lundi 11 mars 2013

LES IGM ARRIVENT EN EUROPE

Encore un pas de plus vers la destruction massive




Avec la proposition de nouveau règlement européen, des milliards d’insectes modifiés génétiquement pourront être lâchés sur des fruits et légumes.

L’organisation GeneWatch Royaume-Uni rejette le nouveau projet de règlement européen pour l’autorisation d’insectes, de poissons, d’animaux de fermes et domestiques génétiquement modifiés. [1]

La firme britannique Oxitec a déjà fait parler d’elle avec ses essais de moustiques transgéniques dans les Iles Caïman et en Malaisie et dernièrement avec des lâchers à grande échelle au Brésil [2], avec le soutien des autorités de ce pays. Cette même firme travaille sur des papillons et mouches génétiquement modifiés. Si ce nouveau projet de règlement européen était approuvé, ce sont des milliards de chenilles et d’œufs de papillons et insectes génétiquement modifiés qui pourraient se retrouver dans les fruits et légumes.

Les insectes ont été modifiés génétiquement afin que leurs chenilles meurent à l’intérieur des olives ou des tomates ou sur les feuilles des choux. [3] La compagnie Oxitec prévoit de relâcher ses ravageurs modifiés génétiquement partout dans l’Union européenne afin qu’ils s’accouplent avec leurs congénères sauvages dans le but d’en réduire le nombre. Afin d’avoir un effet sur les populations sauvages, il faut procéder chaque semaines à de nouveaux lâchers d’insectes GM.

La menace est très sérieuse. Après les lâchers massifs de moustiques GM au Brésil dans des conditions qui ne peuvent qu’inquiéter, Oxitec pourrait être très bientôt actif en Espagne.

Un des principaux ravageurs pour les oliviers est la mouche de l’olivier (bactrocera olea). Chaque année les producteurs d’huile essayent de réduire la présence de ce ravageur par des épandages aériens et des mesures de contrôles au sol comme les phéromones.

Oxitec a déjà développé des mouches de l’olivier mâle qui sont modifiées génétiquement de façon que leurs descendants meurent.

L’ébauche de cadre, publiée pour consultation par l’EFSA, exclut spécifiquement tout test pour savoir si les insectes et chenilles modifiés génétiquement présentent un risque alimentaire.

Pour Helen Wallace : « Personne ne veut manger des chenilles GM mortes ou en train de mourir dans ses olives ou ses tomates. Et personne ne sait si les ravageurs GM qui sont encore vivants vont se retrouver dans le jardin ou dans le champ du paysan du coin. Ce que propose l’EFSA, c’est une partie de poker avec notre alimentation et l’environnement. »

GeneWatch Royaume-Uni a écrit à la Commission européenne pour dénoncer le rôle qu’Oxitec et Syngenta, le géant mondial des pesticides, jouent dans la rédaction des nouvelles règles, et pour poser la question de la compétence qu’a l’EFSA pour rédiger des lignes de conduite sur des problèmes qui ne sont pas de son domaine [4]. Syngenta a financé Oxitec pour développer des ravageurs agricoles GM et la majorité des cadres et des membres du conseil d’administration d’Oxitec sont des anciens de Syngenta. Lors de la consultation, GeneWatch a mis en évidence dans sa réponse, la manière dont les compagnies ont déformé l’ébauche de cadre pour favoriser les autorisations d’insectes GM à utilisation commerciale.

Toujours selon Mme Wallace : « Les compagnies qui espèrent gagner de l’argent en jouant avec la santé des gens et l’environnement, écrivent elles-mêmes leurs propres règles. A quoi sert une autorité de sécurité des aliments qui ne veut pas faire son travail ? »

Les points qui inquiètent GeneWatch sont les suivants :

L’EFSA affirme que les risques alimentaires des insectes présents dans les aliments ont été abordés lors d’une précédente consultation qui en fait les a explicitement rejetés

L’EFSA n’explique pas comment on pourrait empêcher des œufs d’insectes ou de poissons GM de se retrouver au mauvais endroit et de nuire à l’environnement

L’EFSA a essayé de changer son domaine d’action et d’y inclure les prétendus « avantages » (réduction de l’usage des pesticides) : cela ne fait pas partie du rôle de l’EFSA dans la réglementation européenne.

L’environnement naturel va s’adapter aux lâchages d’insectes GM avec des réponses complexes qui ont été ignorées, alors que la réduction d’un ravageur par la méthode Oxitec peut rendre les problèmes avec un autre ravageur encore pires.

les impacts des insectes GM sur les maladies touchant humains et animaux sont très mal compris et n’ont pas été correctement pris en compte.

L’EFSA a ignoré (i) les risques qu’il y a à relâcher plus d’un type d’insecte GM dans une même zone (ii) les projets d’Oxitec de combiner les ravageurs GM avec les plantes GM comme méthode pour essayer de ralentir la progression de la résistance des ravageurs aux plantes insecticides GM (plantes Bt)

le lâchage de poissons GM pourrait avoir de graves conséquences pour les poissons sauvages et pour l’environnement.

on continue d’ignorer le fait que des animaux de ferme GM perdent spontanément leurs petits ou mettent bas des animaux déformés ou morts nés. La commercialisation des animaux GL passe avant le bien être animal.

Dr Helen Wallace

NOTES
[1] La réponse de GeneWatch à la consultation de l’EFSA sur l’évaluation des risques environnementaux d’animaux GM Août 2012. : http://www.genewatch.org/uploads/f03c6d66a9b354535738483c1c3d49e4/EFSA_GWresponse.pdf

[2] Voir notre article : Moustiques transgéniques contre la "dengue": http://amisdelaterre40.fr/spip/spip.php?article209

[3] Voir par exemple, le dernier document scientifique d’Oxitec "Control of the olive fruit fly using genetics-enhanced sterile insect technique" ( http://www.biomedcentral.com/1741-7007/10/51/ ) On peut lire que la majorité des jeunes femelles de leurs mouches de l’olivier GM meurent au stade de nymphe. Cela se produit normalement avant que les mouches adultes ne sortent de l’olive dans laquelle les mouches ont posé leurs œufs. Dans son document, Oxitec propose que l’on considère cette « présence comme accidentelle » dans le cadre légal européen. Ce qui signifie que la présence dans les aliments, de tout insecte mort, en train de mourir ou survivant serait considérée comme accidentelle et ne nécessiterait ni règlementation, ni traçabilité, ni étiquetage pour les olives ou d’autres aliments. La majorité de la progéniture des insectes GM d’Oxitec meurt aux derniers stades de larve (c’est-à-dire chenille) ou au stade de pupe, mais certains individus atteignent le stade adulte. Actuellement, Oxitec modifie génétiquement des mineuse de la tomate GM, des teignes du chou (qui mangent les choux et les brocolis) et des mouches du vinaigre.

dimanche 10 mars 2013

L'enjeu de ce siècle, le climat



Un cinquième des glaciers du Canada pourrait disparaître d'ici la fin du siècle sous l'effet du réchauffement climatique, contribuant ainsi à une montée de 3,5 cm du niveau des océans, selon une étude publiée jeudi dans la revue Geophysical Research Letters !

Même avec une hypothèse d'une augmentation modérée de la température, il est encore très probable que les glaces vont fondre à un rythme alarmant, estime Jan Lenaerts, un météorologue de l'Université d'Utrecht aux Pays-Bas, le principal auteur de ces travaux, jugeant très faibles les chances que cela s'inverse vu que ce phénomène paraît irréversible. La fonte des neiges dans la toundra et des glaces dans l'océan autour des glaciers intensifie le réchauffement régional avec des effets désastreux sur les calottes glaciaires du nord du Canada.

La neige et la glace réfléchissent les rayons du soleil et avec leur disparition une grande partie de la chaleur de ce rayonnement est absorbée par la terre et l'océan, ce qui fait grimper la température localement. Une réduction de 20% des glaciers canadiens d'ici la fin du siècle correspondrait à une montée de 3 degrés Celsius de la température moyenne du globe sur cette période. Mais autour des glaciers canadiens, la hausse serait en fait de 8 degrés, estime le professeur Lenaerts, soulignant qu'il ne s'agit pas d'un scénario extrême.

Les glaciers du Canada, les troisièmes plus volumineux au monde après ceux de l'Antarctique et du Groenland, feraient grimper le niveau des océans de 20 centimètres s'ils fondaient entièrement, estiment ces chercheurs. Depuis 2000, la température dans l'archipel arctique du Canada a augmenté de 1 à 2 degrés et le volume de glace a déjà nettement diminué. Avec cette étude, nous voulons montrer que les glaciers canadiens devraient être inclus dans les estimations et projections de la montée des océans au cours des prochaines décennies, explique Michiel van den Broeke, un professeur de l'Université d'Utrecht, un des co-auteurs de l'étude.

Le niveau de la mer s'est élevé en moyenne depuis 1992 de plus de 55 mm (3 mm par an), dont la plus grande partie (43,9 mm) est attribuable à l'expansion thermique de l'eau et le reste (11,1 mm) à la seule fonte des deux plus grandes calottes glaciaires de la planète, selon une étude internationale parue en novembre 2012 dans la revue américaine Science.

AFP





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Principaux responsables du changement climatique sont les carnistes ! voir les articles


elevage et rechauffement

elevage et gaz à effet de serre

Consommation de viande = folie


lundi 4 mars 2013

La bombe sanitaire est amorçée : le porc aux antibiotiques


Viens dîner, j’ai cuisiné du porc aux antibiotiques

Pire que les lasagnes à la viande de cheval, le porc aux antibiotiques. On en gave les animaux pour combattre des bactéries... qui résistent parfois.

De la viande de porc dans une poële (LeeBrimelow/Flickr/CC)
Dans une récente interview, Fabrice Nicolino, auteur de « Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde », évoquait l’existence d’une « bombe sanitaire » bien pire, selon lui, que les lasagnes à la viande de cheval. Son nom : le Sarm(Staphylococcus aureus résistant à la méticilline).
Sous ces quatre lettres se cache une bactérie. Plus exactement, un staphylocoque doré ultrarésistant à un antibiotique appelé méticilline. Sa victime préférée : le porc d’élevage intensif, tellement gavé et habitué aux antibiotiques que son organisme ne répond plus de rien. La bactérie, impossible à éradiquer une fois qu’elle a pris ses quartiers, contamine ainsi la viande, et par prolongement, l’homme qui est à son contact et/ou la mange.

19 000 morts aux Etats-Unis

S’il fallait une preuve que tout n’est pas bon dans le cochon, la voici : selon une étude parue en 2007 dans le Journal of American Medical Association, les infections au Sarm sont deux fois plus importantes que ce que les chercheurs pensaient jusque-là.
Les chiffres, cités par le New York Times en 2007, font bondir : selon une extrapolation réalisée à partir de l’observation de neuf endroits, près de 95 000 patients auraient été infectés par le Sarm en 2005, et 19 000 personnes en seraient mortes. Pire que le sida, la maladie de Parkinson ou les suicides, remarque le journal.
Jusque-là vous ne voyez pas bien le rapport avec la bonne cochonnaille made in France. L’Amérique, c’est loin, et tout le monde sait bien qu’on y fait n’importe quoi. D’ailleurs, quatre cinquièmes du total des antibiotiques consommés dans ce pays le sont par des animaux et non par des humains, nous rappelle un article.
Pourtant, le gavage aux antibiotiques des animaux et le Sarm nous concernent aussi, bien qu’à une échelle plus petite. Le même Fabrice Nicolino écrivait dans Le Monde la semaine dernière :
« Bien que des chiffres indiscutables n’existent pas, on pense que les trois quarts des 7 000 à 10 000 décès annuels de ce type en France sont le fait de bactéries résistantes aux antibiotiques, au tout premier rang desquelles le Sarm. »
Selon une note du Centre d’analyse stratégique (novembre 2012), au moins25 000 patients [PDF] décèdent chaque année en Europe d’une infection due à l’une des cinq bactéries multirésistantes (BMR) les plus fréquentes.
Deuxième plus gros consommateur d’antibiotiques vétérinaires du continent, la France est logiquement parmi les pays les plus touchés.
L’antibiorésistance est même « une maladie émergente », bien décrite dans ce reportage du Magazine de la santé.

FOCUS SUR L’ANTIBIORÉSISTANCE
Imaginez bien qu’en 2010, les élevages hexagonaux ont consommé 1 011 tonnes de médicaments, soit environ deux fois plus que les humains.

Les antibiotiques : la théorie... et la pratique

Parmi ce millier de tonnes d’antibiotiques, un peu moins de la moitié (44%[PDF]) est destinée aux porcs d’élevage. En théorie, uniquement pour les soigner : l’Union européenne a interdit en 2006 le recours aux antibiotiques pour stimuler la croissance des cochons comme cela se fait aux Etats-Unis.
« La France, ce n’est pas les Etats-Unis », assurent tous les vétérinaires spécialisés contactés par Rue89 :
« Quand un antibiotique est prescrit à un porc, c’est pour répondre à une situation sanitaire en évolution, qui se traduit généralement par des pertes d’animaux et des conséquences économiques importantes. »
Ou encore :
« Les antibiotiques, c’est comme pour nous, c’est pas automatique. »
Mais si les antibiotiques sont utilisés avec une telle parcimonie dans les élevages, s’ils sont sans risques pour leur santé ou la nôtre, pourquoi le gouvernement s’est-il engagé [PDF] fin 2011 à réduire de 25% leur utilisation sur les animaux ? Et le plan de prévention européen mis en place contre l’antibiorésistance en novembre 2011 ?

« Le Sarm ? Jamais entendu parler »

En déambulant dans les allées du Salon de l’agriculture, où la mauvaise foi est à l’honneur, Rue89 a interrogé Jean-Michel Serres, le président de la Fédération nationale porcine. Etrangement, il dit n’avoir jamais entendu parler du Sarm. Il appelle à la rescousse Didier Delzescaux, directeur d’Inaporc, l’Interprofession nationale porcine : 
« Je n’en ai jamais entendu parler... Ou en tout cas, on n’a jamais rien détecté. On travaille avec l’Agence nationale de sécurité de l’alimentation [Anses] sur les antibiotiques et on a fait baisser leur utilisation de 20%. »
Il précise :
« Il n’y a pas de surconsommation de médicaments. On n’en donne que sur prescription, pas en prévention. »

Pas comme le nuage de Tchernobyl

L’Anses, justement, voit bien de quoi on parle quand on prononce le vilain acronyme de Sarm. Certains ingénieurs de l’agence ont participé à une étude européenne [PDF] sur la bactérie en 2009, et c’est celle-là même que Nicolino citait.
Tandis que nos voisins européens déclarent environ 45% de contaminations de porcs par le Sarm, la France n’en reconnaît que 1,9% de cas.
Eric Jouy, ingénieur à l’Anses, nous explique ce résultat :
« Ce chiffre a été confirmé. Il peut paraître étonnant, mais l’étude indique aussi de grandes différences sur les modes d’élevage d’un pays à l’autre, ou les échanges d’animaux vivants entre les pays.
Certains s’étonnent que, comme le nuage de Tchernobyl, l’épidémie se soit arrêtée à la frontière. Mais avec la viande, il y a bien des frontières. »

Contamination

Résumons. D’après la communauté scientifique, et à supposer que ses chiffres soient exacts, la France a donc un taux de contamination par le Sarm minuscule, grâce à un profond respect de la législation en matière d’antibiotiques, et parce qu’elle n’échange pas de bêtes avec ses voisins.
Soit. Il n’empêche. La bactérie est bien présente dans notre assiette, ne serait-ce que parce que 35% du porc que nous mangeons provient de pays qui, eux, ont signalé des cas de Sarm animal.
D’après « Le porc par les chiffres », une brochure réalisée par l’Institut du porc, la moitié du cochon que l’on importe provient d’Espagne, le reste en grande partie d’Allemagne (17,1%). Des pays qui déclarent respectivement 46% et 43,5% d’élevages porcins contaminés.

vendredi 1 mars 2013

Jacques Julliard : Le silence des bêtes


RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE en video


Chaud, chaud la Terre

Le réchauffement climatique, ce n’est pas nouveau me direz-vous ! Certes, mais quand c’est un organisme américain, qui plus est la NASA, qui le rappelle, ça vaut bien quelques lignes. Alors voilà, depuis le début des relevés de température, en 1880, la température moyenne de la planète s’est élevée de 0,8°C. Même pas peur !! Ok, alors jetez un œil sur l’animation ci-dessous.





jeudi 28 février 2013

Le CHOIX de SOPHIE d'une vache laitière

Les vaches, comme les humains et tous les autres mammifères, ne produisent du lait que lorsqu'elles ont enfanté. En élevage, chaque année les vaches « laitières » sont inséminées pour donner naissance à un veau. Mère et nouveau-né sont séparés après 24h, malgré l'intensité du lien qui les unit.
Le récit ci-dessous raconte l'histoire d'une vache ayant donné naissance à des jumeaux et qui tenta de sauver l'un de ses petits, en effectuant un choix similaire à celui du personnage de Sophie dans le roman de William Styron, "Le choix de Sophie". Devant la menace de perdre ses deux enfants dans un camp d'extermination, Sophie avait été contrainte d'en livrer un dans l'espoir de sauver l'autre.
Les vaches laitières sont des mamans privées de leurs petits. Avant le verre de lait, il y a la douleur d'une mère et la détresse d'un nouveau-né.

                         vache et veau, une famille


Par le vétérinaire Holly Cheever
" J'aimerais vous raconter une histoire touchante et vraie. Après avoir obtenu mon diplôme à l'école vétérinaire de Cornell, j'ai fréquemment exercé dans les exploitations laitières de Cortland. J'y étais appréciée du fait de la douceur de mes interventions sur les vaches.
L'un de mes clients me sollicita un jour pour résoudre un mystère : la veille, dans une prairie, l'une de ses vaches Brune des Alpes avait mis bas pour la cinquième fois dans sa vie. Une fois rentrée à la ferme avec son nouveau-né, son veau lui fut retiré, et elle, conduite en salle de traite. Mais son pis était vide, et il le resta pendant plusieurs jours.
Après la naissance de son veau, cette vache aurait dû produire près de 47 litres de lait par jour. Cependant, et en dépit du fait qu'elle se portait bien par ailleurs, son pis restait vide. Elle partait au pré le matin après la première traite, revenait pour la traite du soir, et restait la nuit en prairie – c'était un temps où les bovins étaient autorisés à profiter un minimum de certains plaisirs au cours de leur vie – mais jamais son pis n'était gorgé de lait comme celui d'une vache qui a mis bas.
Je fus appelée deux fois sur place pendant la première semaine suivant son accouchement, mais je ne trouvai aucune explication. Finalement, le onzième jour, l'éleveur m'appela : il avait trouvé la réponse : la vache avait donné naissance à des jumeaux, et par un « choix de Sophie », elle avait livré l'un de ses veaux à l'éleveur et gardé l'autre dans un bois en bordure de prairie. Chaque jour et chaque nuit, elle retrouvait et nourrissait son petit – le seul qu'elle ait jamais pu garder auprès d'elle. Malgré mes efforts pour convaincre l'éleveur de laisser la mère et son petit ensemble, il lui fut enlevé et envoyé dans l'enfer des box à veaux.



Le « choix de Sophie » d'une vache laitière

Pensez un instant au raisonnement complexe élaboré par cette maman. Premièrement, elle se rappelait la perte de ses précédents petits et la conséquence de rentrer avec eux à la ferme : ne plus jamais les revoir (une situation déchirante pour toute mère mammifère). Deuxièmement, elle formule un plan et l'exécute : si ramener son veau à la ferme signifie le perdre inévitablement, alors elle installera et cachera son autre petit dans les bois, comme les biches, jusqu'à son retour. Troisièmement – et je ne sais comment l'expliquer – au lieu de cacher les deux veaux, ce qui aurait attiré la suspicion de l'éleveur (une vache gestante quittant la ferme le soir, la même vache revenant au matin non-gestante mais sans progéniture), elle lui en a donné un et gardé l'autre. J'ignore comment elle a pu faire cela – il aurait été plus probable qu'une maman désespérée tente de cacher ses deux petits.
Tout ce que je sais, c'est qu'il se passe derrière ces yeux magnifiques beaucoup plus de choses que nous, humains, n'avons jamais voulu voir. En tant que maman, qui ai pu élever mes quatre enfants, et n'ai pas eu à souffrir de la perte d'un seul d'entre eux, je ressens sa douleur."
Holly Cheever, Docteur en médecine vétérinaire
Vice Presidente du New York State Humane Association
traduit du site AllCreatures.org




http://blog.l214.com/2013/02/28/le-choix-de-sophie-d-une-vache-laitiere

mardi 26 février 2013

LE SCANDALE ALIMENTAIRE QUI S'ANNONCE



LE SCANDALE ALIMENTAIRE QUI S’ANNONCE



par Fabrice Nicolino

Que se passe-t-il vraiment dans l'univers de la viande industrielle ? Et que nous fait-on manger, de gré ou de force ? Avant d'essayer de répondre, il est bon d'avoir en tête deux études récentes.

La première, publiée en 2011, montre la présence dans le lait - de vache, de chèvre ou d'humain - d'anti-inflammatoires, de bêtabloquants, d'hormones et bien sûr d'antibiotiques. Le lait de vache contient le plus grand nombre de molécules.

La seconde, qui date de 2012, est encore plus saisissante. Une équipe de chercheurs a mis au point une technique de détection des résidus dans l'alimentation, en s'appuyant sur la chromatographie et la spectrométrie de masse.

Analysant des petits pots pour bébés contenant de la viande, ils y ont découvert des antibiotiques destinés aux animaux, comme la tilmicosine ou la spiramycine, mais aussi des antiparasitaires, comme le levamisole, ou encore des fongicides.

Certes à des doses très faibles – en général –, mais, comme on le verra, la question se pose aujourd'hui dans des termes neufs.

On remarquera que, dans le scandale en cours, un mot a presque disparu : phénylbutazone. Cet anti-inflammatoire, on le sait, a été retrouvé dans des carcasses de chevaux exportés vers la France.

UNE FRAUDE ISOLÉE ?

Or la phénylbutazone est un produit dangereux, interdit dans toute viande destinée à la consommation humaine. S'agit-il d'une fraude isolée ? Ou bien, comme certains éléments permettent de l'envisager, d'une pratique tolérée par les autorités de contrôle ?

Nul besoin d'une vaste enquête pour avoir une idée de l'incroyable pharmacopée destinée aux animaux d'élevage. La liste des produits autorisés contient de nombreux douvicides (contre des vers parasites), anticoccidiens (parasites de l'intestin), anthelminthiques (vermifuges), hormones, vaccins, neuroleptiques et antibiotiques.

Sait-on comment l'oxytétracycline se mélange avec la gonadolibérine chez un poulet ? Comment le flubendazole se marie avec l'azapérone et les prostaglandines PGF2 dans la chair d'un porc ? Le thiabendazole avec le diazinon ou le décoquinate dans le sang d'une bonne vache charolaise ?

Aucune étude sur les effets de synergie de ces produits n'est menée. Il n'est pas dit qu'elles seraient possibles.

Lorsque c'est le cas, on découvre en tout cas un nouveau monde. Le 3 août 2012, la revue PloS One publiait un travail sur les effets combinés de trois fongicides très employés dans l'agriculture. Leur association provoque des effets inattendus sur les cellules de notre système nerveux central.

Commentaire de l'un des auteurs, Claude Reiss : "Des substances réputées sans effet pour la reproduction humaine, non neurotoxiques et non cancérigènes ont, en combinaison, des effets insoupçonnés."

Effets insoupçonnés, éventuellement cancérigènes, ouvrant la voie –peut-être – à des maladies neurodégénératives comme Parkinson, la sclérose en plaques ou Alzheimer.

Cette découverte est cohérente avec les grands changements en cours dans la toxicologie, qui étudie les substances toxiques.


source : le monde 25.02.2013

jeudi 14 février 2013

ENSEMBLE nous pouvons arrêter ça !





Grâce à « l'Initiative Citoyenne », les Européens peuvent prendre part à l'élaboration des politiques de la CEE : pour la PREMIÈRE FOIS, nous pouvons ABOLIR L’EXPÉRIMENTATION ANIMALE EN EUROPE !!!
Nous devons obtenir 1 million de signatures (dont 55 500 en France) nous avons jusqu’au 1er novembre 2013 pour faire entendre notre voix ! ALORS PARTAGEZ UN MAX SVP !!!

LIEN DIRECT VERS LE SYSTEME DE COLLECTE EN LIGNE :https://ec.europa.eu/citizens-initiative/ECI-2012-000007/public/signup.do?lang=fr

** httpS certifie la confidentialité de votre numéro d'identification
Vous y trouverez également le certificat de conformité ainsi que la déclaration de confidentialité **


/!\ On nous demande notre n° de carte d'identité, de permis de conduire ou passeport :
c'est NORMAL car c'est UNE COLLECTE de signatures OFFICIELLE réservée AUX RESSORTISSANTS EUROPÉENS et le site de la CEE est SÉCURISÉ ! Merci D'AGIR pour tous ces animaux qui souffrent !

Pour en savoir plus, voici le site de la consultation publique
http://www.stopvivisection.eu/fr

La SPA soutient STOP VIVISECTION !!!
http://www.spa.asso.fr/node/10165

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L'EXPÉRIMENTATION ANIMALE (ou vivisection) est une pratique INACCEPTABLE car elle impose une douleur et une souffrance illimitées à des êtres sensibles et sans défense, subissant des tortures pour fabriquer des cosmétiques, des produits ménagers, des médicaments, des cigarettes... pour les humains.

Conditions de vie déplorables, transports éprouvants, violences, enfermement, empoisonnement, brûlure, électrocution, privation de nourriture ou d’eau, mort lente et douloureuse…

Mais de plus en plus de SCIENTIFIQUES DOUTENT de la FIABILITÉ de l’expérimentation animale pour des produits utilisés par les humains. La vivisection représentent en fait un DANGER POUR LA SANTÉ HUMAINE et un frein pour le développement de nouvelles méthodes de recherche biomédicale réellement pertinentes pour l'homme.

Des méthodes alternatives existent depuis des années et sont approuvées par les scientifiques.

Les tests sur animaux ne sont pas aussi fiables, chaque année 20 000 personnes en France meurent des effets secondaires des médicaments pourtant testés sur animaux. Des dizaines de millions d'animaux sont sacrifiés en Europe pour la Recherche médicale sans véritable preuve d'efficacité !

Cette collecte de signature permettra de présenter une NOUVELLE DIRECTIVE visant à METTRE FIN définitivement à l'expérimentation animale et à rendre obligatoire, pour la recherche biomédicale et toxicologique, l'utilisation de données spécifiques pour l'espèce humaine, au lieu de données issues de l'animal.


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COMMENT AGIR :


1. SIGNER : https://ec.europa.eu/citizens-initiative/ECI-2012-000007/public/signup.do?lang=fr

2. RECUEILLIR DES SIGNATURES SANS INTERNET

- Télécharger directement le formulaire papier :https://apps.facebook.com/fichier-pdf/?v=148321
(Sinon vous pouvez passer par le site de l'Initiative Citoyenne par ici :http://www.stopvivisection.eu/fr/content/collecte-des-signatures-sur-papier-comment-obtenir-le-formulaire#)
et imprimez le sur papier blanc format A4 (attention pas utiliser le recto car pas valable)

- Obtenir un maximum de signatures avec le numéro 'identité des personnes (CI, passeport, permis)

- Imprimez la déclaration de protection des données
http://www.stopvivisection.eu/sites/default/files/declaration_protection_donnees_personnelles.pdf
( à remplir en le joignant avec les formulaires originaux contenant les signatures recueillies et une photocopie recto/verso de votre CI ou passeport)

- Envoyez le tout en RECOMMANDÉ avec Accusé de Réception avant le 30/09/2013 à l'adresse suivante :
Comitato organizzatore STOP VIVISECTION
c/o Segreteria Sonia Alfano
Viale Strasburgo, 382 - 90146 Palermo - Italie

3. DISTRIBUER DES TRACTS :
http://www.stopvivisection.eu/fr/content/flyer#FR

4. INVITER VOS CONTACTS, PARTAGER AU MAX

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POUR EN SAVOIR PLUS :

Manif le 19 janvier contre la vivisection à Gannat (France, 63) :
http://www.youtube.com/watch?v=7xtkOJIlQTY

"Coalition Anti Vivisection france"
http://www.facebook.com/groups/30950808989/

Explications sur les méthodes substitutives :
http://www.one-voice.fr/sante-sans-torture/developpement-des-methodes-substitutives/

témoignage d'un biologiste toxicologue sur les risques sur la santé humaine de l'expérimentation animale :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=sFsX3Oobgik