jeudi 10 novembre 2016

L’empire de la bêtise par Slobodan Despot

Slobodan Despot | 6 novembre 2016


C’est la présidente croate, l’autre jour, qui a vendu la mèche: «Les Américains vont choisir notre prochain président» déclara-t-elle à la télé nationale, avant de se reprendre. Le lapsus, chez les politiques, tient lieu d’alcootest. Car elle disait le vrai, Kolinda. Ce qu’on pense ici ne présente plus aucun intérêt. Il n’est pas un enjeu de taille en Europe dont la clef ne soit à Washington, pas une donnée sensible dont la copie ne soit à Langley. L’Amérique dicte la composition de nos assiettes, le règlement de nos banques, la poussée de nos indignations. L’Amérique me fournit le système d’exploitation qui me permet d’écrire cet article et à des armées de journalistes alignés le logiciel de pensée qui leur permet d’écrire les leurs. Ainsi nos médias de grand chemin ont-ils fait de l’élection d’Hillary Clinton une cause sacrée.
C’est qu’entre les actes de l’Amérique progressiste et ceux du reste du monde, il existe le même abîme qu’entre le bien et le mal. Aux deux cent mille civils d’Alep-Est que les bombes russes martyrisent répond le million de civils de Mossoul que les bombes U.S. libèrent. Cette liberté-là n’a pas de prix! La précédente libération de l’Irak a tué un demi-million d’enfants? «Nous pensons que cela en valait la peine», estimait Mme Albright, la secrétaire d’État de M. Clinton. Si la démocrate Madeleine, sous le démocrate Bill, vous le certifie, c’est qu’on a vraiment minimisé les dégâts. Plus humain que les démocrates U.S., tu meurs!
C’est sans doute ce que pensaient les académiciens suédois, qui en 2009 offrirent le calumet de la Paix au démocrate Obama. On n’en a pas vu la première bouffée. Durant son mandat, M. Obama a ordonné dix fois plus d’assassinats ciblés que M. Bush, étendu le war business à vingt-sept théâtres de conflits et bombardé sept pays. Le 5 octobre, son chef d’état-major Mark Mille a menacé le reste du monde de guerre totale: «Nous vous frapperons comme personne ne vous a jamais frappés!» Réussira-t-il à tuer plus de Russes qu’Hitler avec ses 20 millions? Pour une législature baptisée au Nobel de la Paix, le finish est assez paradoxal. Et ne parlons pas des performances de l’administration Obama sur le plan intérieur: elles sont à la campagne de Trump ce que Kourou est à la fusée Ariane.
Or Mme Clinton est un pilier de ce système-là. Ce seul fait, même sans les révélations de WikiLeaks, eût été compromettant. Mais avec WikiLeaks… Quoi, WikiLeaks? Cette officine poutinienne? Que la féministe fervente soit financée par les coupeurs de têtes saoudiens, que les mêmes sponsorisent l’État islamique et qu’en plus elle soit au courant, voilà une «fuite» qui ne semble pas trop alarmer nos correspondants. Ce qui les alarme, c’est l’usage qui pourrait en être fait par le candidat républicain. Les preuves de la sordide corruption de Hillary ne salissent que… ses adversaires! Le logiciel d’autoaveuglement fonctionne sans failles.
« Nous avons tous été assez satisfaits de dégrader le gouvernement, de laisser tomber le civisme et généralement de conspirer à produire des citoyens ignares et dociles. L’ignorance demeure forte, mais la docilité, de toute évidence, se perd. Ce problème requiert un peu de réflexion sérieuse…» C’est ce qu’écrivait Bill Ivey, le gourou de Bill Clinton à la culture, à John Podesta, le chef de campagne de Hillary, le 13 mars dernier. On peut soupçonner les Russes d’avoir aidé WikiLeaks à «fuiter» ce mail, mais quand même pas de l’avoir écrit. Ce «nous» semble désigner les maîtres à penser démocrates. A moins qu’il faille l’étendre aux médias qui jouent la claque dans le numéro d’illusionnistes du parti «progressiste» américain?

L’illusion

L’ère Obama va s’achever dans quelques jours. Il y a de fortes chances que le régime qui lui succédera nous fasse le regretter. Le monde sera confronté soit à un affairiste fantasque, soit à une femme qui serait mieux dans une maison de santé qu’à la Maison Blanche.
On n’a aucune idée des capacités à gouverner de M. Trump, mais on peut d’ores et déjà prédire qu’elles seront entravées par l’ensemble des rouages d’État déjà en place, y compris ceux de son propre parti. Les potentats républicains ne sont-ils pas allés jusqu’à se réunir en conclave avec les patrons des médias et de la finance pour essayer d’abattre leur propre poulain?
A l’incertitude Trump correspond une glaçante certitude en cas de victoire du camp Clinton. Cette sociopathe démente et corrompue a déjà fait ses preuves dans l’incompétence, la violence et le mensonge. Quelques heures durant — le temps que les techniciens de Google réagissent — son profil est apparu en première place dans le moteur de recherche lorsqu’on tapait «pathological lying» (mensonge pathologique). Elle n’est que la courroie de transmission d’un système militaro-industriel littéralement déchaîné. Déchaîné parce que le président sortant, avec ses hésitations de fond et sa fermeté de façade, lui a laissé carte blanche.
Ce choix impossible ainsi que la campagne de caniveau qui l’aura précédé ne sont pas tombés du ciel. Ils sont pour une bonne part le bilan et la signature de la législature précédente. Elle-même fondée sur des illusions grossières que personne n’osait dénoncer pour la simple raison qu’on avait affaire au «premier président noir».
Qu’on se souvienne de l’obamania des débuts. Du «Yes we can» entonné par les médias comme par les supporters démocrates. Beaucoup se rappelleront avoir pleuré sur son discours «historique» de Berlin où il promettait une lutte sans merci pour la paix, pour l’égalité de droits, le sauvetage de la planète et pour tout ce qu’on peut injecter de «stimuli positifs» dans un discours de pures relations publiques.
Sur cet homme de paille, ma vision n’a jamais varié. A l’époque, on m’invitait sur des plateaux de télévision ou de radio pour jouer l’«avocat du diable» ou le rabat-joie. Je me contentais de formuler des réserves, de rappeler que même la meilleure volonté du monde d’un président élu ne pourrait substantiellement changer les menées d’un empire global et des puissants groupes d’intérêt qui l’animent. En face de moi, des gens pourtant éduqués à la logique et aux lois de la raison annonçaient le Messie! Tant de naïveté, tant de stupidité voire de perversion, m’effrayaient.
Obama était l’homme du changement? Quel changement? On avait simplement remplacé les mâchoires carrées de l’ère Bush par de la guimauve humaniste. Cet élixir nous a anesthésiés face aux agissements réels de l’empire: il lui a donc permis de devenir encore plus vicieux. Le règne Obama inaugure l’ère du gouvernement par la communication publicitaire, nécessairement doublée d’une aggravation de la violence institutionnelle sous toutes ses formes.
Nous voici arrivés à la fin de cette illusion. L’Amérique a proclamé l’état de guerre perpétuel et le monde est un chaos de conflits et de déplacements de populations. Mais il y a peut-être pire.

La vraie menace

Nous sommes à deux doigts de la guerre nucléaire. Encore une fois, la menace est explicitement formulée par les États-Unis. Mais nous ne l’entendons pas, car c’est trop gros. Que le chef des armées U.S. se hasarde à menacer les «ennemis de notre mode de vie» — lisez: la Russie — de guerre totale, cela paraît si énorme qu’on préfère ne pas l’entendre. Or de deux choses l’une: soit cet homme est trop stupide pour comprendre la conséquence de sa menace (la destruction inéluctable de son propre pays et de la planète), soit il pense s’adresser à un public trop stupide pour la comprendre. Or le destinataire premier de sa rodomontade est évidemment domestique, américain. Dans les deux cas, on frémit.
Et pourquoi ces bruits d’apocalypse? Parce que les États-Unis n’ont plus d’autre option pour ne pas perdre la guerre en Syrie. Parce qu’ils ont été obligés de griller un camouflage majeur de leur stratégie globale en dévoilant leur incapacité à combattre réellement le terrorisme islamique. Un terrorisme qu’ils ont eux-mêmes fabriqués, comme le montraient depuis un quart de siècle les enquêteurs les plus lucides et les plus courageux, dont notre auteur Jürgen Elsässer dans Comment le Djihad est arrivé en Europe. Comme le documentent désormais les «lanceurs d’alertes», Snowden ou WikiLeaks. La stratégie de la dislocation du monde musulman laïc et non-aligné par la régression islamiste — et de l’asservissement du reste du monde par la peur ainsi créée — fut initiée en Afghanistan dans les années 1980 avec l’argent saoudien et grâce à l’agent de la CIA (et prince saoudien) Oussama Ben Laden. Elle est l’outil premier de la domination globale. Si elle est percée à jour, que reste-t-il d’autre que les missiles?
Cette situation est bien pire que la crise de Cuba. En 1962, les deux superpuissances avaient à leur tête deux hommes d’État intelligents et responsables, Kennedy et Khrouchtchev. Ces hommes comprenaient la marche du monde et connaissaient le poids de leurs actes. Ils entretenaient une correspondance personnelle. On voit mal avec qui, à quelle adresse, M. Poutine pourrait aujourd’hui correspondre. Lui-même et son ministre Lavrov ne cessent de sonner l’alarme sur l’inconsistance, la légèreté et l’illogisme du personnel qui leur fait face du côté occidental.
Il se peut qu’il subsiste, au sein de l’Empire, des structures profondes qui voient la réalité en face, pèsent froidement les risques et veillent à corriger les dérives de l’avant-scène. Les démarches très ciblées du FBI à l’encontre de Mme Clinton pourraient en témoigner. Mais, sur le long terme, la stupidité apparaît comme la menace première pour le monde occidental, devant le réchauffement climatique, la mort des abeilles ou la guerre nucléaire.
C’est ce qui ressort, entre autres, des correspondances entre les gourous médiatico-politiques américains diffusées par WikiLeaks. L’existence même de ces mails vaniteux et bavards où l’on divulgue par écrit des stratégies et des collusions qui ne se construisent qu’à mots couverts montre déjà l’étendue de l’archipel de la bêtise. En l’occurrence, de cette bêtise particulière qui procède du sentiment d’impunité.
Elle nous indique par ailleurs que la dérive bestiale des médias de divertissement, le conformisme pavlovien des médias dits d’information, l’enseignement du non-savoir et de la non-pensée dans les écoles ainsi que la terreur du politiquement correct qui castre les universités pourraient témoigner d’une visée d’ensemble: le gouvernement des masses par l’ignorance et la docilité. «L’ignorance se maintient, mais la docilité se perd»: on croirait entendre le Dictateur de Chaplin.
Voici une vingtaine d’années, le journaliste visionnaire suisse Claude Monnier avait publié dans son Temps Stratégique un pronostic sidérant. «Demain, la pub sera toute notre vie», annonçait une universitaire américaine avec une apparente impartialité qui cachait, déjà, la résignation à un tel programme. A voir la tournure des choses aujourd’hui, il apparaît qu’elle avait raison. La pub, comme effacement des barrières critiques et stimulation des appétits inférieurs, est en train de devenir le bon ton de la vie en société globalisée. Elle a déjà affecté, aidée des béquilles informatiques, la capacité de jugement moyenne des masses. Si tel est le programme du monde où nous devrons vivre, il mérite bien une guerre nucléaire.
Slobodan Despot | 6 novembre 2016 | ANTIPRESSE n° 49
  • La première partie de cet article est parue ce 6 novembre dans Le Matin Dimanche.
Source: Antipresse

Slobodan Despot - Entretien :  http://arretsurinfo.ch/slobodan-despot-le-traitement-special-reserve-aux-russes-et-aux-serbes-est-motive-par-leur-insoumission/

mardi 4 octobre 2016

La SAPE est en marche, rien ne saurait l'arrêter : La frontière, le Système et le porno….



La frontière, le Système et le porno….

 un article relayé par le Voltigeur (source : http://lesmoutonsenrages.fr/2016/10/04/la-frontiere-le-systeme-et-le-porno/#more-99621)

 Heureusement qu’il existe des gens capables d’analyser notre société sans concession. Si vous vous attendez à des détails croustillants, passez votre chemin. Cet article, nous ramène à rajouter « le cul » à la longue liste de « panem et circenses, pour servir et faire émerger, les désirs et fantasmes les plus secrets. Tout le monde est touché, particulièrement les enfants, dont le mental est en construction..

 «…Il y a 420 millions de pages porno sur internet, 4.2 millions de sites Web porno (12% du total), et 68 millions de requêtes porno dans les moteurs de recherches chaque jour.»



Dans cette grande entreprise d’abolition de l’Homme qui définit notre contre-civilisation, la frontière est l’ennemi. Pas seulement la frontière qui dessine les contours de la Nation, mais la frontière au sens large, qui différencie le beau du laid, le bon du mauvais, le bien du mal. La frontière aussi quand elle se fait membrane autour des cellules, où se niche le plus intime de la Vie. La frontière encore entre la chair et la technologie, entre l’homme et la machine. Toutes ces frontières subissent les assauts haineux du Système néolibéral dans sa volonté de tout niveler, de tout soumettre. Mais c’est probablement la frontière entre les genres, en tant qu’ultime verrou à l’atomisation complète de la société, qui subit l’attaque la plus massive, la plus dévastatrice, la plus prometteuse en matière de désintégration du corps social. Libération détournée de la femme, théorie du genre, culture porno : ou comment il ne sera bientôt plus possible aux hommes et aux femmes de s’aimer, pour le plus grand profit du Marché. Petit essai.

D’une frontière à l’autre
Régis Debray a dit quelque chose de magnifique sur la frontière: «La frontière n’est pas du tout la fermeture angoissante. La frontière est une marque de modestie. Je ne suis pas partout chez moi. Il y a une ligne au-delà de laquelle il y a d’autres personnes que je reconnais comme autres.»

La sagesse de ces paroles nous semble faire sens pour la frontière sous toutes ses formes. Car la frontière au sens large, loin d’être la «fermeture angoissante» donc, permet la richesse des cultures, permet de préserver la vie et l’humanité dans leur diversité, permet la radicale et sublime séparation des genres, et donc leur bouleversante conjugaison.
Mais vu du Marché, il est clair que toutes ces frontières sont surtout des freins.
La frontière entre les nations d’abord, qui préserve les cultures, les identités, le lien à la terre, le sentiment d’appartenance, freine l’expansion du Marché, l’avènement de son gouvernement mondial des 1% ; ralentit les flux migratoires destinés à tout niveler, à commencer par les revenus, et empêche l’avènement de cet homme nomade globalisé sans racines ni histoire, tout occupé à consommer, à dé-penser.
La membrane des cellules aussi, comme frontière protectrice du patrimoine génétique des espèces, freine l’invasion du Marché à l’intérieur du Vivant, l’empêche de le manipuler et de le privatiser.
La frontière entre l’Homme et la Machine encore, freine l’ultime infestation de la technologie dans la chair humaine qui doit permettre aux apôtres hallucinés du transhumanisme 1 de devenir Dieu, de vaincre la mort elle-même et de donner naissance à leur Surhomme, googelisé et connecté jusqu’au trognon, mais enfin libéré de sa pesante humanité.
Quant à la destruction de toutes frontières entre le bien et le mal, le bon et le mauvais, le beau et le laid, elle dit l’essence profondément malsaine du Système néolibéral, son amoralisme absolu, sa volonté d’abolir toute référence, toute possibilité de jugement par un relativisme radical qui vise à formater le corps social pour le reconfigurer en un agglomérat de dociles consommateurs débarrassés de toutes volontés autres que celle de jouir d’eux-mêmes, pour eux-mêmes.
Séparer l’homme de la femme
Après ce préambule un peu bavard, venons-en donc au cœur du sujet, c’est-à-dire à l’assaut du système dirigé contre la frontière qui se fait différence entre les genres, dualité des sexes, qui est peut-être la plus importante de toutes.
La plus importante car c’est de cette frontière, de cette différence que vient cette irrésistible attirance qui fait naître dans le cœur de l’Homme l’amour, la bravoure, la grandeur d’âme, la générosité, l’envie de beau et de bon, le désintéressement, le désir authentique et fécond, le désir d’enfant et donc nécessairement le désir de Foi, à cause de l’enfant justement dont on peut éventuellement se résoudre à concevoir la fin, mais jamais la disparition.
C’est le noyau de la première Patrie, celle de la famille, à la fois refuge et tremplin, sur laquelle s’appuie tout l’édifice d’une construction sociale structurante.
Autant de vertus donc qui élèvent, fortifient, enracinent l’Homme dans cette Tradition honnie qui contrarie tant le projet d’une société néolibérale réduite à la gestion juridico-marchande d’une addition d’égoïsmes concurrents. Autant de vertus qui freinent bien sûr accessoirement l’accès du Marché au très juteux monopole de la procréation.
Détachez l’homme de la femme, abattez la frontière, non qui les sépare mais qui les pousse dans les bras l’un de l’autre, nourrissez la rivalité et la discorde entre eux, la corrosion, et c’est alors tout l’ordre ancien qui bascule, laissant le champ absolument libre à l’avènement d’une société monstrueuse et glacée faite d’individus détachés de leur réalité, obsédés par eux-mêmes et donc livrés pieds et poings liés au Marché.
La libération par le cul
La postmodernité aura donné un coup d’accélérateur phénoménal à cette entreprise de séparation des hommes et des femmes.
Sous le masque habituel de la vertu progressiste si chère à la pègre néolibérale dirigeante, la femme a ainsi été poussée à conduire une guerre de conquête sans merci à une gent masculine trop heureuse de se soumettre dans un premier temps. Il faut dire que la stratégie choisie au tournant de la révolution bourgeoise de mai ’68, la libération par le cul donc, avait de quoi susciter la curiosité d’un regard masculin jusque-là habilement frustré.
Dans l’effervescence d’une époque qui s’était faite religion d’interdire d’interdire et de jouir de tout sans entraves, la femme a ainsi été instrumentalisée et trompée pour servir les intérêts du Marché désormais aux commandes.
Sous couvert de progrès social, elle fut donc rapidement amenée à s’exposer, à s’exhiber, sommée de tout montrer, de tout dé-voiler 2 sous l’impératif post-moderne et marchand de la surenchère transgressive, impératif nécessaire à la stimulation sans fin du désir.
Une société crypto-pédophile
En quelques décennies, l’industrie de la mode a ainsi affublé les femmes des accoutrements les plus provocants, les plus courts, fins, collants, moulant jusqu’à leurs plis et fentes les plus intimes ainsi exposés au regard de tous, déclinant cette vulgarité y compris pour les âges les plus tendres.
On notera au passage que cette surenchère a donc rapidement conduit à sexualiser les enfants comme elle a conduit à infantiliser le corps de la femme, notamment par une épilation intégrale devenue une autre marque obligatoire d’émancipation (pratique désormais quasi généralisée chez les hommes également). Prétendument rétive à la pédophilie, la société occidentale en multiplie pourtant les signes d’apologie avec une intensité qui devrait la questionner, si le questionnement y était encore possible.
Et puis à l’exhibition forcée de cette femme 2.0 − pour faire moderne − s’est conjugué un autre impératif post-soixante-huitard que permettait alors la contraception : la libération de ses mœurs avec affirmation obligatoire de ses appétits sexuels les plus débridés, appétits assortis d’une exigence de jouissance sans appel. Une révolution accompagnée et soutenue depuis dans un même élan par toute la caste dirigeante et sa merdia-sphère. Quel titre de la presse dite féminine se risquerait par exemple aujourd’hui à faire la moindre une sans un sujet sur le sexe, sujet nécessairement abordé sous un angle transgressif : adultère, pratiques déviantes, gadgets sexuels, culture porno etc…

 Le porno, marqueur du progrès social



Grâce à l’avènement d’internet, la culture porno est d’ailleurs venue porter l’estocade dans les esprits déjà largement fragilisés par cette mutation.
Par ordinateurs, tablettes et smartphones interposés, elle propage désormais y compris chez les enfants l’image d’une sexualité réduite à un sport de combat sur le ring duquel l’homme ne peut sortir que vidé, perdant, perdu, la queue entre les jambes donc, renvoyé à sa naturelle faiblesse face à un adversaire anatomiquement imbattable 3.
Le porno occupe ainsi une place de plus en plus importante dans l’entreprise de destruction des rapports hommes-femmes. De marché de niche, il est devenu produit de masse 4, grappillant ses parts de marché aux heures de grande écoute, s’imposant dans la mode, le cinéma et même les séries télévisées où se multiplient les scènes les plus osées, encore hypocritement «déconseillées au moins de dix ans» aux travers de logos dont on ne sait pas très bien s’ils sont dissuasifs ou incitatifs.
Faisant écho aux chaînes musicales adolescentes où le porno-soft est devenu la norme (voir les clips de rap notamment), les radios jeunes y vont bien sûr aussi de leur contribution sous prétexte d’éduquer, en proposant un discours de plus en plus trash sur la sexualité, banalisant les pratiques les plus extrêmes comme fun, et relevant bien entendu de la seule liberté et des goûts de chacun.
En réalité, tout est fait pour favoriser l’expansion d’une culture porno devenue une sorte de marqueur du progrès social occidental.
Le porno, trash, soft, chic ou à tendance crypto-pédophile (top-modèles de plus en plus jeunes et dénudés), est désormais imposé partout dans la Cité par la publicité ou les modes, inonde les foyers à travers le petit écran et/ou internet, et s’est aussi rendu accessible aux plus jeunes grâce aux smartphones. Au point que certains auteurs parlent désormais de pornocratie, la forme de gouvernement finalement «la mieux adaptée à l’ère ultralibérale en tant qu’elle utilise l’État résiduel [et ses merdias] pour dispenser et propager le commandement [ultime] : Jouis !» 5

""
Sauf que dans sa tentative d’érotiser le sadisme jusqu’à la nausée, 
la culture porno est d’abord une culture de mort. 
Comme le dit si justement Chris Hedges, «le porno, comme le capitalisme mondial, c
’est là où les êtres humains sont envoyés pour mourir». ""

Le porno fonctionne en effet sur l’exact modèle des drogues dures, qui imposent l’augmentation des doses et de la force du produit pour produire l’excitation initiale toujours recherchée par le consommateur, avec comme corollaire la banalisation de pratiques toujours plus déviantes et dégradantes, toujours plus spectaculaires, toujours plus violentes (surtout pour les femmes d’ailleurs), là encore sous l’impératif de la surenchère transgressive inhérente à la gestion marketing du désir 6
En deux décennies, la culture porno a fait remonter ses codes, ses comportements et banalisé son sadisme dans le grand-public. La totale liberté voulue par les pouvoirs publics pour l’industrie porno, conjuguée aux progrès technologiques, a aussi permis aux pratiques les plus délirantes de faire désormais partie du paysage mental normal des jeunes d’aujourd’hui, au moment où ils construisent leur modèle sexuel.
L’âge du premier baiser est ainsi devenu celui de la première fellation 7, et des psychologues sont maintenant appelés à la rescousse dans des écoles pour des cas de fellations collectives 8. Les viols d’enfants par d’autres enfants font même leur apparition 9
Malgré tout, le porno reste «cool» dans nos sociétés occidentales libérées, et tout politicien qui prétend vouloir en questionner les nuisances est dénoncé comme un puritain coincé ou un dangereux censeur par les merdias pornocrates de la gauche libérale dominante.
Pour clore ce chapitre, on soulignera enfin que cette culture porno s’inscrit désormais dans un phénomène d’obscénité généralisée qui touche d’autres supports que le sexe. On peut ainsi parler de pornographie pour la musique lorsqu’elle se résume, comme dans les rave party d’Ibiza ou d’ailleurs, à une simple pulsation dont la seule fonction est de permettre de «jouir en tas», selon la formule de Philippe Muray. De même, cette culture porno fait également écho à la montée en puissance de cette pornographie de la mort à laquelle on assiste dans nos sociétés où les cadavres, les décapitations et autres boucheries de masse sont montrés désormais en boucle sur tous les écrans possibles, ce qui conduit l’auteur de La Cité perverse à noter ingénument qu’il a dû «se passer quelque chose dans le monde», car ce qu’on cachait hier, le sexe et les cadavres, aujourd’hui «on les montre. Cela s’exhibe».
On pourrait même conjecturer qu’il existe finalement une forme de continuité entre l’industrie porno, Daesh et ses snuff-movies.
Le sexe est partout, mais il n’y a plus de genre
Au milieu de toute cette poisse, la promotion de la théorie du genre, de même que la surreprésentation 10 des lobbies LGBTQ dans l’espace public et les écoles 11 (sous prétexte de lutte contre les discriminations évidemment), achève de brouiller les derniers ou plutôt les premiers repères des nouvelles générations.
L’hétérosexualité est ainsi en train de devenir un concept conservateur, has been, voire rétrograde, qui n’est au mieux qu’une orientation parmi d’autres forcément cool dont on ne manque pas d’assurer en permanence la visibilité et la promotion tapageuses, y compris et même surtout auprès des enfants désormais.
En Allemagne, sous la pression des associations LGBTQ, des collégiens pourraient ainsi être invités à simuler des sodomies en cours 12
De la demi-molle à l’impuissance
En toute logique, après des décennies d’exhibition, vingt ans de culture porno à hautes doses, d’impératifs de performances et de brouillage des identités sexuelles, la lassitude et la crainte se sont progressivement insinuées dans le regard d’un homme 2.0 plus que jamais désorienté.
À l’érection primesautière d’une époque de nudité vaguement joyeuse à ses débuts a donc tranquillement succédé la demi-molle d’une usure teintée de crainte, préfigurant l’impuissance généralisée en marche.
Les consultations pour les problèmes de couples ont ainsi explosé, comme le pourcentage de divorcés et de célibataires.
Aujourd’hui, au lieu de la découverte touchante et hésitante des corps lors des premiers émois, des études montrent que l’usage du Viagra s’est banalisé chez les jeunes mâles tétanisés par les exploits auxquels ils se sentent contraints pour satisfaire les exigences supposées de leur partenaire 13. Avec pour conséquence que, de plus en plus, la femme postmoderne libérée devra en réalité sa jouissance davantage à l’industrie pharmaceutique qu’au réel désir de partenaires pour lesquels l’acte sexuel est peu à peu ressenti comme une épreuve.
Cette pornocratie occidentale aura ainsi réussi à tout voler, à tout violer de la femme sans coup férir, à lui imposer que la généreuse visibilité et la disponibilité de son cul représentent de facto les seules preuves recevables de son émancipation, lui volant jusqu’à l’authenticité du désir qu’elle pense susciter, la renvoyant ainsi probablement à la condition la plus dégradante qu’elle ait jamais connue depuis l’aube des temps, et tout cela à l’insu de son plein gré.

Quant aux hommes, à qui l’on demande de surcroît d’être aujourd’hui des femmes comme les autres 14. De plus en plus nombreux sont ceux qui cherchent leur salut dans l’industrie pharmaceutique voire dans la poudre d’escampette, ou qui se contentent désormais de pornographie en rêvant des progrès forcément prometteurs de la robotique du plaisir.
L’objectif est donc en vue pour le Système.
Les rapports hommes-femmes deviennent de plus en compliqués, corrosifs, et s’acheminent graduellement vers l’impossibilité, laissant la voie libre au Marché pour s’intercaler définitivement entre eux, gérer leur misère sexuelle et affective en leurs proposant comme palliatifs l’excitation permanente, tournante et virevoltante de leur Ego, excitation ponctuée comme il se doit d’actes − orgasmiques ? − d’achat répétés.
Conclusion
La guerre totale du Système contre la frontière sous toutes ses formes vise à l’oblitération du monde ancien, à permettre l’infestation du Vivant par le Marché et la technologie, à créer cette Grande Société Unique composée de consommateurs nomadisés, atomisés et maladivement égocentriques.
Dans cette immense entreprise de nivellement et d’anéantissement, abattre la frontière entre les hommes et les femmes, les rendre semblables et donc concurrents «au point qu’il ne leur sera plus possible de s’aimer», vise l’éclatement du corps social en brisant le lien premier, originel, traditionnel, qui cimente encore la société.
Une fois ce lien brisé, tout aura alors été aboli de l’ordre ancien, de l’ordre naturel, et nous pourrons alors entrer dans cette ère de glaciation − façon Gattaca − où les rapports humains seront exclusivement fondés sur la gestion juridico-marchande d’égoïsmes concurrents, y compris entre des genres alors standardisés.
Il ne restera plus à l’Homme, comme choix, que de s’en remettre à la pharma et à la Silicon Valley − c’est-à-dire au Marché − pour lui greffer la sonde anale ultime qui lui permettra de devenir enfin ce Surhomme photoshopé et hyper-connecté, capable de surperformer dans une réalité forcément augmentée, mais définitivement déshumanisée.
Source entrefilets relayé par le Saker-Francophone

1 - http://motherboard.vice.com/fr/read/en-2050-les-gens-avec-moins-de-150-de-qi-ne-serviront-a-rien

2 - Risquons-nous à proposer d’éclairer sous cet angle l’hystérie anti-burkini qui agite les promoteurs de la laïcité, qui se trouvent être aussi souvent ceux de la pornocratie. Car c’est un lieu commun de dire que l’exhibition permanente tue le désir de l’objet exhibé. Et que peut-être, confusément, inconsciemment, la pudeur d’un burkini leur fait peut-être craindre moins une régression comme ils disent, qu’une concurrence pour ainsi dire déloyale vis-à-vis de la femme moderne exhibée en ce qu’il, le burkini, rallumerait soudain quelque chose d’oublié dans le regard éteint de l’homme blasé, quelque chose qui aurait à voir avec l’envie de mystère, l’envie de respect, la dignité, bref, le désir, allez savoir…
3 - La pornographie c’est ce à quoi ressemble la fin du monde (Chris Hedges) 

4 - Comme le souligne Dany-Robert Dufour dans La Cité perverse, l’industrie du porno et du para-porno génère aujourd’hui plus de 1 000 milliards de dollars de revenus annuel dans le monde, soit plus que l’armement et la pharma réunis. Il y a 420 millions de pages porno sur internet, 4 2 millions de sites Web porno (12% du total), et 68 millions de requêtes porno dans les moteurs de recherches chaque jour

5 - La Cité perverse, Dany-Robert Dufour

6 -  Le porno postmoderne n’a plus rien à voir avec le porno de papa. Surenchère transgressive oblige, ce sont les coups, étouffements, dilatations, strangulations, triple-pénétrations, viols collectifs, vomi, simulations de meurtres et autres délires que les actrices ne peuvent parfois affronter que gavée de tranquillisants et/ou d’analgésiques. C’est cela qui fleurit sur les smartphones de nos enfants aujourd’hui.

7 - L’âge du premier baiser devenu celui de la première fellation

8 - le porno éduque nos enfants

9 -  Il serait d’ailleurs intéressant qu’une étude évalue les effets de cette culture porno généralisée sur cette frange d’individus qui, dans toutes sociétés, sont affectés d’une disposition à l’extrême perversion (comme les pédophiles par exemple), et chez qui cette stimulation permanente doit certainement favoriser le passage à l’acte. Combien d’enlèvements, de viols, de meurtres?

10 - En France par exemple, la proportion d’homosexuels est ultra-minoritaire avec environ 1% des hommes et femmes (0,6% des couples), alors que la question de l’homosexualité (et par extension LGBTQ) occupe une place inversement proportionnelle dans le débat sociétal, au cinéma, dans les médias, etc…

11 -   Quand le mouvement LGBT s’invite à l’école !

12 -  Allemagne : les collégiens devront-ils bientôt simuler des sodomies en cours ?

13 -  Génération Viagra : 20 ou 30 ans et déjà addicts à la petite pilule bleue

14 -  La féminisation de la société a certainement atteint l’un de ses sommets comiques lorsque, pour protester contre les agressions sexuelles de Cologne, les mâles allemands ont pris le taureau par les cornes et défilé…. en mini-jupes.

source : Le SHAKER

mardi 30 août 2016

MIKO le renard de ferme à fourrure

Connaissez-vous Miko ?



La page de Miko :
[url=http://www.coolmontreal.com/soutenez-miko-le-renard-blanc-montrealais-au-nez-rose]http://www.coolmontreal.com/soutenez-miko-le-renard-blanc-montrealais-au-nez-rose[/url]

Son histoire :
Miko était un magnifique renard à la somptueuse fourrure blanche, aux yeux bleus et au bout du nez rose. Voici à la fois la belle et la triste histoire de ce renard Montréalais hors du commun.

[url=http://www.demotivateur.fr/article/renard-blanc-miko-tue-ferme-de-fourrure-6875]http://www.demotivateur.fr/article/renard-blanc-miko-tue-ferme-de-fourrure-6875[/url




[img]http://www.coolmontreal.com/wp-content/uploads/2015/02/Miko.jpg[/img]



[img]http://www.demotivateur.fr/images-buzz/6764/13989437_573217959516397_1778998392_n.jpg[/img]


Des photos de ceux qui ont par miracle échappés à leur destins de "manteaux de fourrure"

[url=https://www.instagram.com/miko.the.fox/]https://www.instagram.com/miko.the.fox/[/url]

mardi 9 août 2016

Jour du dépassement :

#JourDuDépassement. Depuis aujourd'hui, l’humanité a consommé la totalité du "budget écologique" annuel de la Terre. Si la population mondiale consommait comme la France, 3 planètes Terre seraient nécessaires.

À diffuser sans modération aujourd'hui, une vidéo de Le Monde.fr sur l'impact de la viande sur notre empreinte écologique:
Publié par L214 Ethique et Animaux sur lundi 8 août 2016
voir la video : https://www.facebook.com/l214.animaux/videos/10154333921654757/

mercredi 1 juin 2016

PESTICIDES : les norvegiens accusent

UNE NOUVELLE ÉTUDE NORVÉGIENNE ACCUSE MONSANTO DE FALSIFIER SES DOCUMENTS POUR AFFIRMER QUE SES OGMs SONT SURES.
Le fait que les effets à long terme des OGMS nécessitent des études à long terme peut sembler évident, mais c’est apparemment au - delà de la compréhension de la réglementation des OGMs dans le monde entier, aucun d' entre eux ne nécessite des tests de plus de 90 jours chez les rats (environ 7 ans en termes humains). « Quand on ne cherche pas on ne trouve pas ».
La Norvège est l'un des nombreux pays d'Europe à interdire les produits génétiquement modifiés et de choisir de ne pas les produire. En fait, ils sont l'un des importateurs les plus restrictifs des produits GM, avec plusieurs OGMs approuvés par l'UE considérés comme strictement illégaux dans le pays.
La résistance mondiale contre les cultures génétiquement modifiées croît à un rythme exponentiel. Il y a quelques années les personnes qui suggéraient que les aliments génétiquement modifiés pourraient être dangereux, étaient presque ridiculisées mais maintenant, les scientifiques et les chercheurs présentent des informations qui ont amené 19 nouveaux pays à se joindre à une liste déjà longue des nations qui ont complètement interdit ou apporté des restrictions sévères aux OGMs et aux pesticides qui les accompagnent.
Qu'est-ce que cela signifie pour les relations politiques entre les pays qui refusent les OGMs et l'Amérique du Nord ? Il est difficile d’affirmer, mais un ensemble de câbles de Wikileaks révèlent que le Département d'Etat a fait du lobbying partout dans le monde pour Monsanto et d'autres grandes sociétés de biotechnologie. Ils révèlent également que les diplomates américains ont demandé des fonds pour envoyer des lobbyistes des biotechnologies pour rencontrer les politiciens et les fonctionnaires agricoles dans les «pays cibles», Afrique, Amérique latine et en Europe.
Craig Stapleton, ancien ambassadeur en France sous l'administration Bush, a demandé à Washington de punir les pays de l'UE qui ont refusé l'utilisation de cultures génétiquement modifiées.
Le passage à des représailles (faire mal au portemonnaie) démontre clairement que le chemin actuel est essentiellement de faire pression sur les pays pour les obliger à accepter l'importation des produits génétiquement modifiés d’Amérique du Nord.
Dans le même processus, les « scientifiques » de ces entreprises de biotechnologies ont dépeint les diverses préoccupations et opinions négatives des individus concernant les OGMs comme étant dues à une mauvaise information.
Ils n’ont eu de cesse de dénoncer et de moquer toutes ces informations négatives non seulement comme non scientifiques, mais également antisciences. Ils se sont ensuite mis au travail pour convaincre les fonctionnaires et les gouvernements, grâce à la diffusion de fausses informations, qu'il y avait un consensus écrasant d'experts, basée sur des preuves solides, pour démontrer que les OGM étaient sans danger.
Les études à long terme qui prouvent l'innocuité des OGM n'ont jamais été citées.
Quand une étude a finalement été menée, elle a démontré des dommages sévères au foie et aux reins, ainsi que des troubles hormonaux, chez les rats nourris de maïs OGMs en association avec de faibles niveaux de Roundup - des niveaux qui étaient inférieurs à ceux autorisés dans l' eau potable à travers l' Europe. Les rats ont également développé de grosses tumeurs cancéreuses
D'autres études ont trouvé des cas d'effets indésirables microscopiques et moléculaires de certains aliments génétiquement modifiés dans différents organes ou tissus.
Elles ont également déterminé qu'il n'y a pas de méthodes normalisées pour évaluer la sécurité des aliments génétiquement modifiés.
De nombreuses autres études ont souligné qu’un effort plus scientifique est nécessaire afin de renforcer la confiance dans l'évaluation et l'acceptation des aliments génétiquement modifiés.
Il est nécessaire d'interdire les OGMs, d'imposer un moratoire [sur eux] pendant 10 ans pour pouvoir planifier de nouvelles expériences, des essais, et peut - être même développer de nouvelles méthodes de recherche.
Il a été prouvé que non seulement en Russie, mais aussi dans de nombreux autres pays du monde que les OGMs sont dangereux. Les méthodes d'obtention des OGMs ne sont pas parfaites, donc, à ce stade, tous les OGMs sont dangereux. . . . La consommation et l'utilisation des OGMs obtenus de telle manière peut conduire à des tumeurs, des cancers et de l'obésité. . . .Ces biotechnologies doivent être mises au point, mais les OGMs doivent dans l’immédiat être arrêtés. [Nous] devons empêcher de les laisser se propager.


 https://www.collective-evolution.com/2016/04/09/new-norwegian-study-accuses-monsanto-of-falsely-claiming-gmos-are-safe/

PESTICIDES toujours à l'ordre dujour... voir aussi article "Les norvegiens accusent"

Pendant que François Hollande inaugurait La Cité du Vin et malgré un dispositif policier extrêmement important, plus de 200 personnes ont participé au Die-In organisé par Les Amis de la Terre Gironde,les Jeunes Écologistes Bordeaux-Aquitaine, Générations Futures, Valérie Murat, le Collectif Infos Médoc Pesticides ( Marie-Lys Bibeyran) et Vigilance OGM33. Par cette mise en scène, le Collectif souhaitait interpeller le chef de l'Etat afin qu'il se positionne clairement sur un plan de sortie des pesticides.
En répondant massivement à cet appel à action non-violente, les participant-e-s ont montré que nous sommes toutes et tous directement concerné-e-s et impacté-e-s par l'usage des pesticides. Ce die-in géant, véritable scène de crime aux pesticides avait pour objectif de rappeler que les pesticides ont tué, tuent et continueront de tuer, et ce, tant que l'Etat ne prendra pas des mesures fortes pour leur interdiction.
Malgré le caractère non-violent de cette action martelé depuis plusieurs jours, le cadrage policier disproportionné était à l'image de l'omerta que suscite la question des pesticides, reléguant les participant-e-s à plusieurs centaines de mètres de la Cité du Vin. Cette tentative de mise à l'écart n'a pas altéré la détermination du Collectif à briser cette loi du silence en ouvrant ce débat de santé publique. L'industrie phytosanitaire et l'État ont des comptes à rendre face à cette crise sanitaire et environnementale.



jeudi 10 mars 2016

TOUT LE MONDE DOIT SAVOIR : les animaux dits "de rente" par leurs exploiteurs



GRAPHIC VIDEO: Activists visited UK pig farms. This is what they found.
Posté par People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) UK sur mardi 8 mars 2016

dimanche 28 février 2016

JAPON des nouvelles de Fukushima

Des nouvelles de Fukushima dont la situation ne s’est toujours pas améliorée, bien au contraire. Récemment, a été découvert un produit, dérivé de la fusion des coeurs, de nouvelles substances qui jusqu’alors n’étaient pas connues. Quant à l’avenir des japonais, il y a de quoi se poser quelques questions…

 
Le 11 mars prochain, on commémorera les 5 ans de la catastrophe de Fukushima, et malgré les dissimulations de Tepco, (lien) malgré l’étouffoir mis par les lobbys nucléaire sur cette catastrophe, la centrale dévastée continue de cracher son poison, et il y en aura pour tout le monde.
L’IRSN (institut de radio protection et de sûreté nucléaire) organisme dépendant du ministère français de la défense jugeait, dès le mois d’octobre 2011 que : « les eaux contaminées issues de Fukushima représentaient le plus important apport ponctuel de radionucléides artificiels pour le milieu marin jamais observé ».
De quels radionucléides s’agit-il ?
Ce sont, pour la plupart, les plus persistants dans la nature : le strontium 90, le plutonium, et le césium 137.
On sait que ce dernier a une demi-vie de 30 ans, c’est-à-dire que sa radioactivité s’étale sur au moins 2 siècles, et les scientifiques ont évalué ces rejets provisoires à 35 800 TBq (térabecquerel), sachant qu’un TBq vaut 10 puissance 12 becquerels. lien
Or ce césium s’est réparti pour 19% sur le sol japonais, les 81% restant ont rejoint les eaux du Pacifique.
S’il est vrai qu’il faut des dizaines d’années pour que ces substances toxiques atteignent le fond de l’océan, il n’en reste pas moins qu’elles contaminent d’abord le plancton qui se trouve à la surface, et même si le niveau de radioactivité est en dessous du seuil officiel de nocivité pour les organismes marins, les poissons se nourrissant de ce plancton ont accumulé le césium, le strontium, le plutonium…et l’humain qui va se nourrir de ces poissons va naturellement accumuler toute cette radioactivité.
Les fortes doses provoquent chez l’homme une atteinte grave du système immunitaire, reproductif, des lésions cérébrales et des affections rénales.
À faible dose, il y a risque accrus de cancers, de malformations, d’atteintes des systèmes de veille, et du système cardiovasculaire. lien
Quand au strontium, il a une demi-vie de presque 29 ans, et il a tendance à se fixer dans les tissus osseux, dentaires, favorisant anémies et cancers.
Le plutonium est le plus dangereux : sa demi-vie est de plus de 24 000 ans, et grâce à la générosité d’Areva, qui a fourni en combustible radioactif MOX la centrale de Fukushima, notamment pour le réacteur n°3, l’un de ceux qui a fondu, le niveau de radioactivité est si important qu’aucun humain ne peut s’en approcher sans risquer pour sa propre vie. lien
Or ce plutonium continue à se dégager dans l’air, l’eau, et sur la terre, sans qu’il soit possible de l’empêcher.
Nous voilà prévenus…
Bien sur Tepco affirme faire le maximum pour freiner cette mortelle pollution, mais la mise en place d’un « mur de glace » souterrain fait long feu, la nappe souterraine est largement polluée, et l’eau radioactive qui fuit de tous cotés rejoint chaque jour l’Océan Pacifique.
Décidé quelques temps après la catastrophe, ce mur de glace est d’une telle complexité que 5 ans après, il n’est toujours pas opérationnel, même si l’exploitant promet que ce sera le cas en 2016.
Il s’agit de geler le sol à l’aide de tuyaux souterrains jusqu’à une profondeur de 27 mètres, sur 780 mètres de long, ce qui permettrait de limiter les rejets d’eau radioactive à 10 tonnes par jour, au lieu des 100 tonnes actuelles. lien
Pour l’instant l’avant dernière étape, qui consistait à la mise en place de bouchons cimentés aux extrémités de galeries de grande section, lesquelles sont envahies par des eaux très radioactives, a été achevé en juillet 2015, et la dernière étape devrait débuter en mars 2016, si la NRA donne son aval.
Mais une certaine confusion demeure : en effet, en novembre 2014, Tepco reconnaissait l’échec de son mur congelé, et avouait ne pas avoir réussi à obturer la tranchée souterraine : celle du réacteur N°2 en contient 5000 tonnes, et celle du N°3, 6000 tonnes, ces eaux étant extrêmement radioactives. lien
Mais comme beaucoup le pensent, ce mur de glace semble être du domaine de l’utopie. lien
Il est question aujourd’hui de retenter l’utilisation de robots, malgré les échecs précédents.
En effet, la très forte radioactivité met à mal leur électronique, et tous ceux qui ont été envoyés en milieu hostile n’ont pu remplir durablement leur mission. lien
Les derniers en date sont donc 3 engins montés sur chenilles, et qui devraient intervenir dans le courant de 2016, avec mission triple : l’un envoie de l’eau sous pression, le suivant pulvérise de la glace carbonique, et le dernier devrait en principe pouvoir aspirer le tout… lien
Mais qu’elle soit japonaise, française, américaine, ou russe, la pseudo technologie de pointe est dépassée par le monstre qu’elle a engendré.
Tepco et l’AIEA (agence internationale pour le développement de l’énergie atomique et civile) ne peuvent faire qu’espérer, et les adorateurs du dieu atome ne savent pas quoi faire d’autre.
Ils disent que ça va durer au moins 40 ans, couter quelques milliers de milliards d’euros, que la population devra payer, et les milliers d’enfants qui déjà pissent la radioactivité dans leurs urines ne seront plus là pour constater le désastre.
Plus de 7000 travailleurs ont travaillé, ou travaillent encore, sur ce chantier, et la radioactivité les atteint violemment… un certain nombre d’entre eux ont « disparu » de la circulation : on évoque plus de 1400 victimes.
S’il faut en croire la préfecture de Fukushima, le nombre de décès dans la population imputables essentiellement à l’accident nucléaire serait supérieur à 2000. lien
Pour compléter ce tableau noir, il faut évoquer une scandaleuse manœuvre d’un fabriquant de dosimètres, ceux qui ont été proposés aux habitants de la région de Fukushima.
Ce dernier reconnait que ses appareils ne mesurent que 60% de la réalité.
En effet, l’entreprise Chidoya Technol Corporation, a annoncé sur son site web que leurs dosimètres affichaient une dose d’exposition cumulée inférieure à la dose ambiante de 30 à 40%, minimisant ainsi l’impact de la pollution radioactive. lien
Article intégral sur Agoravox.fr via Sott.net

FUKUSHIMA suite, enfin non fuites...

Un nouveau produit dérivé de la fusion des cœurs a été découvert au loin de la centrale de Fukushima Daiichi
 source : Fukushima blog





Article original publié le 4 février 2016 sous le titre: « New Meltdown Byproduct Found Far From Fukushima Daiichi » sur le site SimplyInfo avec l’autorisation de l’auteur
.
Traduction : Evelyne Genoulaz
.
Illustration ci-contre : Photo des substances de sable noir trouvées à Namie, documents de recherche de Marco Kaltofen (crédit photo Marco Kaltofen)
.
Des chercheurs ont trouvé une substance d’un nouveau type, en relation étroite avec les fusions des cœurs à la centrale de Fukushima Daiichi. Au cours des dernières années, nous avons régulièrement communiqué sur une « substance noire » qu’on retrouvait sur l’île principale du Japon. Il s’agit d’un sable noir extrêmement radioactif, une matière qui s’est concentrée dans les caniveaux ou sur les routes, et qu’on a pu retrouver jusqu’à Tokyo. Des analyses ont établi une relation entre cette substance et les fusions des cœurs à l’intérieur des réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi. La nouvelle découverte en question est également en étroite relation avec les réacteurs dévastés.
Des chercheurs au Japon ont en effet découvert de nouvelles substances qu’ils décrivent comme de minuscules particules de verre sphériques extrêmement radioactives. Ces particules de verre présentent une structure assez différente de celle de la « substance noire » mais comme elle, elles sont liées aux fusions dans les réacteurs. Une de ces particules de verre, étiquetée NWC-1, avait été recueillie à Nihonmatsu en 2011 au moment de la catastrophe. Nihonmatsu se trouve à environ 40/45 km plein ouest par rapport à la centrale de Fukushima Daiichi. Le site de cette ville est au sud de la ville de Fukushima et au nord de Koriyama. Son territoire est bien au-delà de la zone d’évacuation et actuellement habité sans restriction d’aucune sorte.

Du Césium présentant de hauts niveaux de radioactivité se trouve inclus dans ces particules de verre. Les chercheurs ont établi que le débit de dose le plus élevé se trouve au cœur de la particule, ce qui indique que le Césium fut incorporé pendant la phase de fusion des cœurs. On observe également une inclusion de matières, ou du béton provenant de l’enceinte de confinement, ou encore de l’eau de mer qui fut injectée. Ces observations permettent de conclure que cette substance s’est formée ou bien après que le combustible fondu eut transpercé l’enceinte du réacteur et entamé sa progression dans le plancher en béton de l’enceinte de confinement, ou alors après l’injection l’eau de mer. Ces injections sont en effet intervenues tardivement dans la phase de fusion, de plus on a découvert dernièrement que toute cette eau ou la majeure partie fut déversée dans une mauvaise direction et non pas sur les enceintes des réacteurs. Ces billes de verre se seraient formées entre le moment de la détérioration de l’enceinte d’un premier réacteur et le début de l’injection d’eau ou peu après. Cette découverte pourra aider à identifier lequel des réacteurs a produit ces sphères et comment.


 Photo de la sphère de verre de Nihonmatsu, de « Yamaguchi et al. study ». Traduction de légende : Image de la microparticule contenant du Césium, déposée sur un textile non tissé, re-cueillie à Nihonmatsu, [Préfecture de] Fukushima, en 2011 (NWC -1). Image prise avec Hitachi S-4500 SEM à 2.0 kV



Section transversale de la sphère de verre de Nihonmatsu NWC-1, crédit photo Yamagu-chi et al.


Il est inattendu d’avoir trouvé une particule à Nihonmatsu. Une seconde bille de verre a été découverte à Fukushima sur une feuille de cèdre, mais l’endroit précis n’est pas mentionné. Nihonmatsu est au plein ouest de la centrale et non pas dans la zone documentée comme survolée par le nuage radioactif, qui s’est dirigé au nord-ouest et au sud du site sinistré. Cela indiquerait que des substances provenant des réacteurs eux-mêmes furent projetées bien plus loin qu’on ne l’avait d’abord supposé. Ces particules de verre sont suffisamment petites pour être susceptibles d’être inhalées. A ce jour les chercheurs ignorent encore sur quelle distance ces matières se sont dispersées. Mais c’est la démonstration que des substances provenant de l’intérieur des réacteurs se sont bien échappées des bâtiments et ont été dispersées sur une longue distance. Etant donné leur haut niveau de radioactivité interne, elles pourraient représenter un risque sanitaire significatif.




Des matières radioactives se sont répandues sur des zones étendues, non seulement dans les régions présentant de hauts débits de dose situées au nord-ouest de la centrale de Fukushima.
Nous publions deux tableaux comparatifs, succincts, des substances dérivées des deux réacteurs dévastés :
https://docs.google.com/spreadsheets/d/1RAbsClYl3KIZkHeI1don3Zfe_AYBKF_vW3C7tWlIpXw/edit#gid=0
Merci de se reporter aux études pour une information plus détaillée.

_____________________________

Pour en savoir plus :

Etudes scientifiques sur les particules sphériques vitrifiées :
- Emission of spherical cesium-bearing particles from an early stage of the Fukushima nuclear accident (Kouji Adachi et alii, publié en ligne le 30 août 2013 sur le site Nature.com)
- Internal structure of cesium-bearing radioactive microparticles released from Fukushima nuclear power plant (Noriko Yamaguchi et alii, publié en ligne le 3 février 2016 sur le site Nature.com)

Etude scientifique sur la poussière noire :
- Radiological analysis of Namie street dust (Marco Kaltofen, publié le 31 mai 2013)


lundi 30 novembre 2015

Intermède



(
Posté par Source du savoir sur mercredi 9 juillet 2014

vendredi 30 octobre 2015

STOP THE MADNESS, STOP THE CRUELTY, GO VEGAN

LE SAVEZ-VOUS ?

la "viande" vendue sur les étals des supermarchés est transportée ...souvent vivante par camions sur des milliers et des millliers de kms et aussi par bateaux :

Le transport d'animaux (nés en Australie) par bateau: des milliers meurent (chaleur, faim, soif, maladie, blessures ...) pendant ces voyages qui durent plusieurs semaines (voir récapitulatif dessous) et qui tournent à l'enfer en cas de panne.

Attente interminable en plein soleil sur les quais surchauffés :





Dans ces bateaux les chutes sur le sol sale et glissant ne sont pas rares. Les animaux blessés ne sont pas soignés. 


Animaux des étages inférieurs: ils reçoivent tous les excréments de ceux qui sont au dessus. La chaleur et l'odeur sont insoutenables. Des animaux meurent par suffocation.


Dans ces bateaux la nourriture et l'eau sont souillées. De plus certains animaux meurent de faim car ils ne reconnaissent pas cette nourriture sous forme de paillettes (c'est le cas des moutons) ou parce que, blessés, ils ne parviennent pas jusqu'aux mangeoires.

En cas de panne du bateau ou de refus du port d'arrivée, le voyage dure encore plus longtemps et la nourriture embarquée est alors insuffisante.


VIDEO d'un "débarquement" :
Let's end the cruelty of live export

Most animals who are exported live for slaughter have their throats cut while fully conscious. Millions have died at sea. Some 36 investigations have revealed that in destination countries, many animals endure routine abuse and brutal slaughter in places where laws do not protect them from cruelty.....STOP THE MADNESS, STOP THE CRUELTY, GO VEGAN

Having likely endured the pain and cruelty of having holes punched in his ears, having his tail cut off and being castrated without anesthetic, a sheep is torn away from his flock to begin a torturous journey. Hungry, scared, and without his family, he is sent abroad by the live-export industry and may endure weeks of suffering before his last moments, during which he will probably feel every slice of a dull blade cutting his throat......THINK WHAT YOU EAT, THINK WHAT YOU SUPPORT

Video: Animal Australia/ Live export, Israel 2013


Let's end the cruelty of live exportMost animals who are exported live for slaughter have their throats cut while fully conscious. Millions have died at sea. Some 36 investigations have revealed that in destination countries, many animals endure routine abuse and brutal slaughter in places where laws do not protect them from cruelty.....STOP THE MADNESS, STOP THE CRUELTY, GO VEGANHaving likely endured the pain and cruelty of having holes punched in his ears, having his tail cut off and being castrated without anesthetic, a sheep is torn away from his flock to begin a torturous journey. Hungry, scared, and without his family, he is sent abroad by the live-export industry and may endure weeks of suffering before his last moments, during which he will probably feel every slice of a dull blade cutting his throat......THINK WHAT YOU EAT, THINK WHAT YOU SUPPORTVideo: Animal Australia/ Live export, Israel 2013
Posté par Agatka Borecki sur jeudi 6 août 2015

PETITION ICI :


MERCI DE NE PAS PARTICIPER A CE TRAFIC EN N'ACHETANT PLUS DE VIANDE NI TOUTE SUBSTANCE D'IRIGINE ANIMALE

MERCI D'AIDER à FAIRE CESSER CES TORTURES.




Let's end the cruelty of live exportMost animals who are exported live for slaughter have their throats cut while fully conscious. Millions have died at sea. Some 36 investigations have revealed that in destination countries, many animals endure routine abuse and brutal slaughter in places where laws do not protect them from cruelty.....STOP THE MADNESS, STOP THE CRUELTY, GO VEGANHaving likely endured the pain and cruelty of having holes punched in his ears, having his tail cut off and being castrated without anesthetic, a sheep is torn away from his flock to begin a torturous journey. Hungry, scared, and without his family, he is sent abroad by the live-export industry and may endure weeks of suffering before his last moments, during which he will probably feel every slice of a dull blade cutting his throat......THINK WHAT YOU EAT, THINK WHAT YOU SUPPORTVideo: Animal Australia/ Live export, Israel 2013

Posté par Agatka Borecki sur jeudi 6 août 2015

jeudi 30 avril 2015

Les lois amerloques à l'assault de notre pays pour la plus grande joie des voleurs et empoisonneurs...

Déjà bien installés :

Marges et prix : les goinfreries de la grande distribution

                                               Photo : Philippe Huguen / AFP

Le travail réalisé par l’Observatoire permet de voir comment s’effectue le pillage du travail des paysans et d’une bonne partie de l’industrie alimentaire par les grandes enseignes de la distribution.
Avec une marge brute de 3,39€ sur un kilo de longe de porc, Carrefour, Leclerc et des autres distributeurs tirent plus d’agent de la simple vente d’un bout de viande que les 3,13€ revenant à l’éleveur pour avoir nourri le cochon et à l’abattoir pour l’avoir tué et débité. C’est ce que révèle le dernier rapport de l’Observatoire des marges et des prix.
Le troisième rapport de « l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires » a été remis le 21 avril au ministre de l’Agriculture par Philippe Chalmin, le président de l’Observatoire. Cet organisme a été mis en place par la droite au pouvoir en 2010,  pour mesurer les conséquences de la Loi de modernisation économique (LME) votée par la majorité de l’époque en 2008. La LME a donné plus de moyens aux enseignes de la grande distribution pour piller les paysans et mettre une pression permanente sur les petites et moyennes entreprises de l’industrie agroalimentaire. Depuis 2010, l’Observatoire tente de mesurer ses différents effets, le but affiché étant toutefois de tendre à démontrer que le gagnant final serait le consommateur bénéficiant des effets de la concurrence entre les grandes enseignes.
L’Observatoire produit des chiffres sur la marge brute prise par chaque intervenant de la filière. Ce qui conduit à ne prendre en compte que des denrées produites et transformées en France. Du coup, ses études occultent l’influence sur les prix des importations spéculatives qui servent à mettre une pression permanente sur les paysans français à commencer par les producteurs de viandes, de lait, de fruits et légumes. Or, il faut avoir cette donnée en tête pour comprendre pourquoi les prix agricoles ont baissé en moyenne de 5%  en 2014 par rapport à 2013, cette baisse étant de 6% pour les bovins de boucherie et de 8% pour les porcs charcutiers. Dans le même temps, les prix moyens des produits transformés à partir  des productions agricoles issues du territoire national ont baissé de 2% tandis que les prix de ces mêmes produits auraient baissé de 0,7% en moyenne dans les sept grandes chaînes de la distribution en excluant les magasins de hard discount.
En dépit de ses limites, le travail réalisé par l’Observatoire permet de voir comment s’effectue le pillage du travail des paysans et d’une bonne partie de l’industrie alimentaire par les grandes enseignes de la distribution. Ainsi, quand vous achetez de la longe de porc à 6,88€ le kilo dans votre grande surface, vous devez savoir que la part du prix de cette viande revenant à l’éleveur qui a nourri le cochon est  de 2,50€. La marge brute de l’abattoir qui l’a tué et découpé n’est que de 63 centimes d’euro sur ce kilo de viande, soit à peine plus que les 58 centimes de TVA qui reviennent à l’Etat. Mais, la différence entre le prix d’achat et le prix de vente en grande surface est de  3,39€, soit près de 50% du prix de la barquette de viande payée par le consommateur. Le seul acte de vente permet aux grandes surfaces de percevoir sur un kilo de viande 26 centimes de plus que la somme totale encaissée par l’éleveur et l’abatteur !
Sur un poulet standard entier vendu 4,26€ le kilo dans sa barquette en 2014, l’éleveur perçoit 1,34€. L’abattoir qui est allé le chercher à la ferme et a payé du personnel pour l’abattre, le plumer et le conditionner, a perçu 0,92€ pour ce travail tandis que l’Etat a récolté 22 centimes de TVA. La grande surface s’et contentée de le mettre en rayon pour l’achat en libre service, ce qui lui a rapporté 1,78€ de marge brute pour chaque kilo de poulet vendu. Pratiquement sans rien faire, la grande surface a touché 44 centimes de plus par kilo de poulet vendu que l’éleveur qui a investi dans un bâtiment d’élevage coûteux, acheté des aliments composés, brûlé de l’énergie et assuré les soins quotidiens de plusieurs milliers de têtes de volailles.
En 2011, première année de travaux de l’Observatoire des marges et des prix, le kilo de poulet standard était vendu 3,87€ en moyenne dans les grandes enseignes de la distribution. L’éleveur avait perçu 1,33€ et l’abattoir 87 centimes tandis que l’Etat empochait 20 centimes de TVA. La grande surface percevait 1,47 € pour la seule mise en rayon du poulet standard. Quatre exercices plus tard, la part de l’éleveur a augmenté  de 1 centime, celle de l’abattoir de 5 centimes, celle de l’Etat de 2 centimes via la TVA. Celle de la grande surface a augmenté de 34 centimes en chiffres bruts, soit 34 fois plus que celle de l’éleveur et 5 fois plus que celle de l’abattoir.

Le pouvoir donné aux distributeurs est utilisée par la grande distribution pour piller les paysans et les PME de l’agroalimentaire

Concluant la présentation des travaux de l’Observatoire dont il assure la présidence, Philippe Chalmin a usé de propos ambigus et contradictoires en soulignant l’absence d’inflation sur les prix alimentaires. « Le consommateur est incontestablement le grand gagnant. Le drame est qu’il ne s’en rend pas compte. D’autant que dans la filière agroalimentaire tous les maillons sont fragilisés», a-t-il ajouté.
Prétendre que le consommateur est gagnant dans cette affaire est contestable car l’évolution de son pouvoir d’achat se calcule en comparant l’évolution moyenne de tous les prix à celle des revenus dont certains fluctuent souvent à la baisse du fait de la précarité de l’emploi ou sont carrément bloqués comme c’est le cas pour des millions de retraités. Mais il est vrai que le pouvoir donné aux distributeurs par la LME votée en 2008 est utilisée depuis 2009 par la grande distribution pour piller les paysans et les PME de l’agroalimentaire. Cette loi avait été préparée par le « Rapport Attali pour libérer la croissance ». Il avait été  remis au début de l’année  2008 à Nicolas Sarkozy qui l’avait commandé à l’ancien conseiller de François Mitterrand quelques mois plutôt. Peu de gens savent que  les préconisations de  rapport avaient été « pompées» de manière éhontée  dans un rapport de l’OCDE consacré à la France en 2008(1) . Il faut aussi se souvenir  que  le rédacteur final du rapport Attali, rédigé après discussion au sein de la commission du même nom, était Emmanuel Macron, l’actuel ministre de l’Economie. Lequel a entrepris de faire une nouvelle loi pour mettre en musique certaines idées inspirées du  libéralisme débridé que Nicolas Sarkozy n’avait pas osé  reprendre dans les propositions du rapport Attali.
(1) Dans mon livre L’écologie peut encore sauver l’économie » qui paraîtra en librairie le 20 mai (coédition de Pascal Galodé et de l’Humanité ) je vous explique plus en détail comment le rapport Attali a servi à accentuer le pillage du travail des paysans par la grande distribution.
source : http://www.humanite.fr/marges-et-prix-les-goinfreries-de-la-grande-distribution-572103

A vous de choisir !!!

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

à lire ...

jeudi 9 avril 2015

TAFTA, La Dictature à nos portes ....


Le Kansas veut limiter les loisirs des plus pauvres

Encore plus fort dans ce que l’on appelle le « contrôle social » ou comportemental, les pauvres, c’est-à-dire les bénéficiaires des aides sociales, ne pourront plus aller au cinéma ou encore à la piscines, rentrer dans un salon de tatouage ou dans une salle de jeux. Naturellement c’est pour leur bien, c’est même officiellement pour les « encourager à dépenser leur argent de façon raisonnable ».
Là vous allez me dire « Charles, ce n’est pas vrai, vous racontez n’importe quoi, vous êtes allé chercher ça sur un site Internet « complotiste » ou alors c’est un poisson d’avril et vous vous êtes fait avoir »… Remarquez, vous avez raison d’être dubitatif tellement cette proposition de loi est hallucinante. D’ailleurs, le journaliste de Libération (oui, le journal de chez nous) qui revient sur cette histoire est lui-même totalement halluciné et il a même du mal à cacher sa surprise qui transparaît dans son article (dont je vous mets le lien évidemment en bas de page).
Du reste, le Washington Post poursuit la longue litanie des interdictions faites aux pauvres : magasins de piercing, de massages, les spas, les tabacs, les ongleries, les boutiques de lingerie, l’achat de croisières ou les parcs à thèmes, les centres équestres ou canins, les entreprises du sexe ou n’importe quel endroit interdit aux mineurs…
Il faut savoir qu’aux USA, les personnes bénéficiant des minima sociaux reçoivent entre 454 et 497 dollars par mois. C’est un peu comme notre RSA à nous. Sauf que cet argent n’est pas versé à la banque postale et retiré en liquide à chaque début de mois, mais crédité sur des cartes bleues…
N’en restant donc pas là, il sera bientôt « impossible aux personnes aidées de retirer plus de 25 dollars par jour en liquide à un distributeur » tout en sachant que chaque retrait est facturé aux États-Unis.
D’ailleurs, d’autres États veulent se doter d’une loi identique contre les pauvres, c’est vrai, c’est pénible les pauvres. Tenez, par exemple, dans le Missouri, les républicains (qui sont de grands démocrates) « envisagent d’exclure la viande et les fruits de mer de la liste des denrées que l’on peut acheter avec des bons alimentaires ».
Alors voyez mes chers pauvres, bientôt on vous interdira de manger de la viande ou du poisson, on vous expliquera que vous n’avez pas le droit de circuler ici ou là (ceci dit c’est déjà un peu le cas, raison pour laquelle autant de noirs se font exécuter dans la rue aux USA), et puis petit à petit, on vous expliquera que ce n’est pas la peine de vous soigner (tiens, c’est déjà le cas) puisque vous n’avez qu’à vous laisser mourir, bon éventuellement dans son immense mansuétude, dans sa très grande bienveillance, et uniquement pour votre bien, l’État, dans un geste compassionnel évident, viendra mettre fin à vos jours prématurément.
L’homme est devenu obsolète.
Il est déjà trop tard, préparez-vous.
Charles SANNAT

source : http://www.lecontrarien.com/

mardi 10 mars 2015

LE STEAK BARBARE

Treize raisons de lâcher le steak barbare

Christian LOSSON et Isabelle HANNE
Au cours de sa vie, un Français consomme en moyenne 7 bovins, 33 cochons, 9 chèvres et moutons, 1 300 volailles et 60 lapins, selon le service de la statistique et de la prospective du ministère de l’Agriculture. Soit un peu plus de 1 400 animaux d’élevage auxquels il faut ajouter 1 tonne d’animaux marins. Une frénésie de viandards qui a accéléré l’industrialisation de la production de steaks, jambons et autres magrets. Un seul exemple : en France, 95% des porcs sont élevés dans des systèmes intensifs. Chaque année, 25 millions de porcs charcutiers sont abattus. Et 70% des 50 milliards de poulets tués dans le monde tous les ans sont élevés dans une stratégie industrielle.
De plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer l’insoutenabilité d’une telle politique alimentaire, à l’image d’un rapport publié fin février par la Fondation Heinrich-Böll et les Amis de la Terre. Cet «Atlas de la viande» dénonce «la production et la surconsommation de viande industrielle qui saccagent la planète».
«Notre alimentation n’est plus une affaire privée, dit ainsi Christian Berdot, des Amis de la Terre. Nos choix alimentaires sont aussi des choix politiques qui ont des impacts sur la vie de nombreuses personnes dans le monde, ainsi que sur l’environnement, la biodiversité et les climats.» Voici treize raisons pour manger moins, mieux ou plus du tout de viande.
Pour la production d'un kilo...

1. Parce que la demande devient folle

Quelque 299 milliards de kilos de viande sont ingérés chaque année dans le monde, quatre fois plus qu’en 1960. Selon la FAO (l’organisation des Nations unies pour l’alimentation), avec 9 milliards d’habitants en 2050, la production mondiale de viande, toutes espèces confondues, pourrait atteindre les 450 milliards de kilos. Le besoin en protéines des populations dans les pays développés est pour plus de la moitié (56%) satisfait par des produits carnés, contre 18% dans les pays en développement. Certes la demande baisse dans les pays riches : elle a chuté de 9% aux Etats-Unis entre 2007 et 2012. Les scandales alimentaires, l’impact sur l’environnement et la question du bien-être animal renforçant les inquiétudes et la prise de conscience des consommateurs. Mais les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont vu leur consommation de viande augmenter, entre 2003 et 2012, de 6,3% par an. Une croissance annuelle supplémentaire de 2,5% est prévue entre 2013 et 2022.

2. Parce qu’on produit la viande comme des voitures

Les diktats économiques sont à l’origine du renforcement de la concentration de l’industrie mondiale de la viande. A savoir une meilleure productivité, mais aussi la concentration du pouvoir du marché entre les mains de quelques-uns, au détriment des petits exploitants. Le mouvement vient de loin. Chicago était, au début du XXe siècle, le berceau de l’industrie de l’abattage. «Avec l’utilisation de lignes de production sur rails, tuer une vache, l’éviscérer et la découper ne prenait que quinze minutes», rappelle le rapport de la Fondation Heinrich-Böll. C’est ce système, capable d’abattre 12 millions d’animaux par an, qui inspira Henry Ford pour le montage de ses voitures. Aujourd’hui, le brésilien JBS est le leader mondial des abattoirs : ses capacités lui permettent d’abattre 85 000 têtes de bétail, 70 000 porcs et 12 millions de volaille quotidiennement.

3. Parce que l’élevage est de plus en plus intensif

Environ 1,3 milliard de personnes dans le monde vivent de l’élevage. La plupart dans les pays du Sud, menacés par l’intensification et l’industrialisation de l’élevage. Le nombre d’agriculteurs dans le monde développé ne cesse, lui, de baisser alors que celui des animaux augmente. Ils approvisionnent des supermarchés éloignés plutôt que de nourrir le marché local. La production d’animaux d’élevage dans le monde en développement emprunte la même voie. Entre 1992 et 2009, le nombre d’éleveurs de porcs aux Etats-Unis a diminué de 70%, tandis que la population porcine n’a pas bougé. Durant la même période, le nombre de porcs vendus par une ferme est passé de 945 à 8 400 par an. Et le poids d’un animal à l’abattage, qui était de 67 kilos dans les années 70, est désormais d’environ 100 kilos.

4. Parce que le business lamine les petits

La production de volaille est le secteur de l’industrie de l’élevage mondialisée dont la croissance et l’évolution sont les plus rapides. En 2020, sa production mondiale atteindra 124 millions de tonnes. Une hausse de 25% en dix ans seulement, tirée par l’Asie. Les marchés et les installations de transformation sont de plus en plus contrôlés par quelques très grandes entreprises, qui multiplient le recours aux antibiotiques pour empêcher la propagation de maladies et accélérer artificiellement la croissance de la volaille. Ces tendances affecteront en particulier les familles des pays du Sud qui élèvent quelques poulets dans leur arrière-cour. Et qui se voient concurrencées par l’importation de morceaux de poulets congelés vendus jusqu’à 60% moins chers que les leurs.

5. Parce que ça accélère le réchauffement

L’élevage industriel produit des gaz à effet de serre tout au long de la chaîne de fabrication, de la digestion au défrichage de forêts. Si l’on intègre l’azote des engrais, le gaz carbonique lié à la production de nourriture et au transport, le méthane des pets et des rots de vache ou la fermentation des déjections animales, l’élevage représente 18% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit plus que le secteur mondial des transports. Et il produit 37% du méthane et 65% du protoxyde d’azote, deux gaz plus puissants que le dioxyde de carbone. «Le potentiel de réchauffement climatique du méthane et du protoxyde d’azote est respectivement 25 fois et 298 fois plus puissant que le dioxyde de carbone», estime le Giec. Une étude de l’Institut argentin pour la technologie agricole a montré qu’une vache produisait en moyenne entre 250 et 300 litres de méthane par jour, de quoi faire fonctionner un frigo… Voilà pourquoi Paul McCartney a pu dire avant le sommet climatique de Copenhague, en 2009 : «Less meat = less heat», moins de viande, moins de réchauffement.

6. Parce que ça revient à manger la forêt

Sur la planète, 70% des terres agricoles sont destinées à nourrir les animaux. Chaque année, c’est une surface équivalente à celle de la Belgique qui est déboisée pour laisser place à des cultures. Le deuxième cheptel bovin et la plus grande forêt tropicale au monde se rencontrent dans la région amazonienne du Brésil. Fin 2012, le nombre de bovins (211 300 000) y était supérieur à celui de la population brésilienne (201 millions d’habitants).
Le parcage de ces animaux nécessite d’énormes surfaces de terre: plus de 172 millions d’hectares, soit 70% des terres agricoles du Brésil. Et 62,2% des terres déboisées deviennent des pâturages pour le bétail. Entre 1975 et 2006, le volume des terres de pâturage a augmenté de 518%. Heureusement, le gouvernement a élargi les zones protégées et renforcé les contrôles de déboisement, ce qui a fait chuter la surface moyenne annuelle de déforestation, autour de 20 000 km2 par an.

7. Parce que la viande est gourmande en eau

Un kilo de bœuf nécessite 15 500 litres d’eau. Un kilo de porc, 4 900 litres. Un poulet, 4 000 litres. Avec la même quantité d’eau pour un kilo de bœuf, on pourrait produire 12 kilos de blé ou 118 de carottes. Pour faire un hamburger, 3,5 m2 de terres agricoles sont nécessaires. Si l’agriculture consomme 70% de l’eau douce disponible, un tiers est consacré à l’élevage d’animaux ! L’Institut international de l’eau de Stockholm mettait en garde dès 2012 : «Il n’y aura pas suffisamment d’eau disponible sur nos terres agricoles pour produire de la nourriture pour une population qui devrait atteindre 9 milliards d’habitants en 2050 si nous suivons les tendances alimentaires actuelles dans les pays occidentaux.»
Une seule solution, selon l’Institut : réduire notre apport en protéines d’origine animales de 20% aujourd’hui à 5% d’ici à 2050. Ou mieux, à défaut de devenir végétarien (dix fois moins gourmand en eau) : diminuer par deux sa consommation de viande, ce qui revient à utiliser cinq fois moins d’eau.

8. Parce que ça tue les poissons

Les nitrates présents dans les eaux souterraines sont cancérigènes. Ils peuvent produire des «zones mortes» dans les eaux côtières. «Par manque d’oxygène, près de 20 000 km2 de mer autour des embouchures du Mississippi se sont transformés en "zone morte" dans laquelle crevettes et poissons ne peuvent survivre», rappelle «l’Atlas de la viande». Peter Thomas, biologiste marin américain, affirme que dans le monde, environ 250 000 km2 d’eaux côtières souffrent d’une grave carence saisonnière en oxygène. Les fermes d’élevage de porc et de volailles polluent la mer de Chine méridionale avec de l’azote. La mer Baltique, la mer Noire, la mer d’Irlande, la côte espagnole et l’Adriatique ont toutes des «zones mortes». La production industrielle de bétail n’endommage pas que la mer, mais aussi la terre. Le lisier et le fumier des zones de production d’animaux d’élevage sont souvent, et sans discernement, déversés sur les sol. Les nitrates dans les eaux ne contaminent pas uniquement les plages, mais aussi l’eau potable. Transformés en nitrosamines (un dangereux composé chimique), ils sont susceptibles d’être à l’origine de cancers de l’œsophage et de l’estomac. La surfertilisation menace l’habitat d’à peu près toutes les espèces en voie de disparition répertoriées sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature.

9. Parce que ça nuit à la santé

Selon l’Organisation mondiale de la santé, la surconsommation de viande, et surtout de viande transformée (plats préparés, charcuterie), a des conséquences sur la prévalence de certaines maladies chroniques chez l’homme, comme l’obésité, le diabète de type 2, les maladies cardio-vasculaires, le cancer colorectal… Une étude de l’université d’Oxford publiée en janvier 2013 et qui porte sur 45 000 volontaires l’assure : le végétarisme réduirait de 32% le risque de maladies cardiovasculaires.
Les guerres commerciales pèsent aussi sur le consommateur, notamment via l’usage controversé d’additifs dans la nourriture et les fourrages. C’est le cas de la ractopamine, additif alimentaire introduit aux Etats-Unis pour augmenter la production de viandes porcine et bovine. L’utilisation de ce produit est interdite dans 160 pays, y compris dans l’Union européenne. Sans parler de l’apparition et la propagation de souches virales comme le H5N1 ou le H7N9, favorisées par l’élevage intensif. Ou des antibiotiques administrés aux animaux, qui augmentent le phénomène d’autorésistance des bactéries transmissibles à l’homme… par les animaux. L’UFC-Que choisir a ainsi révélé, il y a un an, que 26 échantillons de poulets et de dindes sur 100 vendus dans le commerce sont porteurs de bactéries E. coli majoritairement résistantes aux antibiotiques.

10. Parce qu’on ne sait pas toujours d’où vient la viande

Depuis 2002, seuls la viande de bœuf et les produits à base de bœuf doivent porter mention de leur origine, à la suite de la crise de la vache folle. A partir d’avril, l’origine des viandes de porc, de mouton, de chèvre et la volaille devront également être indiquées, mais pas dans les produits transformés. Le 11 février 2015, les députés européens ont voté massivement en faveur d’une résolution exigeant plus de traçabilité pour les produits préparés à base de viande. Pour le Parlement européen, les consommateurs devraient savoir d’où vient la viande utilisée afin de confectionner lasagnes, nuggets et autres saucisses.
Reste que, selon l’ONG Foodwatch, «une meilleure indication de l’origine serait une bonne nouvelle pour les consommateurs, et un pas vers plus de transparence. Mais c’est loin d’être suffisant. La mention de l’origine ne saurait empêcher une nouvelle crise telle que celle des lasagnes au cheval.» Elle assure que pour «dissuader les fraudeurs, il est indispensable d’imposer des obligations de contrôle aux fabricants, et tenir les distributeurs responsables de leurs propres marques».

11. Parce que l’élevage est bestial

Les porcelets sont retirés de leur mère vers 3 ou 4 semaines, quand l’âge naturel de sevrage se situe vers 3 ou 4 mois. On leur meule les dents, on leur coupe la queue, on castre les mâles. De plus en plus d’associations, comme CIWF (Compassion in World Farming), militent pour le bien-être des animaux de la ferme et pour l’arrêt de mutilations comme le dégriffage des pattes de poules, l’écornage des veaux, l’épointage (le raccourcissement) des becs… Des conditions d’élevage qui empirent avec la concentration des bêtes.
En France, l’élevage intensif sur le mode des feed-lots (parcs d’engraissement) américains a été introduit durant les années 60 pour industrialiser la production de viande et rendre son prix accessible à tous. Aujourd’hui, 83% des 800 millions de poulets hexagonaux sont élevés sans jamais voir la lumière du jour. Et 95% des 25 millions de cochons sont élevés sur caillebotis, en bâtiment, selon les statistiques du ministère de l’Agriculture.

12. Parce que les conditions de travail sont trop dures

Avec l’augmentation des prix imposée par les abattoirs et la grande distribution, la précarité des éleveurs augmente d’année en année. Chaque jour, au moins un éleveur se suicide. Ce n’est guère mieux à l’autre bout de la chaîne : «Le hall d’abattage est un univers oppressant et glacial, raconte la journaliste Anne de Loisy, qui a visité plusieurs abattoirs ces dernières années, (lire son interview page 5) dans Bon appétit !, le livre qu’elle vient de publier. Le sol est recouvert de sang et de matières fécales, les murs aussi.» Manutentions délicates, notamment au moment des saignées, dans des lieux à l’hygiène parfois douteuse : selon l’Institut national de recherche et de sécurité, la filière viande est deux à trois fois plus exposée aux risques d’accidents du travail que la moyenne nationale. Les employés souffrent également de nombreux troubles musculosquelettiques. Poids des charges, répétition des gestes, vibration des machines : il faut saigner, démembrer les bêtes et débiter les carcasses à la chaîne. Une vache par minute, dans certains abattoirs.

13. Parce qu’il est possible de manger autrement

On peut être végétarien par religion (un quart des Indiens ne mangent pas de viande) ou par philosophie, comme Hésiode, Platon, Ovide, Apollonius de Tyane Leonard de Vinci, Benjamin Franklin, Jacques Derrida ou Claude Lévi-Strauss. Moby, Al Gore, Mike Tyson ou Joaquin Phoenix s’y sont mis.
Sinon, on peut aussi s’orienter vers des régimes «flexitariens» : moins de viande mais de meilleure qualité et plus riche en protéines végétale. La viande n’est d’ailleurs pas l’aliment qui fournit le plus de protéines : le soja en contient deux fois plus.

comment :
capsella

Connaissez-vous le très discret Institut de la Viande?
Gigantesque institut de lobbying financé par l'ensemble des filières de la viande, il propose entre autres une veille Internet de façon à réagir dès la moindre, la plus infime remise en question de notre régime carnivore (qui, dans une société technologique où l'effort se limite à déplacer une souris d'ordi, ne repose plus que sur les publicités).
L'assaut contre la journée sans viande dans les cantines? C'est eux!
la transition de la "grippe porcine" vers la "grippe H1N1"? C'est eux!
Le soutien à Spanghero et sa viande de cheval? C'est eux!
Etc ad nauseam...
Donc au final ce que je voudrai savoir c'est: combien des intervenants dans ces commentaires qui vont dénoncer les "ayatollahs de la bouffe", les "djihadistes verts" (n"oubliez pas les "SS du Tofu"; tant qu'à être ridicule d'extrémisme, autant y aller à fond!); bref: combien de ces soit-disant défenseur de la liberté... sont en fait des petites mains payés par l'Institut de la Viande qui sont en train de faire leur boulot de désinformation et de communication?
A réfléchir…

source http://www.liberation.fr/societe/2015/03/06/treize-raisons-de-lacher-le-steak-barbare_1215727