mardi 9 août 2016

Jour du dépassement :

#JourDuDépassement. Depuis aujourd'hui, l’humanité a consommé la totalité du "budget écologique" annuel de la Terre. Si la population mondiale consommait comme la France, 3 planètes Terre seraient nécessaires.

À diffuser sans modération aujourd'hui, une vidéo de Le Monde.fr sur l'impact de la viande sur notre empreinte écologique:
Publié par L214 Ethique et Animaux sur lundi 8 août 2016
voir la video : https://www.facebook.com/l214.animaux/videos/10154333921654757/

mercredi 1 juin 2016

PESTICIDES : les norvegiens accusent

UNE NOUVELLE ÉTUDE NORVÉGIENNE ACCUSE MONSANTO DE FALSIFIER SES DOCUMENTS POUR AFFIRMER QUE SES OGMs SONT SURES.
Le fait que les effets à long terme des OGMS nécessitent des études à long terme peut sembler évident, mais c’est apparemment au - delà de la compréhension de la réglementation des OGMs dans le monde entier, aucun d' entre eux ne nécessite des tests de plus de 90 jours chez les rats (environ 7 ans en termes humains). « Quand on ne cherche pas on ne trouve pas ».
La Norvège est l'un des nombreux pays d'Europe à interdire les produits génétiquement modifiés et de choisir de ne pas les produire. En fait, ils sont l'un des importateurs les plus restrictifs des produits GM, avec plusieurs OGMs approuvés par l'UE considérés comme strictement illégaux dans le pays.
La résistance mondiale contre les cultures génétiquement modifiées croît à un rythme exponentiel. Il y a quelques années les personnes qui suggéraient que les aliments génétiquement modifiés pourraient être dangereux, étaient presque ridiculisées mais maintenant, les scientifiques et les chercheurs présentent des informations qui ont amené 19 nouveaux pays à se joindre à une liste déjà longue des nations qui ont complètement interdit ou apporté des restrictions sévères aux OGMs et aux pesticides qui les accompagnent.
Qu'est-ce que cela signifie pour les relations politiques entre les pays qui refusent les OGMs et l'Amérique du Nord ? Il est difficile d’affirmer, mais un ensemble de câbles de Wikileaks révèlent que le Département d'Etat a fait du lobbying partout dans le monde pour Monsanto et d'autres grandes sociétés de biotechnologie. Ils révèlent également que les diplomates américains ont demandé des fonds pour envoyer des lobbyistes des biotechnologies pour rencontrer les politiciens et les fonctionnaires agricoles dans les «pays cibles», Afrique, Amérique latine et en Europe.
Craig Stapleton, ancien ambassadeur en France sous l'administration Bush, a demandé à Washington de punir les pays de l'UE qui ont refusé l'utilisation de cultures génétiquement modifiées.
Le passage à des représailles (faire mal au portemonnaie) démontre clairement que le chemin actuel est essentiellement de faire pression sur les pays pour les obliger à accepter l'importation des produits génétiquement modifiés d’Amérique du Nord.
Dans le même processus, les « scientifiques » de ces entreprises de biotechnologies ont dépeint les diverses préoccupations et opinions négatives des individus concernant les OGMs comme étant dues à une mauvaise information.
Ils n’ont eu de cesse de dénoncer et de moquer toutes ces informations négatives non seulement comme non scientifiques, mais également antisciences. Ils se sont ensuite mis au travail pour convaincre les fonctionnaires et les gouvernements, grâce à la diffusion de fausses informations, qu'il y avait un consensus écrasant d'experts, basée sur des preuves solides, pour démontrer que les OGM étaient sans danger.
Les études à long terme qui prouvent l'innocuité des OGM n'ont jamais été citées.
Quand une étude a finalement été menée, elle a démontré des dommages sévères au foie et aux reins, ainsi que des troubles hormonaux, chez les rats nourris de maïs OGMs en association avec de faibles niveaux de Roundup - des niveaux qui étaient inférieurs à ceux autorisés dans l' eau potable à travers l' Europe. Les rats ont également développé de grosses tumeurs cancéreuses
D'autres études ont trouvé des cas d'effets indésirables microscopiques et moléculaires de certains aliments génétiquement modifiés dans différents organes ou tissus.
Elles ont également déterminé qu'il n'y a pas de méthodes normalisées pour évaluer la sécurité des aliments génétiquement modifiés.
De nombreuses autres études ont souligné qu’un effort plus scientifique est nécessaire afin de renforcer la confiance dans l'évaluation et l'acceptation des aliments génétiquement modifiés.
Il est nécessaire d'interdire les OGMs, d'imposer un moratoire [sur eux] pendant 10 ans pour pouvoir planifier de nouvelles expériences, des essais, et peut - être même développer de nouvelles méthodes de recherche.
Il a été prouvé que non seulement en Russie, mais aussi dans de nombreux autres pays du monde que les OGMs sont dangereux. Les méthodes d'obtention des OGMs ne sont pas parfaites, donc, à ce stade, tous les OGMs sont dangereux. . . . La consommation et l'utilisation des OGMs obtenus de telle manière peut conduire à des tumeurs, des cancers et de l'obésité. . . .Ces biotechnologies doivent être mises au point, mais les OGMs doivent dans l’immédiat être arrêtés. [Nous] devons empêcher de les laisser se propager.


 https://www.collective-evolution.com/2016/04/09/new-norwegian-study-accuses-monsanto-of-falsely-claiming-gmos-are-safe/

PESTICIDES toujours à l'ordre dujour... voir aussi article "Les norvegiens accusent"

Pendant que François Hollande inaugurait La Cité du Vin et malgré un dispositif policier extrêmement important, plus de 200 personnes ont participé au Die-In organisé par Les Amis de la Terre Gironde,les Jeunes Écologistes Bordeaux-Aquitaine, Générations Futures, Valérie Murat, le Collectif Infos Médoc Pesticides ( Marie-Lys Bibeyran) et Vigilance OGM33. Par cette mise en scène, le Collectif souhaitait interpeller le chef de l'Etat afin qu'il se positionne clairement sur un plan de sortie des pesticides.
En répondant massivement à cet appel à action non-violente, les participant-e-s ont montré que nous sommes toutes et tous directement concerné-e-s et impacté-e-s par l'usage des pesticides. Ce die-in géant, véritable scène de crime aux pesticides avait pour objectif de rappeler que les pesticides ont tué, tuent et continueront de tuer, et ce, tant que l'Etat ne prendra pas des mesures fortes pour leur interdiction.
Malgré le caractère non-violent de cette action martelé depuis plusieurs jours, le cadrage policier disproportionné était à l'image de l'omerta que suscite la question des pesticides, reléguant les participant-e-s à plusieurs centaines de mètres de la Cité du Vin. Cette tentative de mise à l'écart n'a pas altéré la détermination du Collectif à briser cette loi du silence en ouvrant ce débat de santé publique. L'industrie phytosanitaire et l'État ont des comptes à rendre face à cette crise sanitaire et environnementale.



jeudi 10 mars 2016

TOUT LE MONDE DOIT SAVOIR : les animaux dits "de rente" par leurs exploiteurs



GRAPHIC VIDEO: Activists visited UK pig farms. This is what they found.
Posté par People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) UK sur mardi 8 mars 2016

dimanche 28 février 2016

JAPON des nouvelles de Fukushima

Des nouvelles de Fukushima dont la situation ne s’est toujours pas améliorée, bien au contraire. Récemment, a été découvert un produit, dérivé de la fusion des coeurs, de nouvelles substances qui jusqu’alors n’étaient pas connues. Quant à l’avenir des japonais, il y a de quoi se poser quelques questions…

 
Le 11 mars prochain, on commémorera les 5 ans de la catastrophe de Fukushima, et malgré les dissimulations de Tepco, (lien) malgré l’étouffoir mis par les lobbys nucléaire sur cette catastrophe, la centrale dévastée continue de cracher son poison, et il y en aura pour tout le monde.
L’IRSN (institut de radio protection et de sûreté nucléaire) organisme dépendant du ministère français de la défense jugeait, dès le mois d’octobre 2011 que : « les eaux contaminées issues de Fukushima représentaient le plus important apport ponctuel de radionucléides artificiels pour le milieu marin jamais observé ».
De quels radionucléides s’agit-il ?
Ce sont, pour la plupart, les plus persistants dans la nature : le strontium 90, le plutonium, et le césium 137.
On sait que ce dernier a une demi-vie de 30 ans, c’est-à-dire que sa radioactivité s’étale sur au moins 2 siècles, et les scientifiques ont évalué ces rejets provisoires à 35 800 TBq (térabecquerel), sachant qu’un TBq vaut 10 puissance 12 becquerels. lien
Or ce césium s’est réparti pour 19% sur le sol japonais, les 81% restant ont rejoint les eaux du Pacifique.
S’il est vrai qu’il faut des dizaines d’années pour que ces substances toxiques atteignent le fond de l’océan, il n’en reste pas moins qu’elles contaminent d’abord le plancton qui se trouve à la surface, et même si le niveau de radioactivité est en dessous du seuil officiel de nocivité pour les organismes marins, les poissons se nourrissant de ce plancton ont accumulé le césium, le strontium, le plutonium…et l’humain qui va se nourrir de ces poissons va naturellement accumuler toute cette radioactivité.
Les fortes doses provoquent chez l’homme une atteinte grave du système immunitaire, reproductif, des lésions cérébrales et des affections rénales.
À faible dose, il y a risque accrus de cancers, de malformations, d’atteintes des systèmes de veille, et du système cardiovasculaire. lien
Quand au strontium, il a une demi-vie de presque 29 ans, et il a tendance à se fixer dans les tissus osseux, dentaires, favorisant anémies et cancers.
Le plutonium est le plus dangereux : sa demi-vie est de plus de 24 000 ans, et grâce à la générosité d’Areva, qui a fourni en combustible radioactif MOX la centrale de Fukushima, notamment pour le réacteur n°3, l’un de ceux qui a fondu, le niveau de radioactivité est si important qu’aucun humain ne peut s’en approcher sans risquer pour sa propre vie. lien
Or ce plutonium continue à se dégager dans l’air, l’eau, et sur la terre, sans qu’il soit possible de l’empêcher.
Nous voilà prévenus…
Bien sur Tepco affirme faire le maximum pour freiner cette mortelle pollution, mais la mise en place d’un « mur de glace » souterrain fait long feu, la nappe souterraine est largement polluée, et l’eau radioactive qui fuit de tous cotés rejoint chaque jour l’Océan Pacifique.
Décidé quelques temps après la catastrophe, ce mur de glace est d’une telle complexité que 5 ans après, il n’est toujours pas opérationnel, même si l’exploitant promet que ce sera le cas en 2016.
Il s’agit de geler le sol à l’aide de tuyaux souterrains jusqu’à une profondeur de 27 mètres, sur 780 mètres de long, ce qui permettrait de limiter les rejets d’eau radioactive à 10 tonnes par jour, au lieu des 100 tonnes actuelles. lien
Pour l’instant l’avant dernière étape, qui consistait à la mise en place de bouchons cimentés aux extrémités de galeries de grande section, lesquelles sont envahies par des eaux très radioactives, a été achevé en juillet 2015, et la dernière étape devrait débuter en mars 2016, si la NRA donne son aval.
Mais une certaine confusion demeure : en effet, en novembre 2014, Tepco reconnaissait l’échec de son mur congelé, et avouait ne pas avoir réussi à obturer la tranchée souterraine : celle du réacteur N°2 en contient 5000 tonnes, et celle du N°3, 6000 tonnes, ces eaux étant extrêmement radioactives. lien
Mais comme beaucoup le pensent, ce mur de glace semble être du domaine de l’utopie. lien
Il est question aujourd’hui de retenter l’utilisation de robots, malgré les échecs précédents.
En effet, la très forte radioactivité met à mal leur électronique, et tous ceux qui ont été envoyés en milieu hostile n’ont pu remplir durablement leur mission. lien
Les derniers en date sont donc 3 engins montés sur chenilles, et qui devraient intervenir dans le courant de 2016, avec mission triple : l’un envoie de l’eau sous pression, le suivant pulvérise de la glace carbonique, et le dernier devrait en principe pouvoir aspirer le tout… lien
Mais qu’elle soit japonaise, française, américaine, ou russe, la pseudo technologie de pointe est dépassée par le monstre qu’elle a engendré.
Tepco et l’AIEA (agence internationale pour le développement de l’énergie atomique et civile) ne peuvent faire qu’espérer, et les adorateurs du dieu atome ne savent pas quoi faire d’autre.
Ils disent que ça va durer au moins 40 ans, couter quelques milliers de milliards d’euros, que la population devra payer, et les milliers d’enfants qui déjà pissent la radioactivité dans leurs urines ne seront plus là pour constater le désastre.
Plus de 7000 travailleurs ont travaillé, ou travaillent encore, sur ce chantier, et la radioactivité les atteint violemment… un certain nombre d’entre eux ont « disparu » de la circulation : on évoque plus de 1400 victimes.
S’il faut en croire la préfecture de Fukushima, le nombre de décès dans la population imputables essentiellement à l’accident nucléaire serait supérieur à 2000. lien
Pour compléter ce tableau noir, il faut évoquer une scandaleuse manœuvre d’un fabriquant de dosimètres, ceux qui ont été proposés aux habitants de la région de Fukushima.
Ce dernier reconnait que ses appareils ne mesurent que 60% de la réalité.
En effet, l’entreprise Chidoya Technol Corporation, a annoncé sur son site web que leurs dosimètres affichaient une dose d’exposition cumulée inférieure à la dose ambiante de 30 à 40%, minimisant ainsi l’impact de la pollution radioactive. lien
Article intégral sur Agoravox.fr via Sott.net

FUKUSHIMA suite, enfin non fuites...

Un nouveau produit dérivé de la fusion des cœurs a été découvert au loin de la centrale de Fukushima Daiichi
 source : Fukushima blog





Article original publié le 4 février 2016 sous le titre: « New Meltdown Byproduct Found Far From Fukushima Daiichi » sur le site SimplyInfo avec l’autorisation de l’auteur
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Traduction : Evelyne Genoulaz
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Illustration ci-contre : Photo des substances de sable noir trouvées à Namie, documents de recherche de Marco Kaltofen (crédit photo Marco Kaltofen)
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Des chercheurs ont trouvé une substance d’un nouveau type, en relation étroite avec les fusions des cœurs à la centrale de Fukushima Daiichi. Au cours des dernières années, nous avons régulièrement communiqué sur une « substance noire » qu’on retrouvait sur l’île principale du Japon. Il s’agit d’un sable noir extrêmement radioactif, une matière qui s’est concentrée dans les caniveaux ou sur les routes, et qu’on a pu retrouver jusqu’à Tokyo. Des analyses ont établi une relation entre cette substance et les fusions des cœurs à l’intérieur des réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi. La nouvelle découverte en question est également en étroite relation avec les réacteurs dévastés.
Des chercheurs au Japon ont en effet découvert de nouvelles substances qu’ils décrivent comme de minuscules particules de verre sphériques extrêmement radioactives. Ces particules de verre présentent une structure assez différente de celle de la « substance noire » mais comme elle, elles sont liées aux fusions dans les réacteurs. Une de ces particules de verre, étiquetée NWC-1, avait été recueillie à Nihonmatsu en 2011 au moment de la catastrophe. Nihonmatsu se trouve à environ 40/45 km plein ouest par rapport à la centrale de Fukushima Daiichi. Le site de cette ville est au sud de la ville de Fukushima et au nord de Koriyama. Son territoire est bien au-delà de la zone d’évacuation et actuellement habité sans restriction d’aucune sorte.

Du Césium présentant de hauts niveaux de radioactivité se trouve inclus dans ces particules de verre. Les chercheurs ont établi que le débit de dose le plus élevé se trouve au cœur de la particule, ce qui indique que le Césium fut incorporé pendant la phase de fusion des cœurs. On observe également une inclusion de matières, ou du béton provenant de l’enceinte de confinement, ou encore de l’eau de mer qui fut injectée. Ces observations permettent de conclure que cette substance s’est formée ou bien après que le combustible fondu eut transpercé l’enceinte du réacteur et entamé sa progression dans le plancher en béton de l’enceinte de confinement, ou alors après l’injection l’eau de mer. Ces injections sont en effet intervenues tardivement dans la phase de fusion, de plus on a découvert dernièrement que toute cette eau ou la majeure partie fut déversée dans une mauvaise direction et non pas sur les enceintes des réacteurs. Ces billes de verre se seraient formées entre le moment de la détérioration de l’enceinte d’un premier réacteur et le début de l’injection d’eau ou peu après. Cette découverte pourra aider à identifier lequel des réacteurs a produit ces sphères et comment.


 Photo de la sphère de verre de Nihonmatsu, de « Yamaguchi et al. study ». Traduction de légende : Image de la microparticule contenant du Césium, déposée sur un textile non tissé, re-cueillie à Nihonmatsu, [Préfecture de] Fukushima, en 2011 (NWC -1). Image prise avec Hitachi S-4500 SEM à 2.0 kV



Section transversale de la sphère de verre de Nihonmatsu NWC-1, crédit photo Yamagu-chi et al.


Il est inattendu d’avoir trouvé une particule à Nihonmatsu. Une seconde bille de verre a été découverte à Fukushima sur une feuille de cèdre, mais l’endroit précis n’est pas mentionné. Nihonmatsu est au plein ouest de la centrale et non pas dans la zone documentée comme survolée par le nuage radioactif, qui s’est dirigé au nord-ouest et au sud du site sinistré. Cela indiquerait que des substances provenant des réacteurs eux-mêmes furent projetées bien plus loin qu’on ne l’avait d’abord supposé. Ces particules de verre sont suffisamment petites pour être susceptibles d’être inhalées. A ce jour les chercheurs ignorent encore sur quelle distance ces matières se sont dispersées. Mais c’est la démonstration que des substances provenant de l’intérieur des réacteurs se sont bien échappées des bâtiments et ont été dispersées sur une longue distance. Etant donné leur haut niveau de radioactivité interne, elles pourraient représenter un risque sanitaire significatif.




Des matières radioactives se sont répandues sur des zones étendues, non seulement dans les régions présentant de hauts débits de dose situées au nord-ouest de la centrale de Fukushima.
Nous publions deux tableaux comparatifs, succincts, des substances dérivées des deux réacteurs dévastés :
https://docs.google.com/spreadsheets/d/1RAbsClYl3KIZkHeI1don3Zfe_AYBKF_vW3C7tWlIpXw/edit#gid=0
Merci de se reporter aux études pour une information plus détaillée.

_____________________________

Pour en savoir plus :

Etudes scientifiques sur les particules sphériques vitrifiées :
- Emission of spherical cesium-bearing particles from an early stage of the Fukushima nuclear accident (Kouji Adachi et alii, publié en ligne le 30 août 2013 sur le site Nature.com)
- Internal structure of cesium-bearing radioactive microparticles released from Fukushima nuclear power plant (Noriko Yamaguchi et alii, publié en ligne le 3 février 2016 sur le site Nature.com)

Etude scientifique sur la poussière noire :
- Radiological analysis of Namie street dust (Marco Kaltofen, publié le 31 mai 2013)


lundi 30 novembre 2015

Intermède



(
Posté par Source du savoir sur mercredi 9 juillet 2014

vendredi 30 octobre 2015

STOP THE MADNESS, STOP THE CRUELTY, GO VEGAN

LE SAVEZ-VOUS ?

la "viande" vendue sur les étals des supermarchés est transportée ...souvent vivante par camions sur des milliers et des millliers de kms et aussi par bateaux :

Le transport d'animaux (nés en Australie) par bateau: des milliers meurent (chaleur, faim, soif, maladie, blessures ...) pendant ces voyages qui durent plusieurs semaines (voir récapitulatif dessous) et qui tournent à l'enfer en cas de panne.

Attente interminable en plein soleil sur les quais surchauffés :





Dans ces bateaux les chutes sur le sol sale et glissant ne sont pas rares. Les animaux blessés ne sont pas soignés. 


Animaux des étages inférieurs: ils reçoivent tous les excréments de ceux qui sont au dessus. La chaleur et l'odeur sont insoutenables. Des animaux meurent par suffocation.


Dans ces bateaux la nourriture et l'eau sont souillées. De plus certains animaux meurent de faim car ils ne reconnaissent pas cette nourriture sous forme de paillettes (c'est le cas des moutons) ou parce que, blessés, ils ne parviennent pas jusqu'aux mangeoires.

En cas de panne du bateau ou de refus du port d'arrivée, le voyage dure encore plus longtemps et la nourriture embarquée est alors insuffisante.


VIDEO d'un "débarquement" :
Let's end the cruelty of live export

Most animals who are exported live for slaughter have their throats cut while fully conscious. Millions have died at sea. Some 36 investigations have revealed that in destination countries, many animals endure routine abuse and brutal slaughter in places where laws do not protect them from cruelty.....STOP THE MADNESS, STOP THE CRUELTY, GO VEGAN

Having likely endured the pain and cruelty of having holes punched in his ears, having his tail cut off and being castrated without anesthetic, a sheep is torn away from his flock to begin a torturous journey. Hungry, scared, and without his family, he is sent abroad by the live-export industry and may endure weeks of suffering before his last moments, during which he will probably feel every slice of a dull blade cutting his throat......THINK WHAT YOU EAT, THINK WHAT YOU SUPPORT

Video: Animal Australia/ Live export, Israel 2013


Let's end the cruelty of live exportMost animals who are exported live for slaughter have their throats cut while fully conscious. Millions have died at sea. Some 36 investigations have revealed that in destination countries, many animals endure routine abuse and brutal slaughter in places where laws do not protect them from cruelty.....STOP THE MADNESS, STOP THE CRUELTY, GO VEGANHaving likely endured the pain and cruelty of having holes punched in his ears, having his tail cut off and being castrated without anesthetic, a sheep is torn away from his flock to begin a torturous journey. Hungry, scared, and without his family, he is sent abroad by the live-export industry and may endure weeks of suffering before his last moments, during which he will probably feel every slice of a dull blade cutting his throat......THINK WHAT YOU EAT, THINK WHAT YOU SUPPORTVideo: Animal Australia/ Live export, Israel 2013
Posté par Agatka Borecki sur jeudi 6 août 2015

PETITION ICI :


MERCI DE NE PAS PARTICIPER A CE TRAFIC EN N'ACHETANT PLUS DE VIANDE NI TOUTE SUBSTANCE D'IRIGINE ANIMALE

MERCI D'AIDER à FAIRE CESSER CES TORTURES.




Let's end the cruelty of live exportMost animals who are exported live for slaughter have their throats cut while fully conscious. Millions have died at sea. Some 36 investigations have revealed that in destination countries, many animals endure routine abuse and brutal slaughter in places where laws do not protect them from cruelty.....STOP THE MADNESS, STOP THE CRUELTY, GO VEGANHaving likely endured the pain and cruelty of having holes punched in his ears, having his tail cut off and being castrated without anesthetic, a sheep is torn away from his flock to begin a torturous journey. Hungry, scared, and without his family, he is sent abroad by the live-export industry and may endure weeks of suffering before his last moments, during which he will probably feel every slice of a dull blade cutting his throat......THINK WHAT YOU EAT, THINK WHAT YOU SUPPORTVideo: Animal Australia/ Live export, Israel 2013

Posté par Agatka Borecki sur jeudi 6 août 2015

jeudi 30 avril 2015

Les lois amerloques à l'assault de notre pays pour la plus grande joie des voleurs et empoisonneurs...

Déjà bien installés :

Marges et prix : les goinfreries de la grande distribution

                                               Photo : Philippe Huguen / AFP

Le travail réalisé par l’Observatoire permet de voir comment s’effectue le pillage du travail des paysans et d’une bonne partie de l’industrie alimentaire par les grandes enseignes de la distribution.
Avec une marge brute de 3,39€ sur un kilo de longe de porc, Carrefour, Leclerc et des autres distributeurs tirent plus d’agent de la simple vente d’un bout de viande que les 3,13€ revenant à l’éleveur pour avoir nourri le cochon et à l’abattoir pour l’avoir tué et débité. C’est ce que révèle le dernier rapport de l’Observatoire des marges et des prix.
Le troisième rapport de « l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires » a été remis le 21 avril au ministre de l’Agriculture par Philippe Chalmin, le président de l’Observatoire. Cet organisme a été mis en place par la droite au pouvoir en 2010,  pour mesurer les conséquences de la Loi de modernisation économique (LME) votée par la majorité de l’époque en 2008. La LME a donné plus de moyens aux enseignes de la grande distribution pour piller les paysans et mettre une pression permanente sur les petites et moyennes entreprises de l’industrie agroalimentaire. Depuis 2010, l’Observatoire tente de mesurer ses différents effets, le but affiché étant toutefois de tendre à démontrer que le gagnant final serait le consommateur bénéficiant des effets de la concurrence entre les grandes enseignes.
L’Observatoire produit des chiffres sur la marge brute prise par chaque intervenant de la filière. Ce qui conduit à ne prendre en compte que des denrées produites et transformées en France. Du coup, ses études occultent l’influence sur les prix des importations spéculatives qui servent à mettre une pression permanente sur les paysans français à commencer par les producteurs de viandes, de lait, de fruits et légumes. Or, il faut avoir cette donnée en tête pour comprendre pourquoi les prix agricoles ont baissé en moyenne de 5%  en 2014 par rapport à 2013, cette baisse étant de 6% pour les bovins de boucherie et de 8% pour les porcs charcutiers. Dans le même temps, les prix moyens des produits transformés à partir  des productions agricoles issues du territoire national ont baissé de 2% tandis que les prix de ces mêmes produits auraient baissé de 0,7% en moyenne dans les sept grandes chaînes de la distribution en excluant les magasins de hard discount.
En dépit de ses limites, le travail réalisé par l’Observatoire permet de voir comment s’effectue le pillage du travail des paysans et d’une bonne partie de l’industrie alimentaire par les grandes enseignes de la distribution. Ainsi, quand vous achetez de la longe de porc à 6,88€ le kilo dans votre grande surface, vous devez savoir que la part du prix de cette viande revenant à l’éleveur qui a nourri le cochon est  de 2,50€. La marge brute de l’abattoir qui l’a tué et découpé n’est que de 63 centimes d’euro sur ce kilo de viande, soit à peine plus que les 58 centimes de TVA qui reviennent à l’Etat. Mais, la différence entre le prix d’achat et le prix de vente en grande surface est de  3,39€, soit près de 50% du prix de la barquette de viande payée par le consommateur. Le seul acte de vente permet aux grandes surfaces de percevoir sur un kilo de viande 26 centimes de plus que la somme totale encaissée par l’éleveur et l’abatteur !
Sur un poulet standard entier vendu 4,26€ le kilo dans sa barquette en 2014, l’éleveur perçoit 1,34€. L’abattoir qui est allé le chercher à la ferme et a payé du personnel pour l’abattre, le plumer et le conditionner, a perçu 0,92€ pour ce travail tandis que l’Etat a récolté 22 centimes de TVA. La grande surface s’et contentée de le mettre en rayon pour l’achat en libre service, ce qui lui a rapporté 1,78€ de marge brute pour chaque kilo de poulet vendu. Pratiquement sans rien faire, la grande surface a touché 44 centimes de plus par kilo de poulet vendu que l’éleveur qui a investi dans un bâtiment d’élevage coûteux, acheté des aliments composés, brûlé de l’énergie et assuré les soins quotidiens de plusieurs milliers de têtes de volailles.
En 2011, première année de travaux de l’Observatoire des marges et des prix, le kilo de poulet standard était vendu 3,87€ en moyenne dans les grandes enseignes de la distribution. L’éleveur avait perçu 1,33€ et l’abattoir 87 centimes tandis que l’Etat empochait 20 centimes de TVA. La grande surface percevait 1,47 € pour la seule mise en rayon du poulet standard. Quatre exercices plus tard, la part de l’éleveur a augmenté  de 1 centime, celle de l’abattoir de 5 centimes, celle de l’Etat de 2 centimes via la TVA. Celle de la grande surface a augmenté de 34 centimes en chiffres bruts, soit 34 fois plus que celle de l’éleveur et 5 fois plus que celle de l’abattoir.

Le pouvoir donné aux distributeurs est utilisée par la grande distribution pour piller les paysans et les PME de l’agroalimentaire

Concluant la présentation des travaux de l’Observatoire dont il assure la présidence, Philippe Chalmin a usé de propos ambigus et contradictoires en soulignant l’absence d’inflation sur les prix alimentaires. « Le consommateur est incontestablement le grand gagnant. Le drame est qu’il ne s’en rend pas compte. D’autant que dans la filière agroalimentaire tous les maillons sont fragilisés», a-t-il ajouté.
Prétendre que le consommateur est gagnant dans cette affaire est contestable car l’évolution de son pouvoir d’achat se calcule en comparant l’évolution moyenne de tous les prix à celle des revenus dont certains fluctuent souvent à la baisse du fait de la précarité de l’emploi ou sont carrément bloqués comme c’est le cas pour des millions de retraités. Mais il est vrai que le pouvoir donné aux distributeurs par la LME votée en 2008 est utilisée depuis 2009 par la grande distribution pour piller les paysans et les PME de l’agroalimentaire. Cette loi avait été préparée par le « Rapport Attali pour libérer la croissance ». Il avait été  remis au début de l’année  2008 à Nicolas Sarkozy qui l’avait commandé à l’ancien conseiller de François Mitterrand quelques mois plutôt. Peu de gens savent que  les préconisations de  rapport avaient été « pompées» de manière éhontée  dans un rapport de l’OCDE consacré à la France en 2008(1) . Il faut aussi se souvenir  que  le rédacteur final du rapport Attali, rédigé après discussion au sein de la commission du même nom, était Emmanuel Macron, l’actuel ministre de l’Economie. Lequel a entrepris de faire une nouvelle loi pour mettre en musique certaines idées inspirées du  libéralisme débridé que Nicolas Sarkozy n’avait pas osé  reprendre dans les propositions du rapport Attali.
(1) Dans mon livre L’écologie peut encore sauver l’économie » qui paraîtra en librairie le 20 mai (coédition de Pascal Galodé et de l’Humanité ) je vous explique plus en détail comment le rapport Attali a servi à accentuer le pillage du travail des paysans par la grande distribution.
source : http://www.humanite.fr/marges-et-prix-les-goinfreries-de-la-grande-distribution-572103

A vous de choisir !!!

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

à lire ...

jeudi 9 avril 2015

TAFTA, La Dictature à nos portes ....


Le Kansas veut limiter les loisirs des plus pauvres

Encore plus fort dans ce que l’on appelle le « contrôle social » ou comportemental, les pauvres, c’est-à-dire les bénéficiaires des aides sociales, ne pourront plus aller au cinéma ou encore à la piscines, rentrer dans un salon de tatouage ou dans une salle de jeux. Naturellement c’est pour leur bien, c’est même officiellement pour les « encourager à dépenser leur argent de façon raisonnable ».
Là vous allez me dire « Charles, ce n’est pas vrai, vous racontez n’importe quoi, vous êtes allé chercher ça sur un site Internet « complotiste » ou alors c’est un poisson d’avril et vous vous êtes fait avoir »… Remarquez, vous avez raison d’être dubitatif tellement cette proposition de loi est hallucinante. D’ailleurs, le journaliste de Libération (oui, le journal de chez nous) qui revient sur cette histoire est lui-même totalement halluciné et il a même du mal à cacher sa surprise qui transparaît dans son article (dont je vous mets le lien évidemment en bas de page).
Du reste, le Washington Post poursuit la longue litanie des interdictions faites aux pauvres : magasins de piercing, de massages, les spas, les tabacs, les ongleries, les boutiques de lingerie, l’achat de croisières ou les parcs à thèmes, les centres équestres ou canins, les entreprises du sexe ou n’importe quel endroit interdit aux mineurs…
Il faut savoir qu’aux USA, les personnes bénéficiant des minima sociaux reçoivent entre 454 et 497 dollars par mois. C’est un peu comme notre RSA à nous. Sauf que cet argent n’est pas versé à la banque postale et retiré en liquide à chaque début de mois, mais crédité sur des cartes bleues…
N’en restant donc pas là, il sera bientôt « impossible aux personnes aidées de retirer plus de 25 dollars par jour en liquide à un distributeur » tout en sachant que chaque retrait est facturé aux États-Unis.
D’ailleurs, d’autres États veulent se doter d’une loi identique contre les pauvres, c’est vrai, c’est pénible les pauvres. Tenez, par exemple, dans le Missouri, les républicains (qui sont de grands démocrates) « envisagent d’exclure la viande et les fruits de mer de la liste des denrées que l’on peut acheter avec des bons alimentaires ».
Alors voyez mes chers pauvres, bientôt on vous interdira de manger de la viande ou du poisson, on vous expliquera que vous n’avez pas le droit de circuler ici ou là (ceci dit c’est déjà un peu le cas, raison pour laquelle autant de noirs se font exécuter dans la rue aux USA), et puis petit à petit, on vous expliquera que ce n’est pas la peine de vous soigner (tiens, c’est déjà le cas) puisque vous n’avez qu’à vous laisser mourir, bon éventuellement dans son immense mansuétude, dans sa très grande bienveillance, et uniquement pour votre bien, l’État, dans un geste compassionnel évident, viendra mettre fin à vos jours prématurément.
L’homme est devenu obsolète.
Il est déjà trop tard, préparez-vous.
Charles SANNAT

source : http://www.lecontrarien.com/

mardi 10 mars 2015

LE STEAK BARBARE

Treize raisons de lâcher le steak barbare

Christian LOSSON et Isabelle HANNE
Au cours de sa vie, un Français consomme en moyenne 7 bovins, 33 cochons, 9 chèvres et moutons, 1 300 volailles et 60 lapins, selon le service de la statistique et de la prospective du ministère de l’Agriculture. Soit un peu plus de 1 400 animaux d’élevage auxquels il faut ajouter 1 tonne d’animaux marins. Une frénésie de viandards qui a accéléré l’industrialisation de la production de steaks, jambons et autres magrets. Un seul exemple : en France, 95% des porcs sont élevés dans des systèmes intensifs. Chaque année, 25 millions de porcs charcutiers sont abattus. Et 70% des 50 milliards de poulets tués dans le monde tous les ans sont élevés dans une stratégie industrielle.
De plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer l’insoutenabilité d’une telle politique alimentaire, à l’image d’un rapport publié fin février par la Fondation Heinrich-Böll et les Amis de la Terre. Cet «Atlas de la viande» dénonce «la production et la surconsommation de viande industrielle qui saccagent la planète».
«Notre alimentation n’est plus une affaire privée, dit ainsi Christian Berdot, des Amis de la Terre. Nos choix alimentaires sont aussi des choix politiques qui ont des impacts sur la vie de nombreuses personnes dans le monde, ainsi que sur l’environnement, la biodiversité et les climats.» Voici treize raisons pour manger moins, mieux ou plus du tout de viande.
Pour la production d'un kilo...

1. Parce que la demande devient folle

Quelque 299 milliards de kilos de viande sont ingérés chaque année dans le monde, quatre fois plus qu’en 1960. Selon la FAO (l’organisation des Nations unies pour l’alimentation), avec 9 milliards d’habitants en 2050, la production mondiale de viande, toutes espèces confondues, pourrait atteindre les 450 milliards de kilos. Le besoin en protéines des populations dans les pays développés est pour plus de la moitié (56%) satisfait par des produits carnés, contre 18% dans les pays en développement. Certes la demande baisse dans les pays riches : elle a chuté de 9% aux Etats-Unis entre 2007 et 2012. Les scandales alimentaires, l’impact sur l’environnement et la question du bien-être animal renforçant les inquiétudes et la prise de conscience des consommateurs. Mais les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont vu leur consommation de viande augmenter, entre 2003 et 2012, de 6,3% par an. Une croissance annuelle supplémentaire de 2,5% est prévue entre 2013 et 2022.

2. Parce qu’on produit la viande comme des voitures

Les diktats économiques sont à l’origine du renforcement de la concentration de l’industrie mondiale de la viande. A savoir une meilleure productivité, mais aussi la concentration du pouvoir du marché entre les mains de quelques-uns, au détriment des petits exploitants. Le mouvement vient de loin. Chicago était, au début du XXe siècle, le berceau de l’industrie de l’abattage. «Avec l’utilisation de lignes de production sur rails, tuer une vache, l’éviscérer et la découper ne prenait que quinze minutes», rappelle le rapport de la Fondation Heinrich-Böll. C’est ce système, capable d’abattre 12 millions d’animaux par an, qui inspira Henry Ford pour le montage de ses voitures. Aujourd’hui, le brésilien JBS est le leader mondial des abattoirs : ses capacités lui permettent d’abattre 85 000 têtes de bétail, 70 000 porcs et 12 millions de volaille quotidiennement.

3. Parce que l’élevage est de plus en plus intensif

Environ 1,3 milliard de personnes dans le monde vivent de l’élevage. La plupart dans les pays du Sud, menacés par l’intensification et l’industrialisation de l’élevage. Le nombre d’agriculteurs dans le monde développé ne cesse, lui, de baisser alors que celui des animaux augmente. Ils approvisionnent des supermarchés éloignés plutôt que de nourrir le marché local. La production d’animaux d’élevage dans le monde en développement emprunte la même voie. Entre 1992 et 2009, le nombre d’éleveurs de porcs aux Etats-Unis a diminué de 70%, tandis que la population porcine n’a pas bougé. Durant la même période, le nombre de porcs vendus par une ferme est passé de 945 à 8 400 par an. Et le poids d’un animal à l’abattage, qui était de 67 kilos dans les années 70, est désormais d’environ 100 kilos.

4. Parce que le business lamine les petits

La production de volaille est le secteur de l’industrie de l’élevage mondialisée dont la croissance et l’évolution sont les plus rapides. En 2020, sa production mondiale atteindra 124 millions de tonnes. Une hausse de 25% en dix ans seulement, tirée par l’Asie. Les marchés et les installations de transformation sont de plus en plus contrôlés par quelques très grandes entreprises, qui multiplient le recours aux antibiotiques pour empêcher la propagation de maladies et accélérer artificiellement la croissance de la volaille. Ces tendances affecteront en particulier les familles des pays du Sud qui élèvent quelques poulets dans leur arrière-cour. Et qui se voient concurrencées par l’importation de morceaux de poulets congelés vendus jusqu’à 60% moins chers que les leurs.

5. Parce que ça accélère le réchauffement

L’élevage industriel produit des gaz à effet de serre tout au long de la chaîne de fabrication, de la digestion au défrichage de forêts. Si l’on intègre l’azote des engrais, le gaz carbonique lié à la production de nourriture et au transport, le méthane des pets et des rots de vache ou la fermentation des déjections animales, l’élevage représente 18% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit plus que le secteur mondial des transports. Et il produit 37% du méthane et 65% du protoxyde d’azote, deux gaz plus puissants que le dioxyde de carbone. «Le potentiel de réchauffement climatique du méthane et du protoxyde d’azote est respectivement 25 fois et 298 fois plus puissant que le dioxyde de carbone», estime le Giec. Une étude de l’Institut argentin pour la technologie agricole a montré qu’une vache produisait en moyenne entre 250 et 300 litres de méthane par jour, de quoi faire fonctionner un frigo… Voilà pourquoi Paul McCartney a pu dire avant le sommet climatique de Copenhague, en 2009 : «Less meat = less heat», moins de viande, moins de réchauffement.

6. Parce que ça revient à manger la forêt

Sur la planète, 70% des terres agricoles sont destinées à nourrir les animaux. Chaque année, c’est une surface équivalente à celle de la Belgique qui est déboisée pour laisser place à des cultures. Le deuxième cheptel bovin et la plus grande forêt tropicale au monde se rencontrent dans la région amazonienne du Brésil. Fin 2012, le nombre de bovins (211 300 000) y était supérieur à celui de la population brésilienne (201 millions d’habitants).
Le parcage de ces animaux nécessite d’énormes surfaces de terre: plus de 172 millions d’hectares, soit 70% des terres agricoles du Brésil. Et 62,2% des terres déboisées deviennent des pâturages pour le bétail. Entre 1975 et 2006, le volume des terres de pâturage a augmenté de 518%. Heureusement, le gouvernement a élargi les zones protégées et renforcé les contrôles de déboisement, ce qui a fait chuter la surface moyenne annuelle de déforestation, autour de 20 000 km2 par an.

7. Parce que la viande est gourmande en eau

Un kilo de bœuf nécessite 15 500 litres d’eau. Un kilo de porc, 4 900 litres. Un poulet, 4 000 litres. Avec la même quantité d’eau pour un kilo de bœuf, on pourrait produire 12 kilos de blé ou 118 de carottes. Pour faire un hamburger, 3,5 m2 de terres agricoles sont nécessaires. Si l’agriculture consomme 70% de l’eau douce disponible, un tiers est consacré à l’élevage d’animaux ! L’Institut international de l’eau de Stockholm mettait en garde dès 2012 : «Il n’y aura pas suffisamment d’eau disponible sur nos terres agricoles pour produire de la nourriture pour une population qui devrait atteindre 9 milliards d’habitants en 2050 si nous suivons les tendances alimentaires actuelles dans les pays occidentaux.»
Une seule solution, selon l’Institut : réduire notre apport en protéines d’origine animales de 20% aujourd’hui à 5% d’ici à 2050. Ou mieux, à défaut de devenir végétarien (dix fois moins gourmand en eau) : diminuer par deux sa consommation de viande, ce qui revient à utiliser cinq fois moins d’eau.

8. Parce que ça tue les poissons

Les nitrates présents dans les eaux souterraines sont cancérigènes. Ils peuvent produire des «zones mortes» dans les eaux côtières. «Par manque d’oxygène, près de 20 000 km2 de mer autour des embouchures du Mississippi se sont transformés en "zone morte" dans laquelle crevettes et poissons ne peuvent survivre», rappelle «l’Atlas de la viande». Peter Thomas, biologiste marin américain, affirme que dans le monde, environ 250 000 km2 d’eaux côtières souffrent d’une grave carence saisonnière en oxygène. Les fermes d’élevage de porc et de volailles polluent la mer de Chine méridionale avec de l’azote. La mer Baltique, la mer Noire, la mer d’Irlande, la côte espagnole et l’Adriatique ont toutes des «zones mortes». La production industrielle de bétail n’endommage pas que la mer, mais aussi la terre. Le lisier et le fumier des zones de production d’animaux d’élevage sont souvent, et sans discernement, déversés sur les sol. Les nitrates dans les eaux ne contaminent pas uniquement les plages, mais aussi l’eau potable. Transformés en nitrosamines (un dangereux composé chimique), ils sont susceptibles d’être à l’origine de cancers de l’œsophage et de l’estomac. La surfertilisation menace l’habitat d’à peu près toutes les espèces en voie de disparition répertoriées sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature.

9. Parce que ça nuit à la santé

Selon l’Organisation mondiale de la santé, la surconsommation de viande, et surtout de viande transformée (plats préparés, charcuterie), a des conséquences sur la prévalence de certaines maladies chroniques chez l’homme, comme l’obésité, le diabète de type 2, les maladies cardio-vasculaires, le cancer colorectal… Une étude de l’université d’Oxford publiée en janvier 2013 et qui porte sur 45 000 volontaires l’assure : le végétarisme réduirait de 32% le risque de maladies cardiovasculaires.
Les guerres commerciales pèsent aussi sur le consommateur, notamment via l’usage controversé d’additifs dans la nourriture et les fourrages. C’est le cas de la ractopamine, additif alimentaire introduit aux Etats-Unis pour augmenter la production de viandes porcine et bovine. L’utilisation de ce produit est interdite dans 160 pays, y compris dans l’Union européenne. Sans parler de l’apparition et la propagation de souches virales comme le H5N1 ou le H7N9, favorisées par l’élevage intensif. Ou des antibiotiques administrés aux animaux, qui augmentent le phénomène d’autorésistance des bactéries transmissibles à l’homme… par les animaux. L’UFC-Que choisir a ainsi révélé, il y a un an, que 26 échantillons de poulets et de dindes sur 100 vendus dans le commerce sont porteurs de bactéries E. coli majoritairement résistantes aux antibiotiques.

10. Parce qu’on ne sait pas toujours d’où vient la viande

Depuis 2002, seuls la viande de bœuf et les produits à base de bœuf doivent porter mention de leur origine, à la suite de la crise de la vache folle. A partir d’avril, l’origine des viandes de porc, de mouton, de chèvre et la volaille devront également être indiquées, mais pas dans les produits transformés. Le 11 février 2015, les députés européens ont voté massivement en faveur d’une résolution exigeant plus de traçabilité pour les produits préparés à base de viande. Pour le Parlement européen, les consommateurs devraient savoir d’où vient la viande utilisée afin de confectionner lasagnes, nuggets et autres saucisses.
Reste que, selon l’ONG Foodwatch, «une meilleure indication de l’origine serait une bonne nouvelle pour les consommateurs, et un pas vers plus de transparence. Mais c’est loin d’être suffisant. La mention de l’origine ne saurait empêcher une nouvelle crise telle que celle des lasagnes au cheval.» Elle assure que pour «dissuader les fraudeurs, il est indispensable d’imposer des obligations de contrôle aux fabricants, et tenir les distributeurs responsables de leurs propres marques».

11. Parce que l’élevage est bestial

Les porcelets sont retirés de leur mère vers 3 ou 4 semaines, quand l’âge naturel de sevrage se situe vers 3 ou 4 mois. On leur meule les dents, on leur coupe la queue, on castre les mâles. De plus en plus d’associations, comme CIWF (Compassion in World Farming), militent pour le bien-être des animaux de la ferme et pour l’arrêt de mutilations comme le dégriffage des pattes de poules, l’écornage des veaux, l’épointage (le raccourcissement) des becs… Des conditions d’élevage qui empirent avec la concentration des bêtes.
En France, l’élevage intensif sur le mode des feed-lots (parcs d’engraissement) américains a été introduit durant les années 60 pour industrialiser la production de viande et rendre son prix accessible à tous. Aujourd’hui, 83% des 800 millions de poulets hexagonaux sont élevés sans jamais voir la lumière du jour. Et 95% des 25 millions de cochons sont élevés sur caillebotis, en bâtiment, selon les statistiques du ministère de l’Agriculture.

12. Parce que les conditions de travail sont trop dures

Avec l’augmentation des prix imposée par les abattoirs et la grande distribution, la précarité des éleveurs augmente d’année en année. Chaque jour, au moins un éleveur se suicide. Ce n’est guère mieux à l’autre bout de la chaîne : «Le hall d’abattage est un univers oppressant et glacial, raconte la journaliste Anne de Loisy, qui a visité plusieurs abattoirs ces dernières années, (lire son interview page 5) dans Bon appétit !, le livre qu’elle vient de publier. Le sol est recouvert de sang et de matières fécales, les murs aussi.» Manutentions délicates, notamment au moment des saignées, dans des lieux à l’hygiène parfois douteuse : selon l’Institut national de recherche et de sécurité, la filière viande est deux à trois fois plus exposée aux risques d’accidents du travail que la moyenne nationale. Les employés souffrent également de nombreux troubles musculosquelettiques. Poids des charges, répétition des gestes, vibration des machines : il faut saigner, démembrer les bêtes et débiter les carcasses à la chaîne. Une vache par minute, dans certains abattoirs.

13. Parce qu’il est possible de manger autrement

On peut être végétarien par religion (un quart des Indiens ne mangent pas de viande) ou par philosophie, comme Hésiode, Platon, Ovide, Apollonius de Tyane Leonard de Vinci, Benjamin Franklin, Jacques Derrida ou Claude Lévi-Strauss. Moby, Al Gore, Mike Tyson ou Joaquin Phoenix s’y sont mis.
Sinon, on peut aussi s’orienter vers des régimes «flexitariens» : moins de viande mais de meilleure qualité et plus riche en protéines végétale. La viande n’est d’ailleurs pas l’aliment qui fournit le plus de protéines : le soja en contient deux fois plus.

comment :
capsella

Connaissez-vous le très discret Institut de la Viande?
Gigantesque institut de lobbying financé par l'ensemble des filières de la viande, il propose entre autres une veille Internet de façon à réagir dès la moindre, la plus infime remise en question de notre régime carnivore (qui, dans une société technologique où l'effort se limite à déplacer une souris d'ordi, ne repose plus que sur les publicités).
L'assaut contre la journée sans viande dans les cantines? C'est eux!
la transition de la "grippe porcine" vers la "grippe H1N1"? C'est eux!
Le soutien à Spanghero et sa viande de cheval? C'est eux!
Etc ad nauseam...
Donc au final ce que je voudrai savoir c'est: combien des intervenants dans ces commentaires qui vont dénoncer les "ayatollahs de la bouffe", les "djihadistes verts" (n"oubliez pas les "SS du Tofu"; tant qu'à être ridicule d'extrémisme, autant y aller à fond!); bref: combien de ces soit-disant défenseur de la liberté... sont en fait des petites mains payés par l'Institut de la Viande qui sont en train de faire leur boulot de désinformation et de communication?
A réfléchir…

source http://www.liberation.fr/societe/2015/03/06/treize-raisons-de-lacher-le-steak-barbare_1215727

lundi 2 mars 2015

L'INDUSTRIE DU CUIR (1)

Les courageux vous regarderez et partagerez, pour les autres vous partagerez, pour ceux qui achète du cuir ... vous arrêterez après avoir vu ceci :

PETA et Joaquim Phoenix nous informe



S'il vous plait ! Merci !

jeudi 29 janvier 2015

Une civilisation se termine et nous devons en bâtir une nouvelle

Une civilisation se termine et nous devons en bâtir une nouvelle…

Proposé par Nrico,  à partager sans modération….

« Nous sommes pris au piège de la dynamique perverse d’une civilisation qui ne fonctionne pas si elle ne croît pas et qui, avec sa croissance, détruit les ressources naturelles qui la rendent possible. (…) Une civilisation se termine et nous devons en bâtir une nouvelle. » Et vite ! Voici le Manifeste « Le dernier appel » lancé il y a peu en Espagne.
Il y a peu en Espagne, le manifeste « Le dernier appel » a été lancé par plus de 250 chercheur-e-s, militant-e-s, syndicalistes, politiques de différents partis, etc., afin d’alerter sur l’effondrement écologique et social à venir si rien n’est fait pour y remédier.


En peu de jours, ce manifeste a reçu plus de six mille signatures et a été diffusé largement au travers des réseaux sociaux et de la presse en Espagne et bien au-delà, en anglais, en portugais, en italien, en grec, en espéranto… Le voici en français.
Les citoyennes et citoyens européens, dans leur grande majorité, pensent que la société de consommation actuelle peut « s’améliorer » dans le futur (et qu’elle devrait le faire). En même temps, une bonne partie des habitants de la planète espère se rapprocher petit à petit de nos niveaux de bien-être matériel.
Néanmoins, ces niveaux de production et de consommation ont été atteints au prix de l’épuisement des ressources naturelles et énergétiques et d’une rupture des équilibres écologiques de la Terre.

Vers un effondrement de civilisation

Rien de tout cela n’est nouveau. Les chercheur/ses et scientifiques les plus lucides tirent la sonnette d’alarme depuis le début des années 1970 : si les tendances de croissance actuelles (économique, démographique, d’utilisation des ressources, de génération de pollution et d’augmentation des inégalités) se poursuivent, le résultat le plus probable sera l’effondrement de la civilisation.
Aujourd’hui, les nouvelles indiquant que la voie de la croissance est un génocide au ralenti s’accumulent. La baisse de la disponibilité d’énergie bon marché, les scénarios catastrophiques du changement climatique et les tensions géopolitiques pour les ressources montrent que les tendances de progrès du passé s’écroulent.
Face à ce défi, ni le mantra superficiel au sujet du développement durable ni le simple fait d’adopter les technologies éco-efficaces ou ladite « économie verte » — qui dissimule la marchandisation généralisée des ressources naturelles et des services écosystémiques — ne suffisent. Les solutions technologiques censées lutter contre les nombreuses crises environnementales ou contre le déclin énergétique ne suffisent pas non plus.
De plus, la crise écologique n’est pas quelque incident isolé. Elle est essentielle et affecte bien des aspects de la société : alimentation, transport, industrie, urbanisation, conflits militaires… En fin de compte, elle concerne le fondement de notre économie et de nos vies.
Pollution au-dessus de New-York -

L’impasse

Nous sommes pris au piège de la dynamique perverse d’une civilisation qui ne fonctionne pas si elle ne croît pas et qui, avec sa croissance, détruit les ressources naturelles qui la rendent possible. Notre culture, qui idolâtre la technologie et le marché, oublie que nous sommes, fondamentalement, dépendants des écosystèmes et interdépendants.
La planète ne peut pas soutenir la société productiviste et consumériste. Nous avons besoin de bâtir une nouvelle civilisation capable d’assurer une vie dans la dignité pour une énorme population humaine (aujourd’hui, plus de 7,2 milliards de personnes), en constante croissance, qui habite un monde dont les ressources sont en déclin. Ce but ne peut être atteint que si nous changeons radicalement de mode de vie, de formes de production, de conception des villes et d’aménagement du territoire.
Et, plus que tout, il ne peut être atteint qu’au moyen de changements radicaux dans les valeurs qui orientent ces notions. Nous avons besoin d’une société axée sur la récupération de l’équilibre avec la biosphère et pour qui la recherche, la technologie, la culture, l’économie et la politique sont des moyens pour avancer vers cet objectif.
Pour y arriver, toutefois, nous aurons besoin de toute l’imagination politique, de toute la générosité morale et de toute la créativité technique dont nous disposons.

- Dessin de El Roto : « La solution à la crise est très simple : il faut juste consommer plus pour relancer l’économie et consommer moins pour ne pas bousiller la planète. » -

Une profonde rupture politique avec l’hégémonie en vigueur

Mais, pareille Grande Transformation se heurte à deux obstacles titanesques : l’inertie du mode de vie capitaliste et les intérêts des groupes privilégiés. Afin d’éviter le chaos et la barbarie vers lesquels nous nous dirigeons actuellement, nous avons besoin d’une profonde rupture politique avec l’hégémonie en vigueur et d’une économie qui soit destinée à satisfaire les besoins sociaux dans les limites imposées par la biosphère, et non pas l’augmentation du bénéfice privé.
Aujourd’hui en Espagne, l’éveil de la dignité et de la démocratie qu’a signifié le « Mouvement indigné » du 15M (depuis le printemps 2011) est en train de jeter les bases d’un processus constitutionnel qui ouvre des possibilités à d’autres formes d’organisation sociale.
Cependant, il est essentiel que les divers projets alternatifs prennent conscience des implications associées aux limites de la croissance. Ainsi, doivent-ils proposer des changements beaucoup plus audacieux. La crise de régime et la crise économique ne pourront être surmontées qu’en même temps que le sera la crise écologique.
Dans ce sens, les anciennes politiques fondées sur les recettes du capitalisme keynésien sont loin d’être suffisantes. Ces politiques nous ont amenés, dans les décennies qui suivirent la 2e guerre mondiale, à un cycle d’expansion qui nous a conduits au bord des limites de notre planète.
Un nouveau cycle d’expansion n’est pas envisageable : il n’existe ni la base matérielle, ni l’espace écologique, ni les ressources naturelles qui le permettraient.
– Naufrage d’un pétrolier -

Le siècle le plus déterminant de l’histoire de l’Humanité

Le 21e siècle sera le siècle le plus déterminant de l’histoire de l’Humanité. Il sera une épreuve remarquable pour toutes les cultures et les sociétés, voire, pour l’espèce dans son ensemble. Une épreuve qui décidera de la continuité de notre présence sur la terre et de la possibilité de qualifier d’« humaine » la vie que nous organiserons à l’avenir.
Nous sommes confrontés au défi d’une transformation dont le calibre est analogue aux grands événements historiques tels que la révolution néolithique ou la révolution industrielle.
Mais, attention : la fenêtre d’opportunité est en train de se refermer. Certes, il existe dans le monde entier de nombreux mouvements de résistance qui poursuivent la justice environnementale (l’organisation « Global Witness » a enregistré près d’un millier d’écologistes morts au cours des dix dernières années, au cours de leur lutte contre des projets miniers ou pétroliers, alors qu’ils défendaient leurs terres et leurs eaux).
Logo de Ultima Llamada (le dernier appel)

Une civilisation se termine et nous devons en bâtir une nouvelle

Mais nous disposons de cinq ans tout au plus pour établir un débat large et transversal sur les limites de la croissance et pour bâtir démocratiquement des alternatives écologiques et énergétiques qui soient tout à la fois rigoureuses et viables. Nous devrions être en mesure de convaincre de grandes majorités en faveur d’un changement de modèle économique, énergétique, social et culturel.
Outre la lutte contre les injustices causées par l’exercice de la domination et de l’accumulation de la richesse, nous parlons d’un modèle qui prenne en compte la réalité, qui fasse la paix avec la nature et qui rende possible le « vivre bien » dans les limites écologiques de la Terre.
Une civilisation se termine et nous devons en bâtir une nouvelle. Ne rien faire ou en faire trop peu nous mènera directement à l’effondrement social, économique et écologique. Mais si nous commençons aujourd’hui, nous pouvons encore être les protagonistes d’une société solidaire, démocratique et en paix avec la planète.
Source : Le Dernier Appel (Ultima Llamada), vu sur Reporterre.net et
relayé par archivesmillenairesmondiales
Voir aussi:
« Pour changer la société, il faut raconter une nouvelle histoire »

COUP D'ETAT EN SUEDE

Coup d’État en Suède ?

Publié le dans Europe
Par Pascal Titeux.
Stefan Lofven credits Socialdemokraterna (licence creative commons)
Stefan Löfven, Premier ministre de Suède.

La nouvelle n’a pas fait la « une » des médias, et c’est pourtant un des événements les plus inquiétants de ce début de siècle. Le dernier masque de la démocratie représentative, dans sa version postmoderne et corrompue, vient en effet de tomber.
Cela ne surprendra pas les libéraux, qui savent à quel point l’étatisme électif peut se rapprocher à pas de loup des « vraies » dictatures, et de quoi il est capable lorsqu’il se sent menacé de perdre ses prébendes. On le voit déjà montrer les crocs, à grand renfort d’HADOPI, LPM et autres mesures « anti-terroristes ». Mais en Suède il vient de mordre pour de bon, et saigner peut-être à mort une démocratie déjà bien abîmée par le très politiquement correct « modèle suédois ».
Les faits sont simples dans leur crudité cynique. Les dernières élections ont vu surgir un parti disons atypique, le mot « populiste » étant, en Suède comme ailleurs, un mot dépourvu de sens (tous les partis courtisent le peuple !). Avec ses 12%, le SD ne pouvait qu’être un parti d’opposition, mais lorsqu’un autre s’est joint à lui pour rejeter le budget, le gouvernement a été mis en minorité, et son budget invalidé : situation classique de « crise gouvernementale ». Dans toute démocratie, cela entraîne la démission du gouvernement, et chez nous ce serait un des cas où la dissolution s’imposerait. C’est si évident que dans un premier temps, le chef du gouvernement suédois, Stefan Löfven, a décidé, et annoncé pour le 22 mars 2015, la tenue de nouvelles élections.
Jusqu’ici tout va bien, me direz-vous, le peuple va trancher.
Mais voilà : les sondages se sont mis à dessiner une forte hausse du SD, l’amenant à des niveaux tels que ni l’alliance socialistes-verts, ni le centre-droit, ne puissent espérer gouverner. Craignant de perdre, avec leurs dernières plumes, les places qu’ils occupaient chacun leur tour dans une aimable alternance, ces partis ont décidé de se répartir les postes non plus alternativement mais simultanément, et pour toujours. En tout cas jusqu’en 2022, première date de révision de leur accord.
Le coup d’État
Stefan Löfven vient donc de revenir sur sa décision : les élections prévues pour 2015 n’auront pas lieu, et le résultat de celles de 2019 est d’avance neutralisé puisque l’entente des sortants, ou plutôt de ceux qui ne veulent pas sortir, est organisée jusqu’en 2022. La Suède aura donc la « chance » d’être la première démocratie du monde à connaître la composition de son gouvernement avant les élections, et à savoir qu’il restera en place indépendamment de leur résultat. C’est sûr que ça renouvelle le concept de démocratie, tellement même qu’il faudrait trouver un nouveau nom.
Mais ce nom existe déjà : comment nomme-t-on un événement où les élections annoncées sont brutalement reportées, le pouvoir annonçant que de toute façon il restera en fonction quel qu’en soit le résultat ? Bien sûr, cela n’a pas été proclamé sur fond d’hymne national par un colonel dont la garde prétorienne vient de s’emparer de la télévision : la Suède n’est pas une république bananière. C’est du moins ce que les naïfs croyaient jusqu’ici. Car si la Junte est habillée en civil, et que le parlement fait partie de la farce, c’est quand-même, très exactement, ce qu’on nomme un coup d’État. C’est d’ailleurs ainsi qu’il est vécu de l’intérieur (cf. I.Carlqvist et L. Hedegaard) :
« L’accord de décembre peut valablement être décrit comme un coup d’État en douceur, qui engage la Suède sur la route de l’autodestruction.
En apparence, les institutions démocratiques de la Suède semblent intactes, mais à partir de maintenant elles ne sont plus qu’une coquille vide. L’accord de décembre organise ce qu’on pourrait définir comme un système parlementaire à deux faces. Le parlement officiel reste en place, mais dans l’ombre se tapit le parlement réel, constitué des chefs des sept partis du spectre politique traditionnel. Cette officine d’arrière-cour mène ses délibérations en secret, à l’abri de tout regard public. De temps à autre, elle présentera ses décisions au parlement, où la ratification ne sera qu’une formalité.
Le nouveau système peut aussi être décrit comme une « dictature consensuelle ». Quel qu’il soit, celui qui gouvernera dans les huit prochaines années aura dans la réalité des pouvoirs de type dictatorial : ses budgets, fondements de toute politique, disposent d’avance d’une garantie d’approbation. En plus du budget, les partis de l’union ont annoncé qu’ils rechercheraient l’unanimité sur les questions de défense, sécurité, pensions et énergie. »
Indifférence générale ou complicité ?
Si cela s’était passé dans n’importe quelle Ukraine ou Zimbabwe ordinaire, la levée de boucliers aurait été unanime. Pas cette fois : à l’exception d’un bref article dans Valeurs Actuelles, aucun « Indignez-vous ! » vengeur. Pire : un « grand journal du soir », le même qui avait applaudi l’entrée des Khmers Rouges dans Phnom-Penh (décidément, on ne se refait pas), n’en a parlé que pour en faire un modèle : « Une fois de plus, la Suède donne l’exemple. Confrontés à la perspective d’une crise politique prolongée, les partis politiques traditionnels, de gauche à droite, ont décidé de s’unir pour permettre au gouvernement de fonctionner en neutralisant la capacité de nuisance parlementaire du parti populiste. » On admirera incidemment un des plus beaux exemples de langue de bois jamais énoncés dans la presse française. Des élus d’opposition qui votent contre le gouvernement, rejettent ses projets de loi, déposent des amendements, bref, des opposants qui s’opposent ? De la « nuisance parlementaire ». Vite, le parti unique, seule garantie d’un parlement sans nuisance !
La question n’est pas celle des programmes des uns ou des autres ; elle est celle de l’honnêteté de ceux qui s’affirment démocrates, pour aussitôt s’accorder sur la neutralisation des votes qui ne leur conviennent pas. On est démocrate ou on ne l’est pas, le concept ne se divise pas plus que celui de liberté.
On justifie parfois les « exceptions » en ressortant la vieille fable : « Hitler a été élu démocratiquement, donc il y a des limites à la démocratie ». C’est historiquement faux, chacun le sait, mais finalement cela aide à mieux voir la connivence entre le fascisme et la démocratie « avec limites ». Car si Hitler n’a jamais eu de majorité dans un cadre pluraliste, la manière dont il s’est imposé est typique : il était minoritaire lorsque Hindenburg l’a nommé chancelier, dans un gouvernement « d’union nationale » où ne siégeaient de son parti que deux autres ministres. Saisissant leur chance, les nazis ont très vite organisé un changement des règles du jeu qui les rendrait aussi indéboulonnables que nos malins Suédois. Même ainsi, après que l’incendie du Reichstag leur eut donné prétexte à supprimer toutes les conditions d’un débat démocratique, ils n’ont cependant atteint que 43,9 %. Hitler n’a donc jamais représenté démocratiquement le peuple allemand (dont on peut critiquer la passivité, mais c’est un autre sujet). Son arrivée au pouvoir n’est pas la preuve d’une « faille » de la démocratie mais le résultat d’une de ces manœuvres de couloirs qu’on habille du joli nom de gouvernement d’union, négation même des choix différenciés de l’électorat. Les grands partis suédois ne font pas autre chose aujourd’hui, tout en jouant la vertu outragée, car désormais le totalitarisme est pleurnichard. À la naissance…
La menace se rapproche
Selon le traditionnel clin d’œil, « Toute ressemblance avec une situation française …», etc. Mais la plaisanterie ne fait pas vraiment rire : le fait est que cette histoire suédoise valide pour de bon, avec une variante mais l’essentiel y est, l’intuition de Michel Houellebecq. Qu’on n’aime ou pas ses thèmes et son style, cette sorte d’empathie sociale, cette aptitude à percevoir l’état du monde qui l’entoure, font de lui un prophète qui en vaut bien d’autres (aïe, blasphème !). Nous avons peu de temps devant nous pour en tirer les leçons.
Le premier enseignement du coup d’État suédois comme du scénario de M. Houellebecq, c’est que les nobles envolées sur la démocratie, les valeurs républicaines, etc., explosent en un quart de seconde lorsque la caste au pouvoir se sent menacée. Le deuxième est que, contre cela, il n’y a aucune défense par le vote : le putsch se fait discrètement, en une nuit de négociations secrètes, et ensuite il est trop tard. Sauf à prendre les armes, ce qui nous amène à la troisième leçon : la seule solution pacifique est préventive et libérale : réduction maximale des pouvoirs de l’État. Au moins les dégâts seront-ils limités si les larrons de la foire aux voix s’entendent, et gageons qu’ils ne se gêneront pas plus ici qu’en Suède.
Évidemment, le réalisme impose de songer au sevrage progressif des hommes de l’État, que la drogue du pouvoir rend dangereux, surtout à l’approche de l’état de manque. Au fond, c’est une sorte d’assurance-vie que les politiciens suédois ont cherché à se procurer. Mais le moyen qu’ils ont choisi, le coup d’État, fondé sur un déni de réalité et donc gros de catastrophes futures, est celui qui finit toujours mal. Il y aurait un autre moyen, plus élégant : en échange de son renoncement à s’occuper de nos vies, garantir une forme d’existence rémunérée à la classe politique, même lorsqu’elle ne représentera plus rien (j’écris au futur pour ne blesser personne).
Ce ne serait pas une mauvaise affaire : un économiste plein d’humour mais plus sérieux qu’il n’y paraît a récemment montré que payer les plus inutiles des agents de l’État en leur demandant de rester chez eux aurait un bilan positif, sachant bien sûr qu’on n’en recruterait pas de nouveaux, et qu’il s’agirait d’une forme d’extinction en douceur. Car un emploi inutile mais inactif ne coûte que son salaire, tandis qu’un parasite actif coûte en supplément les dégâts qu’il fait tous les jours. C’est dire le gain potentiel dans le cas d’un gouvernement…
C’est une piste à creuser, je vous la livre pour détendre un peu l’atmosphère pré-dictatoriale qui doucement se met en place. Une bouffée d’optimisme, avant la lutte qui s’annonce difficile mais qui n’est pas encore perdue : la démocratie en Suède vient de mourir, la lucidité de Michel Houellebecq est assez pessimiste, mais je m’efforce de croire, pour le temps qui nous reste, qu’un diagnostic lucide est la première phase d’un traitement réussi. Encore faut-il que le patient sorte du sommeil. Réveillons-nous, la Suède n’est pas loin.

Pascal Titeux