mercredi 24 juillet 2013

Rencontre : Pierre Rabhi, Michel Onfray

Propos recueillis par MARTIN LEGROS :


Pierre Rabhi : Je suis né en 1938 dans une petite oasis du Sud algérien. Mon père était forgeron et musicien de village. Nous n’avions pas grand-chose, mais j’étais heureux, courant dans les ruelles de notre village ensoleillé, fier d’accompagner mon père aux mariages et de le voir répandre de la joie autour de lui rien qu’avec son luth ou son violon. Et puis les catastrophes se sont succédé : ma mère est morte alors que j’avais 4 ans, les Français sont arrivés pour exploiter le charbon que l’on venait de découvrir, mon père a été contraint de descendre dans la mine. Ce fut un bouleversement des structures sociales qui a remis en question toute notre histoire et notre mode de vie. On n’a aucune prise sur de tels événements, on subit, mais on est bien obligé de se poser la question : la civilisation nouvelle qu’on nous promet à force de travail et de technologie est-elle vraiment source de bonheur ? Mon père a renoncé à son destin de forgeron pour devenir mineur. Cela lui est tombé dessus parce qu’il ne pouvait faire autrement : il ne gagnait plus sa vie. Mais il a choisi de me confier à une famille d’adoption française, parce qu’il voulait que j’acquière le secret des Européens, les règles du jeu de ce nouveau monde. J’ai alors été précipité dans une destinée curieuse : je passais de l’islam au christianisme, de la tradition à la modernité. Dans ma tradition musulmane, le porc était prohibé ; dans la nouvelle, on se régalait avec du saucisson. Dans ma tradition, Dieu est inengendré et transcendant, il n’a aucune accointance avec l’Histoire. Dans la nouvelle, on me présentait Jésus comme le fils de Dieu venu pour nous sauver. Ces contradictions me rendaient fou. J’étais dans un écartèlement permanent. Mais je ne faisais que subir la situation. Si cela n’avait tenu qu’à moi, j’aurais préféré rester dans ma tradition. C’est là que j’étais heureux. Mais une fois que vous êtes déraciné, vous avez besoin de savoir où est la vérité. C’est alors que j’ai fait un peu le tour des philosophes.

Michel Onfray : Quels philosophes ?
P. R. : Les Grecs, principalement. Mais je ne les comprenais qu’à moitié.
M. O. : Ça n’est pas grave de ne pas les avoir compris, l’important est de savoir s’ils vous ont aidé.
P. R. : Pas vraiment. J’étais dans une forme d’exil psychologique, dans l’impossibilité d’adhérer à rien. Exilé de mes deux cultures, dans l’obligation de gagner ma vie, j’ai migré à Paris. Je cherchais du travail. Quand j’allais pour un recrutement, on me demandait :« Qu’est-ce que tu sais faire ? » Je répondais : « Je sais faire un peu de philo. » Je parlais de Socrate. Cela m’a valu un poste d’ouvrier spécialisé : « spécialisé », c’est pour faire plaisir, parce qu’en fait c’est celui qui n’est spécialisé en rien à qui l’on donne ce titre. C’est le subalterne du subalterne du subalterne. C’est là que m’est apparue l’idée de servitude, d’une forme d’esclavage déguisé : on vous donne un salaire et, en échange, vous donnez votre vie. C’est une institution qui n’est pas du tout naturelle. Je me souviens de la réaction de mes camarades venus d’Algérie comme moi : ils recevaient leur salaire, et comme ils mettaient plus d’un mois à le dépenser, ils ne revenaient à l’usine que deux ou trois mois après, étonnés de ce que leur absence ait posé problème… C’est là pour moi qu’est intervenu le fameux libre arbitre. Jusqu’ici j’étais prédéterminé. Mais, à l’usine, dans cette pyramide où nous étions réduits à des moins-que-rien tremblant devant un patron qui était comme Dieu sur Terre, je ne pouvais plus. Je ne voulais pas entrer dans cette logique. J’ai rejeté tout cela, à mes risques et périls, et avec ma compagne Michèle, pour tenter de nous émanciper, nous sommes partis à la campagne retrouver la terre. Afin de chercher un autre bonheur que celui que nous promettait la modernité industrielle. Tout cela pour dire que la capacité de se décider pour le bonheur met du temps à prendre forme. C’est du moins ainsi que les choses se sont passées pour moi. Mais vous, n’avez-vous pas également dû surmonter beaucoup d’adversité dans la vie ?
M. O. : Mon père était ouvrier agricole, ma mère femme de ménage. J’ai trouvé dans leur misère et leur humiliation des raisons de me révolter. Quand on se dit à la fin du mois qu’on a dépensé l’argent rien qu’en habillant les enfants et en achetant la nourriture ; quand on ne peut pas payer le médecin si les petits tombent malades, quand on ne peut pas se révolter contre les conditions de travail au risque d’être congédié… Vous le formulez très bien. Le libre arbitre est un effet de survie. Arrive un moment où l’on se dit : soit je me laisse faire et je suis broyé, soit je survis, et, dès lors, il faut que je prenne mon destin en main. C’est là qu’on se « crée liberté », pour le dire comme Nietzsche. A priori,on n’a pas la liberté de choisir sa vie. Mais c’est parce qu’on construit son propre libre arbitre qu’un jour, alors, on peut dire non : je ne veux pas de cette vie-là, j’en veux une autre.

« Seule la sobriété peut nous procurer une vraie satisfaction. Le temps de la puissance de la modération est venu »

Pierre Rabhi

P. R. : Retourner à la terre, pour moi, ce fut le moyen de prendre le maquis. Le maquis physique, mais aussi psychologique. Cela coûte cher, surtout quand on n’est pas de la terre. Heureusement, j’avais une compagne courageuse qui m’a suivi dans cette aventure. N’ayant pas un sou, je me suis présenté au Crédit agricole avec mon diplôme d’ouvrier agricole pour acheter un bout de terrain que j’avais trouvé en Ardèche – il y avait un fort exil rural au début des années 1960. Le lieu m’a ébloui : pas d’électricité, de l’eau seulement dans les citernes de récupération de la pluie, le sol rocailleux, le chemin d’accès impraticable par mauvais temps. L’idéal pour nous, mais peut-être pas pour fonder une exploitation agricole. « On ne peut pas vous prêter parce qu’on ne peut pas vous aider à vous suicider », a répondu le banquier. C’est ce qui ne figure pas dans un bilan qui l’a emporté dans notre choix : la beauté du lieu, le silence, l’air pur, etc. La confiscation de ces valeurs par le PIB et le PNB est l’une des plus grandes exactions que la modernité commet contre l’humain. Dès le départ, on savait que nous ne voulions pas nous « développer », mais savourer la vie : on avait fixé la limite à trente chèvres, afin de garder un rapport familier avec nos animaux, de ne pas en faire des machines à produire du lait ; on vendait nous-mêmes notre fromage, car nous voulions entretenir un lien de convivialité avec les clients qui devenaient des amis. Cette revendication d’une vie « dense », d’un rapport affectif aux choses et aux lieux, nous a permis de tenir. Cinq enfants sont arrivés dans ce milieu de beauté et de calme. Toutes mes exigences étaient intégrées dans l’insurrection, la reconquête était totale. N’êtes-vous pas parfois tenté, vous aussi, de tout abandonner pour refaire votre vie ailleurs ?

« Le bonheur ne tient pas seulement au rapport qu’on établit entre soi et soi, mais aussi entre soi et la nature, soi et le cosmos »

Michel Onfray

M. O. : J’habite à Argentan, 14 000 habitants, et j’ai acheté une maison dans mon village natal de 500 habitants, j’y suis né, ça fait dix siècles que les Onfray sont installés en Normandie, et j’y vis dans une espèce de résistance à la ville. On m’a proposé de venir à Paris, j’ai refusé. Voilà pourquoi je vous ai découvert aussi. Il y a quinze ans, je vous connaissais, mais n’avais pas la même empathie avec votre travail. Le temps passant, je ne suis plus si sûr qu’on puisse être modéré dans son rapport au monde et je me mets à croire en la rupture. Arrêter tout : télé, radios, conférences… Trouver un endroit où il y a du soleil, la nature et quelques livres, pas trop, parce que lire, ce n’est pas méditer. Par contre, écrire, je ne peux pas faire sans. J’enverrai mes manuscrits, et advienne que pourra… ça existe ou ça n’existe pas, ça n’est plus mon problème. Je suis tenté par ce mode d’existence. C’est une aspiration qui m’est devenue plus familière depuis que j’ai perdu mon père, il y a trois ans. En m’inspirant de la sagesse paysanne qui était la sienne, je dirais que le bonheur ne tient pas seulement au rapport qu’on établit entre soi et soi, mais aussi à celui qu’on établit entre soi et la nature, soi et le cosmos.
P. R. : Le crescendo permanent qu’impose le « temps-argent » fait de la vie une cacophonie et non la symphonie à laquelle nous aspirons, consciemment ou inconsciemment. Le « toujours plus vite » pour un « toujours plus indéfini » appelé croissance économique fait de l’existence une étrange mécanique, une sorte d’alambic universel distillant des dividendes, y compris avec les armements et l’art dédié au meurtre. C’est une désolation. La frénésie qui est la nôtre rend impossible la quête d’équilibre. De mon point de vue, la modernité est une imposture. On a dit aux gens : abandonnez vos manières de faire, de travailler et de vivre ! Le moteur à explosion, la thermodynamique, tout cela va vous libérer des fardeaux de l’existence. Or, cette technologie s’est retournée contre ceux qu’elle était censée libérer. La standardisation par la technologie a abouti à tout dénaturer, à retirer toute identité aux personnes afin d’obtenir un être humain standardisé, parfaitement adapté à la logique du système. L’humanité subordonnée à ses inventions n’est pas une vue de l’esprit, chacun peut le vérifier.
M. O. : Pour ma part, je ne suis pas technophobe mais technophile. En regard de l’époque où mon père labourait son champ avec un cheval treize heures par jour, l’arrivée du tracteur n’était pas forcément une mauvaise chose. La mauvaise idée, c’est quand on a utilisé le tracteur à des fins mercantiles de productivité.
P. R. : Je ne suis pas non plus technophobe, mais je déplore un déficit de maîtrise de la technologie. La technique n’est pas un outil neutre. Entre suer pour abattre un arbre en une journée et prendre une tronçonneuse et le débiter en une heure, la différence est évidente. D’une façon générale, le temps de la puissance de la modération est venu. Quand un cinquième de l’humanité consomme les quatre cinquièmes des ressources planétaires, seul le choix de la sobriété peut résoudre ce problème crucial. Est-il normal que chaque jour un être humain brade sa durée personnelle pour obtenir quelques moments de glissade sur la neige ou sur la mer… Dans ce contexte, je pense qu’il n’y a que la sobriété qui puisse nous procurer une vraie satisfaction. Mais vous ne devez pas être d’accord, vous qui critiquez l’ascétisme et prônez l’hédonisme…

« Croire que mon hédonisme passe par la dépense est un malentendu. Il s’agit d’obéir à des choses élémentaires »

Michel Onfray

M. O. : C’est le grand malentendu de croire que l’hédonisme que je défends passerait par le consumérisme, la possession. Je fais l’éloge de l’ascèse épicurienne. Au sens trivial, être épicurien, c’est être bon mangeur, bon buveur, fumeur de cigares, collectionneur de voitures de sport. Ce n’est pas ce qui m’intéresse… En tant que disciple d’Épicure, je fais l’éloge d’une ascèse qui consiste à obéir aux choses élémentaires. Quand on a un toit, de quoi manger et se chauffer, a-t-on besoin de plus ? Ce que je critique dans l’ascétisme, c’est l’ascétisme judéo-chrétien ou musulman qui voit dans la privation et la souffrance une source de jouissance. C’est cela que je critique au nom d’une autre ascèse, l’ascèse de l’être, spirituelle et philosophique. Pourquoi ne sommes-nous pas plus heureux ? Parce que nous ne le voulons pas. Évidemment, il y a des conditions objectives qui font que c’est difficile d’être heureux : quand on est dans la misère, la souffrance ou la maladie. Mais ces conditions se sont considérablement améliorées, et, pourtant, nous ne sommes pas pour autant plus heureux que les générations précédentes. C’est que, ultimement, le bonheur ne dépend pas de ces conditions objectives. Dans l’absolu, je pense que pour qu’il y ait bonheur, il faut d’abord qu’il y ait volonté de bonheur. Or très peu de gens savent ce que peut être leur bonheur. Ils pensent que le bonheur n’est pas dans l’être mais dans l’avoir, dans la possession. Du coup, ils s’enferment dans la souffrance car c’est un puits sans fond : quand on a, on n’a jamais assez. En ce sens, on ne peut pas être heureux si l’on investit dans l’avoir. En revanche, si l’on investit dans l’être, chaque fois qu’on obtient un progrès dans l’être, on progresse vraiment. Je pense que si l’on n’est pas heureux, c’est parce que bon nombre de gens : 1. ne veulent pas l’être, 2. ne savent pas comment on peut l’être, et 3. n’imaginent pas ce que peuvent être les modalités du bonheur.
P. R. : Le bonheur est sans doute lié à la volonté, il y a une part de notre vie qui nous échappe. C’est évident dans mon cas : je n’ai pas demandé à naître là où je suis né et à vivre ce que j’ai vécu. Mais il me semble que cela transparaît aussi dans le récit de votre vie. Quand vous parlez de la mort de votre père, vous le faites comme d’un événement qui vous a permis, au-delà de la douleur, de nouer un autre rapport aux choses…
M. O. : C’est certain. J’ai adoré mon père. Il était silencieux, taciturne, c’était un homme de la terre, il a passé sa vie à ne jamais ajouter de mal au monde. Je ne l’ai jamais vu méchant, agressif, grossier. Il avait son travail et quoi de plus ? Un petit bout de maison, deux fois 17 mètres carrés. C’est lui qui était dans la vérité. Je ne crois pas à la survie car je suis un athée radical, dès lors, la seule façon de lui rendre hommage, c’est, jusqu’à la fin de mon existence, de parvenir à sa droiture. Le temps qu’il me reste, j’ai envie d’augmenter ma droiture. C’est devenu plus évident depuis qu’il n’est plus là. Il est mort dans mes bras, on sortait de chez moi, on a regardé le ciel – il m’expliquait le ciel quand on était enfant, on avait une histoire avec l’étoile polaire… –, je lui ai dit qu’on n’allait pas la voir ce soir. Il m’a dit : « Non, ce soir, le ciel est couvert », et il est mort debout, comme un chêne foudroyé qui ne tombe pas. C’est moi qui l’ai porté, puis allongé au sol. À ce moment-là, il y a eu une transmission. Pour honorer sa mémoire, il fallait que les vertus qui étaient les siennes deviennent les miennes, et plus encore, mieux encore.

« Pour moi la désaliénation, c’est de reconquérir le droit à la beauté »

Pierre Rabhi

P. R. : Ce que vous dites me touche parce que je ressens la même chose. J’ai vu mon père humilié, revenir de la mine noir de suie de charbon. Et a posteriori je me dis que le contentieux que j’ai avec la modernité est lié à ça aussi. Son entrée en servitude, la mine, le charbon qui est responsable de la pollution aujourd’hui, ces choses rassemblées sur une seule tête et un seul destin, ça a dû énormément compter dans ma propre insurrection. Mais ce qui me frappe aussi dans ce que vous dites, c’est le lien que vous faites entre bonheur, finitude et cosmos. Dans ma propre aventure, la désaliénation est inséparable d’une reconquête de la beauté. Quand vous êtes dans un lieu où vous avez dix-sept clochers, le silence, les étoiles, l’air pur, la jubilation que nous offre la nature et qu’on ne regarde même pas. Pour moi la désaliénation, c’est de reconquérir le droit à la beauté. Mais ça ne figure pas sur un bilan, cinq cents euros d’air pur… L’aliénation, c’est d’abord cela, ne plus avoir le temps de jouir de la beauté. C’est l’une des grandes carences de l’écologie politique qui est enlisée dans des questions factuelles et n’intègre jamais cette dimension. Alors qu’il s’agit d’avoir accès à ce qui nous enchante, pas seulement à ce qui nous nourrit. Le citoyen ne revendique pas assez son droit à la beauté.
M. O. : Me retrouver dans un endroit où je prendrais le temps de regarder les arbres pousser et d’écouter les abeilles voler ? C’est une tentation. Depuis des années, je fais le détour par les livres, je lis, je commente des auteurs, j’ai longtemps cru que la vérité du monde était dans les livres qui disaient le monde. Mais la vérité du monde est dans le monde, et il faut faire l’économie des livres qui disent le monde, ou alors ne lire que les livres qui nous invitent à revenir directement au monde. Les vôtres en font partie. La frénésie dont vous parlez est un mot qui me plaît, parce que je la vois, et que, hélas ! de temps en temps, je la vis. Je me dis alors : encore un effort pour échapper à la frénésie !
P. R. : J’ai le sentiment que la modernité, l’alliance de la technologie, de la science et des lois du marché, c’est la remise en question de toutes les antériorités. Je ne veux pas magnifier le monde rural. Mais il est porteur d’une sagesse oubliée. Le paysan, c’est celui qui est tenu par le pays et qui tient le pays, qui étreint une réalité. Je suis un thérapeute de la terre. Quand je sors de là, je suis l’Arabe qui vient de je ne sais où ou le type qui est devenu chrétien… Aujourd’hui, le monde tel qu’il va, ou ne va pas, a modifié ma perception. Je me suis libéré de toute identité pour être encore plus un simple être humain. La crédibilité et la confiance dont je suis honoré me font obligation morale de continuer à agir pour le bien commun.

« Avec l’âge on peut être tenté de s’éloigner des hommes et de se rapprocher de la nature »

Michel Onfray

M. O. : Je ne crois pas qu’on puisse restaurer un passé et des valeurs qui n’existent plus. Les civilisations fermées sont vouées à disparaître au profit d’une civilisation planétaire. En revanche, la question du rythme de nos existences est ineffaçable. Peut-être y a-t-il un troisième temps dans l’existence, après le temps de la formation et le temps de l’action, qui est le temps de la sagesse et qui consiste à faire moins de choses, à voir moins de gens, à écrire des choses plus justes qui peuvent être utiles. J’écris pour être utile aux gens, pas pour les philosophes de profession. Je reçois des courriers de personnes qui disent qu’ils m’ont écouté, entendu, lu, et que j’ai changé leur vie. C’est le plus important pour moi. Mais avec l’âge, on découvre aussi la méchanceté, la jalousie, l’envie, et on peut être tenté de s’éloigner des hommes et de se rapprocher de la nature. On est toujours en train de regarder l’heure, de se dépêcher. On ne regarde jamais la Voie lactée, la couleur d’une aube ou d’un crépuscule, et on se dit que la vie est courte… Combien de fois me serai-je assis à terre en attendant que le soleil se lève ? J’y assiste pourtant comme à un bonheur qui me permet d’exister. Là encore, vous avez raison de parler de frénésie, le mot me convient. Je ne sais pas de quoi le futur sera composé, mais il y a des moments où je me dis que je vais sans doute aller vers plus de sagesse, de méditation, de contemplation. Je ne sais pas s’il faut en faire usage ou étalage public, mais c’est un projet existentiel personnel.
P. R. : Nous sommes plus proches que je le pensais. Mais peut-être que ce qui nous sépare encore, c’est le rapport à la transcendance. Aujourd’hui, je suis affranchi de toute appartenance religieuse. Mais derrière la beauté, il y a pour moi le divin. Le pressentiment que quelque chose d’intelligent préside à tout cela. Quand je prends un grain de blé, je sais qu’en le multipliant, on peut nourrir l’humanité. Mais le mystère de ce processus vital reste entier. J’ai du mal avec le hasard et la nécessité, avec un monde qui n’aurait aucune origine, aucune intelligence initiale. Face à ces questions, seul le silence est une réponse.
M. O. : Diriez-vous que vous êtes panthéiste ?
P. R. : C’est-à-dire ?
M. O. : Que la divinité serait dans la totalité, dans le monde ? Et pensez-vous qu’il y ait une survie après la mort ?

« Nous cherchons ailleurs une éternité que nous avons là, dans notre vie, et que nous ne percevons pas »

Pierre Rabhi

P. R. : Une survie après la mort ? Je n’en sais rien, cela relève de la croyance. Mon problème est de savoir s’il existe une vie avant la mort. Au fond, qu’est-ce que vivre ? N’est-ce pas une question primordiale ? Être momentanément présent dans la réalité, s’y conformer de diverses manières selon un scénario culturel particulier, est-ce une vie ? Quand je constate toutes les opportunités que nous offre la vie d’être dans le bien-être et que nous nous obstinons à gâcher, cela me pose problème. La finitude est le drame de l’humanité. C’est ce qui trouble au plus profond notre aspiration au bonheur. Nous sommes provisoirement sur cette Terre. Cela me soulagerait de croire que quand Pierre Rabhi va crever, il y aura quand même quelque chose qui va se prolonger. Mais je ne rentre plus dans ces hypothèses parce qu’en fait, à force de s’y enliser, on oublie de vivre. On passe son temps à avoir l’appréhension du futur, quand on a la vie, on ne la vit pas. C’est là où je vous rejoins, il faut que la vie soit dans le présent – là je le tiens, je suis heureux qu’on soit ensemble, c’est une réalité. Alors je suis un peu tiraillé, je ne veux pas imaginer que tout s’arrête, mais je veux d’abord renforcer le présent. Dans le présent, il y a une éternité. Nous cherchons ailleurs une éternité que nous avons là, dans notre vie, et que nous ne percevons pas.
M. O. : Je souscris à tout, sauf au divin et au mystère, ce qui fait tout de même beaucoup. Le panthéiste est celui qui ne souscrit pas à la transcendance mais pense que le sacré est dans l’ici et le maintenant. Je veux bien être panthéiste s’il faut une étiquette, mais je pense qu’il n’y a pas de divinité, parce qu’il n’y a pas de transcendance, pas d’autre monde que celui-ci. Nietzsche disait :« Contente-toi du monde donné. » Je pense que ça coupe l’humanité en deux : il y a ceux qui s’en contentent et ceux qui pensent qu’il y en a un autre. La deuxième raison de nous séparer, c’est l’agnosticisme. J’ose affirmer qu’il n’y a rien après, je ne dis pas que je ne sais pas. De fait, on a envie qu’il y ait quelque chose. En même temps, ce n’est pas compliqué : ce qui arrive au hérisson m’arrivera aussi à moi. Ou alors, s’il y a un paradis, il faut un paradis pour les hérissons ! Et comme ce n’est pas le cas, ce qui arrivera, c’est une décomposition. D’où l’importance de trouver la voie du seul bonheur qui nous soit donné. Vous l’avez trouvé vous, non ?
P. R. : Je me sens cohérent, j’ai un engagement que je fais au nom de la vie, et, oui, je peux dire que je suis heureux, ce qui n’exclut pas non plus les épreuves et la tristesse infinie que suscite la souffrance, celle des enfants, par exemple, qui viennent au monde pour agoniser de famine. Ces malheurs déconcertent ma conviction concernant le divin. Alors, il ne me reste que la lecture de Bibi Fricotin, des contes merveilleux, un bon western… Tout est bien relatif ! Et vous, êtes-vous heureux ?
M. O. : Non, parce que ma compagne est malade depuis des années et qu’on ne peut être heureux quand les gens qu’on aime ne le sont pas.



Source :  Philosophie magazine

dimanche 30 juin 2013

VIVISECTION : la réalité de la "recherche"


voici l'horreur et la réalité de la "recherche" sur les animaux

Voici un témoignage de Samir Mejri qui a travaillé pendant deux ans comme animalier dans un grand laboratoire pharmaceutique. Par acquis de conscience, il a démissionné et porté à travers un livre, le témoignage de la vie au quotidien d'un laboratoire parmi tant d'autres laboratoires.

En voici un extrait :


On vous trompe 

"Non, l'expérimentation animale ne garantit pas votre sécurité, elle garantit seulement le profit des marchands d'animaux et des laboratoires cotés en bourse."

J'ai devant moi la preuve flagrante que la tentative d'anesthésie selon les règles n'est pas possible. En pratique, on sautera cette étape...c'est du temps perdu pour rien...
" Elle écarte avec une pince la chair déjà entaillée permettant à la lame de s'enfoncer plus profondément, jusqu'à la dénudation des artères carotides. L'animal (non anesthésié) souffre de plus en plus le martyr. Malgré l'expression de ses tout petits yeux larmoyants, des mouvements violents de ses petites pattes et des tentations de morsures désespérées sur la main de la technicienne, celle-ci continue... Une centaine d'autres subissent le même calvaire."

En passant devant la porte ouverte, j'entends les gémissements d'un chien. Mais des gémissements faibles et très lents, une plainte langoureuse dont l'intensité sonore est basse, mais dont l'intensité émotionnelle est telle qu'elle s'infiltre en moi et me bouleverse. Il y a dans cette complainte ce quelque chose d'universel, qui, malgré la barrière de la langue ou de l'espèce, vous fait ressentir avec acuité la souffrance d'autrui...Le chien est là, sur une grosse table en aluminium, allongé sur le dos. Les pattes attachées en croix, essaient dans des mouvements de torsions, arrachant la peau et les chairs, de se libérer de ces lanières...Des tas de tuyaux sortent de son ventre ouvert, je vois les intestins à nu, monter et descendre au rythme des gémissements respiratoires, ...sa gueule est maintenue grande ouverte par un grossier appareillage en fer.

Des images me martèlent le cerveau. Farid l'expérimenteur qui fracasse la tête des lapins contre le mur, les petits cris des rats à qui on enfonce la pipette de prélèvement dans l'oeil, les cris des gerbilles à qui on dégage les carotides, ces chiens qui refusent désespérément de rentrer dans la salle de cardio-vasculaire. Le scalpel doit faire son oeuvre car j'entends un gémissement en fermant la porte. Je me souviens d'une phrase qu'un directeur m'avait glissée, l'air important et grave: "Avant de faire ses preuves, un produit se doit d'être évalué seul, sans autre perturbation chimique, donc sans anesthésie". Mais il faudra peut-être dix, vingt, trente protocoles pour une seule substance, consommant chacun une dizaine voire une vintaine de chiens et des centaines de petits rongeurs avant d'obtenir un résultat satisfaisant. Il vous suffit d'imaginer le nombre de domaines dans lesquels on cherche pour vous rendre compte de la consommation d'animaux ? Cela coûte des fortunes pour chaque protocole mais...le jeu en vaut la chandelle - Combien croyez-vous que rapporte la vente d'un nouveau médicament?

Puis il y a la livraison des lapins, des souris, des singes, des chiens, des chats, des cobayes, tous ces animaux étant la source d'un commerce lucratif avec démarches commerciales et luttes entre les élevages pour se maintenir sur le gourmand marché de la vivisection. D'ailleurs, il ne s'agit pas de la vente d'animaux, mais bien d'un commerce de matériel de laboratoire - selon les termes consacrés.


L'argent des consommateurs

"C'est l'argent des consommateurs, de vos impôts et très souvent vos dons à la recherche médicale qui permettent ces sévices qui, en dehors de ce contexte pseudo-scientifique, véritable état d'exception, condamneraient leurs auteurs à des peines relevant du Code Pénal.
Des méthodes de remplacement n'utilisant pas les animaux (méthodes substitutives) existent pourtant, mais pour ne pas les rendre obligatoires, les Gouvernements refusent de les valider. Ces méthodes ont pourtant fait leurs preuves dans de nombreux secteurs de la recherche et des laboratoires de pointe dans le monde entier les reconnaissent comme plus fiables, plus pratiques et moins coûteuses. De plus, elles fournissent une sécurité dont on peut mesurer le degré sur les effets à long terme, ce que ne permet pas l'expérimentation sur l'animal, comme le prouvent les nombreux médicaments retirés discrètement du marché après avoir entraîné des accidents graves, voire mortels (Thalidomide, Distilbène, Rangasil, Dupéran, Diflurex, Tigason, Glifanan et bien d'autres...).

De même les firmes multi-nationales chimico-pharmaceutiques, cotées en bourse, auxquelles chaque année sur le marché une multitude de produits, engrais, pesticides, produits d'entretien, testés eux aussi sur les animaux et responsables de pollutions dangereuses pour la Santé et l'Environnement et qui n'obtiendraient plus les autorisations de mises sur le marché s'ils étaient testés par des méthodes "in vitro" basées sur des paramètres humains.


Aujourd'hui, ce que l'on appelle le "génie" génétique a aussi son effet pervers en permettant la création d'animaux transgéniques, porteurs de gènes modifiés, de gènes d'une autre espèce ou même de gènes humains. Ces animaux fabriqués en laboratoires ou chez des éleveurs sont destinés à l'élevage - poulets porteurs de gènes bovins, porcs avec des gènes humains, etc... ou à la recherche scientifique, souris cancéreuses déjà brevetées, un encouragement à la création de chats, de chiens, de singes cancéreux ou porteurs d'autres maladies.

L'élevage des porcs porteurs de gênes humains en vue de transplantations d'organes est en plein essor ! On refuse de voir le danger que représente pour la santé humaine et l'environnement de telles pratiques et la création de nouveaux virus issus de ces mélanges de gènes d'espèces différentes qui peuvent se révéler aussi dangereux que celui du Sida.


Mais ce n'est pas la sécurité que l'expérimentation animale garantit mais la facilité et l'argent..., car la souffrance animale crée aussi des emplois : pseudo-chercheurs, techniciens de laboratoires, animaliers, fabricants de cages, d'appareils de contention, d'aliments, trafiquants, éleveurs, importateurs, voleurs de chiens, etc... Pourtant, les méthodes "in vitro" créent aussi des emplois, mais pas les mêmes!"

L'un de ces tortionnaires ou de ces mercenaires qui vit grassement de l'argent sale du sang des bêtes est peut-être votre voisin. Il mérite votre plus profond mépris car il est l'un des maillons d'un système, qui sans sa participation serait condamné à mourir.


Evidemment, on peut exprimer son désarroi de manière toute simple, comme ce jeune garçon anglais qui écrivit aux scientifiques qui voulaient construire le "Centre de Défense Chimique et Biologique de Porton Down : " Bonjour. Bien qu'ayant 14 ans, je ne comprends pas pourquoi vous êtes si cruels envers ces sympathiques animaux que sont les singes. Ils étaient bien dans leur forêt, ils ne vous ont rien fait ! Laissez-les donc tranquilles, je vous en prie ! Si au moins, c'était pour les étudier et les relâcher après... mais là, c'est pour les faire souffrir sur des tables d'opération. Loin de leur famille, loin de leur maison... Vous aimeriez qu'on vous fasse ça à vous ? Ne construisez pas ce centre qui ne sera qu'un abattoir ! ". C'est si simple et plein de bon sens! Pourtant, cela ne les a pas empêchés de créer leur centre et de faire leur sale boulot sur des marmousets (sorte de ouistitis) pour tester des gaz de combat neuro-toxiques. Face aux attaques des Défenseurs britaniques des Animaux, les labos répondent que leurs travaux sont vitaux, pour fournir la meilleure protection aux forces armées, contre la guerre chimique et biologique.

Il est clair qu'on pourrait écrire des pages entières pour dénoncer le scandale de la vivisection, mais il est surtout difficile de comprendre l'acharnement des vivisecteurs à persister dans ce type de recherches qui, de toute façon, n'apportent pas de solutions. De plus en plus, des sommités scientifiques mondiales, d'associations antivivisectionnistes et même d'industriels réclament la généralisation des méthodes in vitro, en espérant que l'opinion et les usagers de la santé et de l'environnement évolueront dans ce sens.


A chaque instant...un cri hallucinant
La lecture de ce document vous a demandé 3 minutes, Pendant cette période, 3 600 animaux sont morts torturés dans des laboratoires du Monde ( 20 à 30 par seconde, de nuit comme de jour ).

samedi 22 juin 2013

AVON ESTEE LAUDER MARY MAY cosmetiques tests


Après deux décennies se vantant d'avoir comme politique NON TESTÉS SUR ANIMAUX, Avon, Estée Lauder et Mary Kay ont tranquillement recommencé à payer pour effectuer des tests cruels sur les animaux, sans aviser les consommateurs de cette étonnante volte-face. Après confirmation auprès de chaque entreprise que les produits chimiques sont en cours de test dans les yeux de lapins ( test de Draize ) ainsi que des ( tests d'irritation ) de la peau sur les animaux afin de répondre aux exigences du gouvernement chinois dans le but de commercialiser ces produits dans ce pays, PETA a déclassé les entreprises de sa liste sans cruauté. 

Test d'irritation de la peau : l'animal, préalablement rasé sur le dos ou le ventre, est incisé plusieurs fois. Sur ces plaies, on applique des parfums ou des crèmes à raser. Enveloppé de sparadrap, l'animal est immobilisé dans une cage pendant plusieurs jours. La peau se plisse, fendille, le sang suinte des plaies. 
 
UN RECUL IMPORTANT
Pourtant, les trois entreprises ont été parmi les premiers grands fabricants de cosmétiques internationaux visant à interdire tous les essais sur les animaux. Avon a été la première en 1989 à la suite d'une campagne de PETA. Mary Kay a suivi et Estée Lauder avait emboîté le pas.
Pour chaque essai exigé par le gouvernement chinois, Mary Kay avait pris des mesures pour travailler avec les autorités chinoises sur l'acceptation de tests sans animaux, mais Avon et Estée Lauder semblent avoir accepté les essais sans objection.
PETA a relancé l'effort pour la validation du test sans l'utilisation des animaux en accordant une subvention à l'Institut de Sciences in vitro, qui travaille avec des scientifiques et des organismes de réglementation pour remplacer les tests sur des animaux en Chine.
S'il vous plaît, faites savoir à Avon, Estée Lauder et Mary Kay que vous n'achèterez plus leurs produits jusqu'à ce qu'ils soient à nouveau 100% sans cruauté. Heureusement pour les animaux, vous pouvez toujours choisir parmi plus de 1000 entreprises dans la base de données consultable en ligne 
 
Source: Un article d'Actus animaux

Unilever, Nestlé et Yakult ... Lait, thé, yaourts, goji ?


Pensiez-vous qu'on torture pour du thé et des yaourts dans les labos ? ... (en dehors des vaches et veaux sacrifiés de l'elevage)

Jole Dessi:

Il ya corrélation entre l'animal expérimental et les boissons et yahourts que nous achetons.

De grands noms tels que Unilever, Nestlé et Yakult ont été impliqués dans des expériences horribles.

L'une d'elles est liée à Unilever, qui a testé les propriétés de la lutte contre l'infection et le thé Lipton sur de petits cochons.
Quatre-vingt-six animaux ont été placés à l'isolement et nourris uniquement avec le thé pendant six jours avant d'être infectées par des bactéries coli pour induire la diarrhée.
Huit porcs sont morts, d'autres ont développé des anomalies de la peau et avaient des problèmes de comportement.
Les rats ont jeûné pendant 20 heures, puis on leur fit ingérer des bactéries probiotiques à travers un tube en acier. Après deux heures, les animaux ont été nourris de force avec une solution d'acide chlorhydrique pour endommager leurs estomacs.

Une autre expérience menée par Yakult yaourt, fait d'affamer beaucoup Ratti, qui après avoir été laissé pendant 20 heures de jeûne, ils ont été forcés à ingérer des probiotiques.
Quelques heures plus tard, les animaux ont été nourris de force avec une solution d'acide chlorhydrique destiné à nuire à leur estomac.
Enfin, les rats ont été laissés à souffrir pendant une heure avant d'être tués, puis disséqués.

Nestlé a été accusé d'un troisième essai qui concerne des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes de baies de Goji.
Les souris ont été nourries avec une poudre soluble dans l'eau appelé lacto-goji Goji berry compote et le lait écrémé. Après sept jours, ils ont injecté un composé chimique irritant directement dans le rectum pour provoquer la maladie du côlon.
En raison de la douleur, les souris ont cessé de manger et ont dû être nourries de force avant d'être tuées ...



vendredi 31 mai 2013

STOP VIVISECTION : il manque encore des signatures


L'expérimentation animale est un grave danger pour la santé humaine dans la mesure où les tests sur les animaux n'ont pas de valeur prédictive pour l'homme et ralentissent le développement de nouvelles méthodes de recherche biomédicale. Aujourd'hui, les méthodes substitutives existent
IL FAUT AGIR MAINTENANT!!! SIGNE, PARTAGE, DIFFUSE






À l'Université de Gand, les scientifiques se rendent « utiles » dans la recherche sur le tabac. Des souris sont exposées à la fumée de cigarette pendant des mois. Les chercheurs sont curieux de savoir quel sera l'impact de la fumée sur les voies respiratoires... 

Grâce à CAV, ce genre de recherche sur les animaux est interdit par la loi dans les entreprises privés telles que Philip Morris. Malgré cela, le gouvernement subventionne ce même genre d’expériences quand elles sont faites par les universités ...



•Des chiens jetés dans l'eau bouillante pour comprendre «l'état de choc». 
•Des singes, des chiens et des lapins ligotés que l'on fait fumer de force; des chevaux auxquels on injecte des doses de nicotine. 
•Des chats immobilisés par des appareils de contention, avec des fils d'argent conducteurs de chocs électriques insérés dans la pulpe des dents, afin de calculer la vitesse à laquelle voyage la douleur, des dents jusqu'au cerveau ( Université de Toronto ). À cause de leur grande sensibilité et de leur extrême résistance, les chats sont des cobayes très recherchés. 
•Des primates séparés de leur mère et gardés dans un isolement complet durant des périodes allant jusqu'à huit ans, certains dans l'obscurité totale, pour observer les conséquences du manque de présence maternelle et en conclure que les animaux séparés de leur mère souffrent d'une grande détresse émotionnelle et de traumatisme psychologique ( ! ) 
•Des brebis enceintes dont l'utérus est ouvert, permettant l'observation de l'agneau; les chercheurs couvrent la tête de la mère d'un sac de plastique transparent et surveillent les effets de l'asphyxie chez l'agneau ( Université de Colombie Britanique ). 
•Des animaux gravement brûlés, par l'explosion à des rayons de four micro-ondes durant plusieurs minutes. 

SCIENCE OÙ EST TA VICTOIRE ?
Pour extrapoler les effets de stress chez l'humain, Hans Selye, de l'Université de Montréal a soumis des animaux - lapins, chiens, chats, souris, rats - à des situations «stressantes» : brûlures, intoxications, noyades, expositions à la chaleur et au froid excessifs, oblations des glandes, écrasements de la queue et des testicules. etc.

Depuis 1901, 58 prix Nobel attribués à la recherche dans les domaines de la physiologie ou de la médecine. Recherches effectuées en partie sur des animaux. L'élite scientifique affirme qu'il n'y a pas de grandes découvertes ou «miracles» de la médecine sans le recours aux animaux pour les tests..

Pourtant l'histoire de notre médecine moderne se résume, à peu de chose près, à une augmentation constante des cancers, des maladies cardio-vasculaires et des maladies chroniques.

LES CAUSES DE CETTE PROGRESSION DE LA MALADIE ?


•Des systèmes immunitaires devenus inefficaces par les vaccins, les antibiotiques et les médicaments chimiques. 
•De prodigieuses transplantations d'organes, donnant aux greffés 100 % plus de «probabilités» de mourir d'infections et de cancers à cause, entre autres, des effets secondaires des anti-rejets ( cyclo-sporine, cortisone, etc.). 
•Des prescriptions de médicaments, comme la Thalidomide, entraînant des malformations congénitales, malgré des années d'expérimentation sur divers espèces animales. Ou encore Oraflex, remède-miracle contre l'arthrite. retiré du marché, suite à la mort de 72 personnes, causée principalement par la détérioration du foie et des reins. 
La majorité des médicaments déclarés «sans danger» sur les animaux se révèlent finalement toxiques, cancérigènes et mutagènes pour les humains.


Des méthodes alternatives existent depuis des années et sont approuvées par les scientifiques. 

Les tests sur animaux ne sont pas aussi fiables, chaque année 20 000 personnes en France meurent des effets secondaires des médicaments pourtant testés sur animaux. Des dizaines de millions d'animaux sont sacrifiés en Europe pour la Recherche médicale sans véritable preuve d'efficacité !

Cette collecte de signature permettra de présenter une NOUVELLE DIRECTIVE visant à METTRE FIN définitivement à l'expérimentation animale et à rendre obligatoire, pour la recherche biomédicale et toxicologique, l'utilisation de données spécifiques pour l'espèce humaine, au lieu de données issues de l'animal.




«Pire que le bruit des bottes ...

le silence des pantoufles!»


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infos:  ANTIDOTE EUROPE
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Actions 






dimanche 28 avril 2013

COLLECTE ANTI-VIVISECTION mode d'emploi


Merci à Jacquou pour ce récap' ^^

COMMENT AGIR :

On nous demande notre n° de carte d'identité, de permis de conduire ou passeport :
c'est NORMAL car c'est UNE COLLECTE de signatures OFFICIELLE réservée AUX RESSORTISSANTS EUROPÉENS et le site de la CEE est SÉCURISÉ ! Merci D'AGIR pour tous ces animaux qui souffrent !
Pour en savoir plus, voici le site de la consultation publique

2. RECUEILLIR DES SIGNATURES SANS INTERNET

- Télécharger directement le formulaire papier : https://apps.facebook.com/fichier-pdf/?v=148321
(Sinon vous pouvez passer par le site de l'Initiative Citoyenne par ici : http://www.stopvivisection.eu/fr/content/collecte-des-signatures-sur-papier-comment-obtenir-le-formulaire#)
et imprimez le sur papier blanc format A4 (attention pas utiliser le recto car pas valable), bien lire les instructions et les respecter pour que les signatures ne soient pas invalidées.

- Obtenir un maximum de signatures avec le numéro 'identité des personnes (CI, passeport, permis)

- Imprimez la déclaration de protection des données 
( à remplir en le joignant avec les formulaires originaux contenant les signatures recueillies et une photocopie recto/verso de votre CI ou passeport)

- Envoyez le tout en RECOMMANDÉ avec Accusé de Réception avant le 30/09/2013 à l'adresse suivante :
Comitato organizzatore STOP VIVISECTION
c/o Segreteria Sonia Alfano
Viale Strasburgo, 382 - 90146 Palermo - Italie

3. DISTRIBUER DES TRACTS :

4. INVITER VOS CONTACTS, PARTAGER AU MAX

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/!\ On nous demande notre n° de carte d'identité, de permis de conduire ou passeport :
c'est NORMAL car c'est UNE COLLECTE de signatures OFFICIELLE réservée AUX RESSORTISSANTS EUROPÉENS et le site de la CEE est SÉCURISÉ ! Merci D'AGIR pour tous ces animaux qui souffrent !
Pour en savoir plus, voici le site de la consultation publique

Une nouvelle page pour médiatiser l'initiative STOP VIVISECTION en France et sensibiliser à la vivisection : 

POUR EN SAVOIR PLUS :

Manif le 19 janvier contre la vivisection à Gannat (France, 63) : 

"Coalition Anti Vivisection france" 

Explications sur les méthodes substitutives : 

témoignage d'un biologiste toxicologue sur les risques sur la santé humaine de l'expérimentation animale : 

l y a maintenant un compteur de signatures par pays sur le site www.stopvivisection.eu/fr

mercredi 17 avril 2013

STOP VIVISECTION : signez et faites signer !!!


signez l'initiative europeenee : vous pouvez aussi le faire sur papier ^^
Toutes les instructions ici






L'experimentation est très utile en effet !!!


Dans cette expérience, on a procédé à l'ablation d'une partie du cerveau de ce chien.

Résultat : Le chien est devenu totalement inerte, incapable de bouger.

Il a été défini à l'état de légume & d'autres expériences l'attendent encore jusque mort s'ensuive ...

Source : Artezia.net

Il faut que cela s’arrête !

Signons la pétition.



le 17 avril :
Nous avons 7 546 en FRANCE
ALLEZZZZZ, ON PEUT MIEUX FAIRE!!!!!!!!!!!!

Country Signatures collected / Signatures needed
AT (Österreich - Austria) 407 / 14.250 (2 %)
BE (Belgique - België) 4.010 / 16.500 (24 %)
BG (България - Bulgaria) 1.478 / 13.500 (11 %)
CY (Κύπρος - Cyprus) 12 / 4.500 (0 %)
CZ (Česká republika -
Czech Republic)
71 / 16.500 (0 %)
DE (Deutschland - Germany) 6.278 / 74.250 (8,5 %)
DK (Danmark - Denmark) 107 / 9.750 (1 %)
EE (Eesti - Estonia) 221 / 4.500 (5 %)
EL (Ελλάδα - Greece) 56 / 16.500 (0 %)
ES (España - Spain) 4.910 / 40.500 (12 %)
FI (Suomi - Finland) 154 / 9.750 (1 %)

FR (France) 7.546 / 55.500 (13,5 %)

HU (Magyarország - Hungary) 309 / 16.500 (1 %)
IE (Éire - Ireland) 141 / 9.000 (1 %)
IT (Italia - Italy) 179.690 / 300.000 (59,5 %)
LT (Lietuva - Lithuania) 60 / 9.000 (0 %)
LU (Luxemburg - Luxembourg) 44 / 4.500 (0 %)
LV (Latvija - Latvia) 169 / 6.750 (2 %)
MT (Malta) 69 / 4.500 (1 %)
NL (Holland) 2.377 / 19.500 (12 %)
PL (Polska - Poland) 241 / 38.250 (0 %)
PT (Portugal) 314 / 16.500 (1 %)
RO (România - Romania) 228 / 24.750 (0 %)
SE (Sverige - Sweden) 161 / 15.000 (1 %)
SL (Slovenija - Slovenia) 5.612 / 6.000 (93,5 %)
SK (Slovensko - Slovakia) 102 / 9.750 (1 %)
UK (United Kingdom) 1.900 / 54.750 (3,5 %)
TOTAL 216.667 / 1.000.000 (21,66 %)

LA BIODIVERSITE VA MAL - Hubert Reeves




L’AGENCE DE LA BIODIVERSITE EST INDISPENSABLE… MAINTENANT !
Par Hubert Reeves

La qualité de notre avenir dépend de la qualité de la biodiversité, ce tissu vivant de la planète. La Convention sur la diversité biologique (texte international) définit ainsi la biodiversité :

"Diversité biologique : variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie : cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes."

On peut le dire de façon plus concrète : "La biodiversité désigne, dans un espace donné, l'ensemble de la diversité des êtres qui y vivent (humains compris) et de leurs relations."

Nos sociétés ont depuis toujours fondé leur bien-être et leur développement sur les services rendus par les écosystèmes : qualité de l'eau, régulation du climat, nourriture, énergie, loisirs, ressources… tout cela nous est indispensable. La biodiversité, par ces interrelations, nous fournit au quotidien de nombreux services dont nous dépendons : nourriture, énergie, régulation du climat, qualité des eaux, médicaments et bien d’autres encore.

Mais la biodiversité va mal, l'ONU nous l'a rappelé en 2005 (Évaluation des écosystèmes pour le millénaire) : 60% des écosystèmes qui nous fournissent ces biens et ces services sont dégradés. Ce constat ne fait plus débat, il faut donc agir, et agir avec force.

UNE AGENCE COMME MOYEN D’ACTION DURABLE

C'est tout l'enjeu de la stratégie nationale pour la biodiversité que d'offrir le cadre et les axes de l'action. Les acteurs de la société civile ne s'y sont pas trompés en adhérant en nombre aux objectifs de la stratégie nationale pour la biodiversité.

L'ambition de la stratégie nationale est de "préserver et restaurer, renforcer et valoriser, la biodiversité" y compris la biodiversité "ordinaire", et de "réussir pour cela l'implication de tous et de tous les secteurs d'activités". Les engagements internationaux pris par la France à Nagoya en 2010 dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique en soulignent les grandes orientations.

Il s'agit de changer d'échelle par rapport à l'existant et, pour réussir ce changement d'échelle, il faut se doter d'un outil à hauteur de l'ambition. C'est bien le sens de l'annonce du président de la République de créer une "Agence nationale de la biodiversité". La gouvernance de l'Agence devra associer l'ensemble des parties prenantes, avoir une ouverture sur l'Europe et le monde et être en proximité avec les citoyens.

Le rapport de préfiguration en dessine les contours. Les deux préfigurateurs chargés d'explorer les voies de la création d'une Agence ont rendu un rapport circonstancié, qui définit ce que devraient être ses missions et proposent trois scénarios de mise en œuvre. La ministre a tranché pour qu’ils approfondissent le scénario 2, le seul qui soit à la hauteur des exigences d'un futur soutenable.

LA BIODIVERSITE NE PEUT PAS RESTER QU’UNE PRIORITE VERBALE

Dans ce scénario 2, les préfigurateurs envisagent de constituer l'Agence sur la base de certaines structures existantes ou sur la base d’une coopération privilégiée avec celles-ci.

C’est le seul moyen d'avoir une agence qui :
- renforcera l’efficacité et le savoir-faire des établissements publics existants,
- accompagnera la mise en œuvre de la Trame verte et bleue sur tout le territoire,
- améliorera la connaissance et la mise à disposition de l'expertise,
- contribuera à sensibiliser aux enjeux le plus grand nombre,
- pourra répondre aux besoins des collectivités désirant s'engager,
- guidera les entreprises et les filières professionnelles dans l'action,
- travaillera en partenariat avec les acteurs de terrain associatifs,
- agira en faveur de la création d'emplois et de formations nouvelles.

Bien sûr, cette mise en place nécessite de créer les conditions budgétaires de l'action. Elle passe aussi par un dialogue social avec les représentants du personnel pour sécuriser les emplois et les statuts des salariés concernés, et réduire la précarité de certains personnels. Au regard des priorités politiques affichées lors de la conférence environnementale, l'Agence doit permettre de déployer des ressources humaines et matériels nouveaux. Il convient également de ne pas affaiblir les moyens et actions des établissements et services existants.

La biodiversité ne peut pas rester qu'une priorité verbale, elle doit aussi être soutenue à l'opérationnel. L'Agence doit donc être dotée de moyens adaptés à ses missions pour ne pas réduire ce projet à un simple affichage incohérent avec l'objectif de "reconquête de la biodiversité". Seuls la clarification et le dialogue indispensables permettront de donner vie à ce projet selon un scénario 2 crédible, et d'avancer ensemble, pour les humains et la biodiversité. C'est l’arbitrage que nous attendons des pouvoirs publics.

jeudi 11 avril 2013

BEBES PHOQUES : le massacre recommence PETITION SVP!

PETITION ICI




Au cours des dernières années, tous les grands marchés ont interdit les importations de fourrures de phoque, y compris les Etats-Unis, l'Union européenne, le Mexique, Taïwan, et même la Russie, qui avait été l'importation de 95 pour cent des peaux de phoque canadiens.

Nous sommes si près de mettre un terme au massacre des phoques,
mais nous avons besoin de votre voix pour atteindre le point de basculement.

Le moment est venu de pousser le ministre des Pêches et des Océans, Keith Ashfield, ministre des Affaires étrangères, John Baird, et le ministre du Commerce international Ed Fast pour aider à apporter le massacre commercial des phoques à une fin immédiate en soutenant un rachat par le gouvernement.