourquoi ne les observe-t-on sur les animaux et les populations qui consomment des OGM, notamment aux Etats-Unis, depuis plus de dix ans ?
M. Séralini répond qu’il n’y a pas de traçabilité dans ce pays sur les OGM, et que l’on ne peut donc pas y mener une étude épidémiologique sur les aliments transgéniques. Il se trouve qu’on observe énormément de pathologies hépato-rénales. On ne peut pas les attribuer aux OGM et au Roundup, mais les produits mal évalués pour la santé peuvent en être responsables.
Septième question : que se passe-t-il en Argentine et au Brésil qui cultivent à grande échelle les produits transgéniques.
M. Séralini répond qu’il est dommage que seule une petite équipe comme celle qu’il dirige à Caen étudie les effets du pesticide Roundup. Il y a un vrai doute sur la manière dont on évalue les maladies chroniques. Le système hormonal semble perturbé par ces produits. Il est anormal qu’il n’y ait pas d’études à long terme sur ce type de produits.
Propos recueillis par Eduardo Febbro et Hervé Kempf
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